Panier
Pour 10 sachets commandés,
le 11e ajouté est offert !

Frais d’envoi minimum de 2€ puis 40cts par sachet suivant.

Glossaire des termes compliqués

Acide abscissique
Acide abscissique
Acide abscissique?
  • Acide abscissique? (ABA) : Hormone végétale (phytohormone) qui joue un rôle majeur dans la dormance des graines et leur résistance au stress. Dans les graines, l’acide abscissique? empêche la germination prématurée en bloquant la croissance de l’embryon, même lorsque les conditions extérieures semblent favorables (eau, température).

Rôle principal :

  • Maintien de la dormance : L’ABA maintient la graine en état de "sommeil" et empêche qu’elle germe trop tôt (par exemple sur le plant mère ou pendant l’hiver)
  • Protection contre le stress : Il aide la graine à résister à la sécheresse et aux conditions défavorables

Lors de la germination, le taux d’acide abscissique? dans la graine diminue naturellement, ce qui permet à d’autres hormones (comme les gibbérellines?) de stimuler la croissance de l’embryon. Certains traitements (stratification? à froid, trempage) aident à réduire le niveau d’ABA et à lever la dormance.

agamospermie
  • Agamospermie? : Processus de reproduction asexuée par lequel certaines plantes produisent des graines sans fécondation, sans intervention de gamètes mâles et femelles, et sans méiose. Il s’agit d’une forme d’apomixie? (reproduction asexuée) où l’embryon contenu dans la graine est génétiquement identique au parent maternel – une copie conforme, un clone.



Caractéristiques
 :

  • Les embryons se développent directement à partir de cellules de la plante mère, sans nécessiter l’union de gamètes
  • ​Parfois, une pollinisation peut être nécessaire comme simple déclencheur (pseudogamie), mais elle ne contribue pas à la génétique de l’embryon
  • ​Les organismes qui en résultent sont génétiquement identiques à la plante mère

Avantage : colonisation plus rapide et efficace de nouveaux milieux grâce à la dissémination des graines, sans besoin d’un partenaire de reproduction

Types d’agamospermie? :

  • Agamospermie? sporophytique : l’embryon se développe par mitose de cellules somatiques (par exemple, chez les agrumes Citrus, on trouve plusieurs embryons par graine, certains sexuels, d’autres asexuels)
  • ​Agamospermie? gamétophytique : subdivisée en aposporie (développement du sac embryonnaire à partir de cellules somatiques du sporophyte) et diplosporie (développement à partir de la cellule germinale modifiée)

Familles et exemples : L’agamospermie? est connue dans au moins 34 familles : Rosaceae (Alchémille, Ronce), Asteraceae (Taraxacum, Hieracium), Poaceae (Pâturin), Orchidaceae, Cactaceae (Opuntia), ainsi que certaines Liliacées. Chez les agrumes comme le citronnier, on observe une polyembryonnie où plusieurs embryons se développent dans une même graine.

La photo montre un pied de potentille dorée une petite plante aux fleurs jaunes
Potentille dorée
​Certaines plantes comme la Potentille dorée (Potentilla aurea) produisent des graines sans qu’aucun ovule ne soit fécondé, la graine contient un embryon identique à la plante mère
Akène
  • Akène? : Fruit sec et indéhiscent (ne s’ouvre pas) contenant une seule graine. L’akène? est caractérisé par son tégument? (peau du fruit) qui est fusionné avec la graine à l’intérieur, formant un seul bloc. Contrairement à la capsule qui contient plusieurs graines, l’akène? ne contient qu’une graine unique.

    Caractéristiques :
  • Monosperme : une seule graine
  • Indéhiscent : ne s’ouvre pas naturellement
  • Tégument? fusionné : la paroi du fruit adhère à la graine
    des akenes de differentes fleurs
    akenes
    A : Tournesol (Helianthus annuus)
    B : Œillet d’Inde (Tagetes patula)
    C : Pissenlit (Taraxacum officinale)
    D : Échinacées (Echinacea sp.)
    E : Cosmos (Cosmos bipinnatus)
    F : Artichaut (Cynara cardunculus var. scolymus)

    Exemples :

  • Gland : fruit du chêne (akène? dans une cupule)
  • Graine de tournesol : akène? avec tégument? dur
  • Akène? ailé (samare) : akène? avec une extension ailée (érables, frênes)
  • Akène? à aigrette : akène? avec des poils (pissenlit, chardon)
  • Akène? de fraise : minuscules akènes? à la surface du faux fruit charnu

    À ne pas confondre : L’akène? n’est pas une graine, c’est un fruit contenant une graine.
allogamie
  • Allogamie? : Terme botanique désignant la fécondation croisée entre deux fleurs différentes, où le pollen d’une fleur pollinise le stigmate? d’une autre fleur. L’allogamie? est le processus de reproduction sexuée où l’échange de matériel génétique se fait entre deux individus distincts de la même espèce (ou parfois entre espèces proches). C’est le contraire de l’autogamie? (autofécondation?).

