Graines biologiques de
Tomate Précoce de Quimper
Solanum lycopersicum
La tomate « Précoce de Quimper » est une variété bien précoce, réputée originaire du Finistère, au feuillage de pomme de terre. Elle donne de petits fruits rouges et ronds de 40 à 80 g, à la chair juteuse et légèrement acidulée. Adaptée aux étés frais et aux saisons courtes, elle est une des premières tomates à mûrir au potager.
Fiche technique
| Nom commun | Tomate |
|---|---|
| Nom vernaculaire | Précoce de Quimper |
| Famille botanique | Solanacée/ Solanée |
| Nom latin | Solanum lycopersicum |
| Variété | Précoce de Quimper |
| Origine géographique | Originaire du Finistère pour certains et de Tchéquie pour d'autres |
| Nb graines par gramme | Environ 500 graines par gramme |
| Poids du fruit | de 40g à 80g |
| Nb fruits par pied | environ 30 fruits par pied parfois plus |
| Durée de conservation des semences | jusqu'à 8 ans |
| Port de la plante | indeterminé |
| Feuillage | Feillage de pomme de terre |
| Poids du sachet | 25 graines |
| Cycle végétal | Plante annuelle |
| Précocité | Tomate précoce |
| Température de germination | 18°C à 20°C |
| Temps de germination | De 10 jours à 2 semaines |
À propos de Tomate Précoce de Quimper
Description
La tomate “Précoce de Quimper” donne de petites tomates rouges et rondes, de 4 à 5 cm de diamètre. Elles pèsent de 40 à 80 g. La chair est juteuse, légèrement acidulée. Les fruits viennent en grappes sur une plante au feuillage de pomme de terre.
Son port est indéterminé, la tige continue de pousser et de fleurir jusqu’à la fin de saison. La plante reste pourtant assez compacte, autour de 1,50 m. Elle est bien productive, car les récoltes commencent tôt et continuent tout au long de la saison. Pour une variété précoce, son goût est plutôt agréable, ses arômes ne sont pas sophistiqués mais plutôt passe-partout. On est bien content de se faire des salades de tomates en début de saison, et c’est une bonne candidate pour faire des coulis et des sauces.
Comment cultiver la Précoce de Quimper
La tomate se cultive chez nous comme une plante annuelle. Elle craint le froid et demande un semis au chaud, mais la Précoce de Quimper est réputée s’adapter aux étés frais et aux saisons courtes.
- Comment et quand semer la tomate : semez de février à avril, en godet, idéalement dans une serre ou derrière les carreaux, environ cinq semaines avant la date de plantation. Enterrez les graines pas trop profondément. La germination se fait bien entre 16 et 20 °C, elle est plus rapide vers 27 °C. Et au-delà de 35 °C, les graines ne germent plus. La levée prend de 5 à 14 jours, et jusqu’à trois semaines dans un terreau trop froid.
- Comment repiquer et planter la tomate : repiquez les plantules en godets lorsqu’elles ont quatre vraies feuilles. Mettez en place après les dernières gelées, avec la motte entière. Enterrez la tige jusqu’aux premières feuilles. Laissez au moins 50 cm entre les pieds et de 90 cm à 1,50 m entre les rangs, puis arrosez copieusement.
- Type de sol et exposition : plein soleil, dans un sol riche, bien drainé et réchauffé. La tomate n’est pas rustique : au-dessous de 10 °C pendant la floraison, les fleurs nouent mal ; la nouaison est la meilleure entre 18 et 26 °C.
- Conseils de culture : le port de la Précoce de Quimper est indéterminé, la tige principale continue de pousser et de former des fleurs jusqu’en fin de saison. Elle a un port assez compact, autour de 1,50 m, mais mettre un tuteur reste nécessaire. Tenez votre sol couvert en paillant un maximum pour limiter les arrosages.
- Comment et quand récolter la tomate : la Précoce de Quimper donne ses premiers fruits mûrs 50 à 60 jours après la plantation. La récolte débute fin juin et s’étale sur toute la saison.
