Évapotranspiration

Quantité totale d'eau qui part du sol vers l'atmosphère. D'un côté l'eau qui s'échappe directement de la surface du sol. De l'autre la transpiration des plantes elles mêmes

Évapotranspiration : Quantité totale d’eau qui part du sol vers l’atmosphère, en additionnant deux phénomènes. D’un côté l’évaporation, l’eau qui s’échappe directement de la surface du sol. De l’autre la transpiration, l’eau que les plantes puisent dans le sol et rejettent par leurs feuilles. On les regroupe parce qu’en pratique on ne sait pas les séparer sur le terrain, et parce que ce qui compte pour le jardinier, c’est le total.

La part des plantes est la plus grosse

Sur une parcelle couverte de végétation, l’essentiel de l’eau qui s’en va passe par les plantes, pas par le sol nu.

Et les quantités sont considérables. Un plant de tomate adulte en pleine production fait passer un à deux litres d’eau par jour en été. Un grand arbre, plusieurs centaines de litres par journée chaude. Cette eau ne sert pas à la plante, elle ne fait que la traverser : moins de 1 % est réellement utilisée pour fabriquer de la matière, tout le reste s’évapore.

Pourquoi elles en perdent autant

Parce qu’elles n’ont pas le choix. Pour capter le gaz carbonique de l’air, il faut ouvrir les stomates. Et dès qu’ils sont ouverts, la vapeur d’eau sort. Impossible de faire entrer l’un sans laisser sortir l’autre.

Une plante passe donc sa journée à arbitrer entre pousser et se dessécher. Quand la chaleur devient trop forte, elle ferme, ce qui stoppe la perte d’eau mais stoppe aussi la photosynthèse.

Cette transpiration a quand même deux usages. Elle refroidit la feuille, exactement comme la transpiration nous refroidit : une feuille au soleil qui transpire peut être plusieurs degrés plus fraîche que l’air. Et c’est elle qui fait monter la sève brute, en tirant sur la colonne d’eau depuis les feuilles jusqu’aux racines.

Ce qui la fait grimper

Quatre facteurs, dans cet ordre d’importance.

Le rayonnement solaire d’abord, c’est lui qui fournit l’énergie nécessaire pour évaporer l’eau. Une journée couverte, même chaude, évapore beaucoup moins qu’une journée de grand soleil.

L’air sec ensuite. Plus l’air est sec, plus il tire l’eau des feuilles. C’est ce qui rend une journée à 30 °C avec un air très sec bien plus éprouvante pour les plantes qu’une journée à 32 °C avec de l’humidité.

Le vent. Il balaie l’air humide qui stagne autour des feuilles et le remplace par de l’air sec, ce qui relance la perte en permanence. Un jour de mistral peut assécher davantage qu’un jour de canicule sans vent.

Et la température, qui compte, mais moins que les trois autres.

À ne pas confondre : la transpiration est le fait de la plante, l’évaporation est le fait du sol et des surfaces mouillées. L’évapotranspiration est la somme des deux, mesurée à l’échelle d’une parcelle.

Voir aussi les fiches Stomate et Stress abiotique.

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