Rôle :

  • Brassage génétique : augmente la diversité génétique en combinant les gènes de deux individus différents
  • Vigueur hybride? : les descendants bénéficient souvent d’une meilleure vitalité (hétérosis?)
  • Adaptation : permet à la population d’accumuler des variations génétiques favorables pour s’adapter à l’environnement
  • Prévention de la dépression consanguine : évite les problèmes liés à l’autofécondation? répétée

Mécanismes :

  • Pollinisation entomophile : par les insectes (abeilles, papillons, coléoptères)
  • Pollinisation anémophile : par le vent (graminées, conifères)
  • Incompatibilité : certaines plantes possèdent des mécanismes génétiques empêchant l’autofécondation? et favorisant l’allogamie?

Exemple :

  • Haricots ou tomates : bien que capables d’autofécondation?, bénéficient de croisements occasionnels avec d’autres pieds
  • Courges ou concombres : nécessitent l’allogamie? (pollinisation par insectes) pour produire des fruits
  • Graminées : utilisent le vent pour transférer le pollen entre plantes distantes
    schema allogamie
    allogamie?
    Quand vous cultivez deux variétés de tomates à proximité, les abeilles peuvent transférer du pollen d’une variété à l’autre, créant des graines hybrides. C’est l’allogamie? en action, ce qui explique pourquoi les graines récoltées peuvent donner des plantes légèrement différentes de la plante mère.
Androcée
  • Androcée? : Ensemble complet des organes reproducteurs mâles d’une fleur, constitué par toutes les étamines?. L’androcée? est la partie fertile masculine de la fleur qui produit le pollen contenant les gamètes mâles. C’est l’homologue mâle du gynécée?

(ensemble des organes femelles).

Structure :

  • Étamines? : composées d’un filet (pédoncule fin) et d’une anthère? (sac pollinique produisant le pollen)
  • Anthères? : généralement bilobées (deux lobes produisant le pollen)
  • Connectif : tissu reliant les deux lobes de l’anthère?

Rôle :

  • Production de pollen : fabrique les grains de pollen contenant les cellules mâles
  • Reproduction sexuée : fournit le matériel génétique mâle nécessaire à la fécondation
  • Pollinisation : libère le pollen qui sera transporté vers les stigmates? des fleurs pistillées

Nombre et disposition :

  • Variable selon les espèces : peut compter de quelques étamines? à plusieurs centaines
  • Arrangement : souvent attachées à la base de la corolle? ou du réceptacle floral
  • Termes spécialisés : monadelphe (filets soudés en un seul faisceau), diadelphe (deux faisceaux), etc.
    L'androcée, une coupe de fleur
    coupe de fleur
    L’androcée? est la partie fertile masculine de la fleur qui produit le pollen

    Exemple :

Quand vous observez l’intérieur d’une fleur de tomate ou de rose, les petites structures jaunes ou orange qui entourent le centre sont les étamines? de l’androcée? – ce sont elles qui produisent le pollen jaune que vous voyez sur vos doigts quand vous touchez la fleur.

Androdioïque
  • Androdioïque? : Terme botanique désignant un système reproducteur où coexistent deux types de fleurs sur des individus différents : des fleurs staminates (mâles) sur certains pieds et des fleurs hermaphrodites? (possédant à la fois étamines? et carpelles?) sur d’autres pieds. Contrairement aux plantes dioïques où les sexes sont totalement séparés, les androdioïques? présentent cette particularité d’avoir des plantes mâles et des plantes hermaphrodites?, mais pas de plantes femelles pures.

Rôle :

  • Reproduction flexible : permet une fécondation croisée via les fleurs hermaphrodites? et mâles, tout en autorisant l’autofécondation? par les hermaphrodites?
  • Pollinisation optimisée : les fleurs mâles attirent les pollinisateurs sans détourner l’énergie vers la production de fruits
  • Stratégie génétique : favorise la diversité génétique tout en conservant une certaine capacité reproductrice

Distribution chez les plantes :

  • Certaines espèces de mélisse, thym et autres Lamiacées
  • Certaines populations de lin, citrouille et concombre selon les conditions
  • Certains Umbellifères (famille des carottes et fenouil)

Caractéristiques :

  • Pieds mâles : produisent exclusivement du pollen, ne donnent jamais de fruits
  • Pieds hermaphrodites? : combinent rôle reproducteur mâle et femelle, produisent graines et fruits
  • Variation : le ratio mâles/hermaphrodites? peut varier selon l’espèce et les conditions environnementales
schema des differents type sexuels chez les plantes
Répartition des sexes
Se dit d’une espèce produisant des fleurs mâles et des fleurs hermaphrodites? portées respectivement par des individus différents.