- Cultiver la tomate Précoce de Quimper en pot : sa petite taille permet de la cultiver en grand pot. Il faudra trouver de bons gros pots et lui fournir un terreau de bonne qualité et bien riche. Mettez de la terre du jardin à parts égales et pensez à bien laisser sécher la surface de votre terre avant d’arroser.
- Maladies et petites bêtes : le mildiou (Phytophthora infestans) est le premier ennemi de la tomate. Cet oomycète, un micro-organisme longtemps classé parmi les champignons, aime les nuits fraîches, les journées douces et une humidité de l’air d’au moins 90 %. Deux heures de feuillage mouillé suffisent à l’infection, et les premières taches apparaissent 4 à 7 jours plus tard. Évitez de mouiller les feuilles lorsqu’il fait trop frais. La nécrose apicale, ou cul noir, n’est pas une maladie : c’est un manque de calcium au bout du fruit, causé par un arrosage irrégulier, la chaleur sèche ou des racines abîmées.
Origine et histoire de la Précoce de Quimper
Les origines de cette tomate restent assez floues… Elle est souvent présentée comme originaire du Finistère, son nom en est une bonne preuve ! Mais il n’y a aucune trace d’elle dans les anciens catalogues, et certaines discussions sur les sites et forums de collectionneurs de tomates prétendent qu’il pourrait s’agir de la variété Stupice, qui, elle, est une variété originaire de Prague, en Tchéquie. Elle aurait été importée et cultivée en Bretagne, puis les jardiniers se la seraient appropriée et l’auraient renommée.
Pour notre part, nous avons déjà cultivé la variété Stupice, et c’est vrai que les deux ont un port et un feuillage identiques, mais nous avions remarqué un goût particulièrement fin et délicat que nous ne retrouvons pas sur la Précoce de Quimper. Et nous avons remarqué aussi que la production de la Précoce de Quimper est bien plus importante.
La petite histoire de la tomate
Le premier Européen à décrire la tomate est le médecin italien Pietro Andrea Mattioli, en 1544. Il la range près de l’aubergine et parle d’un fruit doré, côtelé. Dans son édition latine de 1554, il l’appelle « pomi d’oro » en italien et « mala aurea » en latin, les pommes d’or.
Le plus ancien échantillon d’herbier connu a été réalisé par le naturaliste Ulisse Aldrovandi à Bologne, vers 1551. Un autre herbier italien, l’herbier En Tibi, réalisé vers 1558, garde les restes du plus ancien fruit mûr conservé. Son ADN, en partie récupéré, montre une plante déjà domestiquée, proche de variétés anciennes du Mexique et du Pérou. Ces premières tomates européennes étaient déjà très variées : fleurs simples ou doubles, fruits ronds ou côtelés, rouges, jaunes ou dorés.
Origine de son nom savant : Solanum lycopersicum
- Solanum : nom latin employé d’abord par Pline l’Ancien, au Ier siècle, sans doute pour la morelle noire. Son origine est incertaine. On le rapproche de sol, « soleil », ou de solamen, « réconfort », pour les effets apaisants prêtés à la plante : ce sont deux hypothèses.
- lycopersicum : du grec lykopersikon, « pêche de loup ». Le botaniste français Joseph Pitton de Tournefort donne ce nom de genre aux tomates cultivées en 1694. Carl von Linné les range en 1753 dans le genre Solanum, sous le nom Solanum lycopersicum. L’Anglais Philip Miller rétablit le genre Lycopersicon en 1754, puis les botanistes alternent entre les deux noms. Les analyses d’ADN ont tranché pour Solanum, où la tomate voisine avec la pomme de terre.
- Tomate : de l’espagnol tomate, lui-même tiré du nahuatl, la langue des Aztèques, tomatl.
Méthode de culture
- En mars, semez vos graines au chaud et à l’abri du gel. Maintenez votre terreau humide et assurez-vous que vos plantules reçoivent beaucoup de lumière.
- En avril, laissez pousser vos plantes en godets. Et pensez bien à l’arrosage car au printemps dans une serre, un coup de chaud est vite arrivé!
- En mai, vous pouvez les replanter au jardin. Assurez-vous qu’il n’y ait plus de risque de gelée!
