Androdioïque
Se dit d'une espèce où certains pieds ne portent que des fleurs mâles, tandis que les autres portent des fleurs hermaphrodites.
Androdioïque : Se dit d’une espèce où certains pieds ne portent que des fleurs mâles, tandis que les autres portent des fleurs hermaphrodites. Il n’y a donc pas de pieds femelles : ceux qui font les graines sont les hermaphrodites, et les pieds mâles ne servent qu’à fournir du pollen. C’est l’inverse exact de la gynodioécie, où l’on trouve des pieds femelles à côté des hermaphrodites.
Un système très rare
C’est le système sexuel le plus rare du monde végétal, quelques dizaines d’espèces seulement.
La raison est mathématique. Un pied mâle ne produit pas de graines, donc pour survivre dans la population il doit fournir au moins deux fois plus de pollen efficace qu’un pied hermaphrodite. Sinon il disparaît. La condition est difficile à remplir, ce qui explique que ce système apparaisse rarement et se maintienne mal.
À l’inverse, un pied femelle a la partie plus facile : il n’a plus à fabriquer de pollen et peut mettre toute son énergie dans ses graines. C’est pour ça que la gynodioécie est fréquente et l’androdioécie exceptionnelle.
Quelques exemples
La mercuriale annuelle (Mercurialis annua), le frêne à fleurs (Fraxinus ornus), Datisca glomerata. Quelques populations de saxifrage et de Schizopepon.
Le plus souvent, l’androdioécie est une étape de passage : une espèce dioïque qui revient vers l’hermaphrodisme, ou l’inverse. Elle s’observe rarement à l’état stable.
À ne pas confondre : chez la courge, le concombre et le melon, vous voyez sur un même pied des fleurs mâles qui ne feront jamais de fruit et des fleurs femelles qui en feront. Ça n’a rien d’androdioïque, tout est sur le même pied. C’est de la monoécie, et c’est la situation la plus courante au potager.
Le thym n’est pas androdioïque non plus, il est gynodioïque.
Aussi appelé : androdioïques, androdioécie, androdioïcie
