Nucelle
Tissu central de l'ovule, celui qui contient et nourrit le sac embryonnaire où se trouve la cellule qui deviendra l'embryon
Nucelle : Tissu central de l’ovule, celui qui contient et nourrit le sac embryonnaire où se trouve la cellule qui deviendra l’embryon. C’est la partie la plus ancienne de l’ovule, celle autour de laquelle tout le reste se construit : les téguments se forment sur ses bords et finissent par l’envelopper, en laissant une petite ouverture appelée micropyle par où le tube pollinique entrera. Le mot est masculin, on dit le nucelle.
Sa place dans l’ovule
L’ovule est un petit sac accroché à l’intérieur de l’ovaire. En partant du centre vers l’extérieur, on trouve d’abord le sac embryonnaire, puis le nucelle qui l’entoure, puis les téguments qui referment l’ensemble.
C’est le nucelle qui apparaît en premier, sous forme d’un petit renflement sur la paroi de l’ovaire. Les téguments viennent après, en poussant depuis sa base et en remontant tout autour, comme un col qui se refermerait. Ils s’arrêtent avant de se rejoindre complètement, et c’est cette ouverture laissée libre qui servira de porte d’entrée au pollen.
Ce qu’il devient
Le nucelle nourrit le sac embryonnaire pendant toute la formation de la graine. Puis il se fait manger.
Une fois la fécondation faite, l’albumen se développe et prend toute la place. Le nucelle est absorbé au fur et à mesure, et chez la plupart de nos plantes potagères il ne reste plus rien de lui dans la graine mûre. C’est un tissu de chantier, pas un tissu de stockage : il sert pendant la construction et il disparaît quand elle est finie.
Chez certaines espèces il subsiste quand même. On l’appelle alors le périsperme, et il sert de réserve au même titre que l’albumen. C’est le cas de la betterave, de la blette, de l’épinard, du poivre et du café.
coupe d’un ovule, on voit le nucelle et les téguments qui l’entourent
Ce qu’il devient aussi, parfois
Le nucelle peut fabriquer un embryon tout seul, sans fécondation. Des cellules ordinaires se mettent à se diviser et donnent un embryon supplémentaire, génétiquement identique à la plante mère.
C’est une des formes d’apomixie, et c’est courant chez les agrumes. Une graine de citronnier ou de mandarinier contient souvent plusieurs embryons : un issu de la fécondation, et les autres sortis du nucelle. Ce qui explique qu’un semis d’agrume donne fréquemment des plants identiques au pied mère, alors qu’on s’attendrait à de la variabilité.
Exemple concret : ouvrez un pépin de citron. Il vous arrivera d’y trouver deux ou trois petites plantules au lieu d’une seule, parfois de tailles différentes. Semez-en une poignée et vous verrez plusieurs pots sortir deux ou trois tiges. Ces embryons en trop viennent du nucelle.
À ne pas confondre : le nucelle est un tissu de l’ovule, donc de la plante mère. L’albumen, lui, se forme après la fécondation. Les deux nourrissent l’embryon, mais pas au même moment ni avec la même origine.
Aussi appelé : nucelles, nucellus, nucellaire