- Pensez à bien pailler afin de limiter les arrosages.
- Et à la belle saison, profitez de vos récoltes et cueillez d’excellents légumes, ou faites de magnifiques bouquets de fleurs et de feuilles!
Vertus médicinales
Les bonnes vertus de la tomate
- Composition nutritionnelle : la tomate crue contient environ 94,5 % d’eau et apporte à peine 16 kcal pour 100 g. Elle fournit de la vitamine C (14 mg pour 100 g), du potassium, des fibres et du bêta-carotène. Sa couleur rouge vient du lycopène, un pigment de la famille des caroténoïdes. Ces valeurs sont des moyennes et varient selon la variété.
- Les tomates, c’est bon : manger de bonnes choses rend heureux, et quand on est heureux les soucis s’en vont, et lorsqu’on n’a pas de soucis, c’est vachement bien ! Donc mangez des tomates pour être heureux !
Récolter les semences
Comment faire ses graines de tomate (Solanum lycopersicum)
- Floraison et cycle de vie : la tomate (Solanum lycopersicum) se cultive comme une plante annuelle. La Précoce de Quimper commence sa floraison assez tôt dans la saison, souvent aux alentours de début juin selon l’emplacement des jardins.
- Mode de reproduction : les fleurs sont hermaphrodites et autofertiles, la tomate est donc surtout autogame : chaque fleur se féconde avec son propre pollen. Le stigmate devient réceptif 24 à 48 heures avant que les anthères libèrent leur pollen, et c’est pendant ce court moment qu’un pollen étranger peut arriver.
- Pollinisateurs et insectes visiteurs : les abeilles et les bourdons visitent les fleurs de tomate et peuvent transporter du pollen d’une variété à l’autre.
- Risques d’hybridation : la tomate se croise avec les autres variétés de tomate. Les croisements restent rares en climat tempéré et deviennent plus fréquents en climat chaud. Les variétés anciennes à feuillage de pomme de terre, comme la Précoce de Quimper, ont souvent un style (la partie femelle de la fleur) qui dépasse du cône des étamines : le stigmate est alors plus exposé aux insectes, et le risque de croisement plus grand.
- Distance d’isolement : comptez 3 m entre variétés à style court et de 9 à 12 m entre variétés à style long, ce qui est souvent le cas de cette variété. Un voile anti-insectes posé sur les plants avant la floraison remplace l’isolement.
Récolte des graines de tomate
Les graines se récoltent dans les fruits bien mûrs, de juin à octobre. Le fruit de la tomate est une grosse baie, et chaque graine y est entourée d’une enveloppe gélatineuse qui l’empêche de germer.
Pour la récolte, il faut :
- Sélectionner les porte-graines : choisissez des pieds sains, vigoureux et fidèles à la variété. Écartez les plants malades et les fruits abîmés.
- Choisir les fruits : ne prenez pas les premiers fruits, car souvent les premières fleurs sont difformes, préférez les fruits à partir du deuxième bouquet. Là aussi, sélectionnez : si une plante produit des fruits différents du type, ne les récoltez pas. Choisissez de beaux fruits bien mûrs et qui ressemblent au type !
- Récolter : coupez les fruits en deux et pressez les graines et leur jus dans un bocal en verre.
- Fermenter : laissez fermenter 2 à 3 jours entre 24 et 27 °C, en remuant deux ou trois fois par jour. La fermentation détruit l’enveloppe gélatineuse. Au-delà de 27 °C, une partie des graines perd sa faculté germinative.
- Nettoyer : rincez à grande eau, trois à six fois, jusqu’à ce que l’eau soit claire.
- Sécher : étalez les graines en couche fine, sur un filtre à café par exemple, à l’ombre et sans chaleur. Laissez-les finir de sécher trois à quatre semaines avant de les stocker.
Conservez les graines au sec, au frais et à l’abri de la lumière : elles gardent leur faculté germinative jusqu’à 8 ans si elles sont correctement stockées. N’oubliez pas de noter le nom de la variété ainsi que son année de récolte avant de stocker vos sachets.





