Trioïque
Se dit d'une espèce où coexistent trois sortes de pieds : des mâles, des femelles et des hermaphrodites. Chaque pied ne porte qu'un seul type de fleurs
Trioïque : Se dit d’une espèce où coexistent trois sortes de pieds : des mâles, des femelles et des hermaphrodites. Chaque pied ne porte qu’un seul type de fleurs, et c’est bien le pied qui est mâle, femelle ou hermaphrodite, pas la fleur. On parle aussi de trioécie, ou de polygamie dioïque.
Encore plus rare que l’androdioécie
C’est le système sexuel le plus rare et le moins stable qui soit. On le trouve chez Opuntia robusta, chez Coccinia grandis, chez quelques Fraxinus et chez une poignée d’autres espèces.
Il ne dure généralement pas. C’est presque toujours une situation de passage entre l’hermaphrodisme et la dioécie, observée à un moment donné de l’évolution d’une espèce. Selon les années et les conditions, les proportions des trois types bougent, et souvent l’un des trois finit par disparaître.
Ce qui complique le comptage
Chez plusieurs espèces dites trioïques, la sexualité d’un pied n’est pas complètement fixée. Un pied peut fonctionner en mâle une année et produire quelques fruits l’année suivante, selon sa vigueur et ses réserves. C’est pour cette raison que les botanistes ne s’accordent pas toujours sur la liste des espèces trioïques : ça dépend du moment où on regarde.
À ne pas confondre : un seul pied qui porterait à la fois des fleurs mâles, femelles et hermaphrodites, ce n’est pas de la trioécie. C’est de la trimonoécie, et c’est ce qu’on observe chez certains érables. La différence tient à un point unique : chez une espèce trioïque, les trois types sont sur trois pieds séparés.
Le raifort n’est pas trioïque. Ses fleurs sont hermaphrodites et il est le plus souvent stérile, ce qui explique qu’on le multiplie par morceaux de racine et jamais par graines.
Aussi appelé : trioïques, trioécie, polygamie dioïque