Exemple :

Chez certaines variétés de concombre ou courge, vous observerez des fleurs jaunes qui ne produiront pas de fruit (fleurs staminates mâles) et d’autres qui développeront le fruit typique. Cette coexistence caractérise une plante androdioïque?.

Anémogame
  • Anémogame? : Se dit d’une fleur ou d’une plante dont la pollinisation est assurée par le vent. Les fleurs anémogames? produisent généralement beaucoup de pollen léger et sec, facilement transportable par l’air. Elles n’ont pas besoin d’être colorées ou parfumées puisqu’elles ne dépendent pas des insectes pour attirer les pollinisateurs.
    des fleurs et du pollen
    Anémogame?
    Qualifie les plantes dont la pollinisation est assurée par le vent.


Caractéristiques des fleurs anémogames? :

  • Peu colorées (généralement vertes, grises ou blanches)
  • Pas de parfum ou parfum discret
  • Peu ou pas de nectar
  • Pollen abondant, léger et sec (adhère peu)
  • Stigmates? généralement grands, ramifiés ou plumeux pour capturer le pollen en vol
  • Étamines? souvent pendantes pour disperser le pollen facilement

Exemples : Graminées (blé, maïs, herbes), noisetier, bouleau, chêne, oseille, ortie.

L’inverse est l’entomogame? (pollinisation par insectes).

Angiospermes
  • Angiospermes? : Plantes à fleurs (division Magnoliophyta) caractérisées par la production de graines enfermées dans un fruit. Les angiospermes? constituent le groupe de plantes vasculaires le plus diversifié et le plus abondant sur Terre, avec plus de 300 000 espèces connues. Elles se distinguent des gymnospermes (conifères, ginkgos) par la présence d’une fleur véritable et d’un ovaire qui se transforme en fruit après la fécondation.

Caractéristiques principales :

  • Fleur : structure reproductrice complexe composée de sépales, pétales, étamines? et carpelles?
  • Fruit : structure qui enferme et protège les graines après la fécondation
  • Double fécondation : processus unique où un noyau de pollen féconde l’ovule et un autre féconde le noyau polaire pour former l’albumen
  • Feuilles : généralement larges avec nervures ramifiées (dicotylédones et monocotylédones)

Classification :

  • Monocotylédones : 1 cotylédon?, nervures parallèles, fleurs à 3 pétales (graminées, palmiers, orchidées, liliacées)
  • Dicotylédones : 2 cotylédons?, nervures ramifiées, fleurs à 4-5 pétales ou multiples (roses, haricots, tomates, tournesols)
un champ de fleurs
angiospermes?
L’érable, le pommier, le palmier et le seigle, notamment, sont des angiospermes?.

Exemple :

  • Fruits charnus : tomates, pommes, raisins, courges – la graine est protégée dans une chair comestible
  • Fruits secs : haricots dans une gousse, céréales dans leurs enveloppes, noix

    Exemple concret : quand vous mangez une tomate, vous consommez le fruit de l’angiosperme? – la graine reste à l’intérieur protégée par cette chair charnue, contrairement aux pommes de pin des conifères qui laissent leurs graines exposées.
Anthère
  • Anthère? : Structure reproductive de la fleur située au sommet de l’étamine?, responsable de la production et de la libération du pollen. L’anthère? est la partie la plus visible de l’organe reproducteur mâle et elle contient les sacs polliniques où se développent les grains de pollen.

Rôle :

  • Production de pollen : fabrique les grains de pollen contenant les gamètes mâles
  • Libération : relâche le pollen par dehiscence (ouverture des sacs polliniques)
  • Pollinisation : assure le transport du pollen vers le stigmate? femelle pour la fécondation

Structure :

  • Sacs polliniques : généralement 4 loges (microsporanges) contenant les grains de pollen en développement
  • Connectif : tissu qui relie les deux lobes de l’anthère?
  • Déhiscence? : mécanisme d’ouverture pour libérer le pollen (longitudinale, apicale ou par pores selon les espèces)

Caractéristiques :

  • Forme : varie selon l’espèce (ovoïde, linéaire, didyme)
  • Couleur : généralement jaune ou jaune-orangé quand elle libère le pollen
  • Mobilité : souvent portée par un filet qui permet à l’anthère? de se positionner optimalement pour la pollinisation
vue des <html>anthères</html> d'une fleur
Anthère?
Partie supérieure d’une étamine? où est produit le pollen.

Exemple :

  • Fleur de tomate : les anthères? jaunes entourent le stigmate? central et produisent abondamment du pollen
  • Fleur de courge : les anthères? sont très apparentes et produisent un pollen volumineux et collant

    Exemple concret : quand vous observez les étamines? d’une fleur de lis, les petites structures jaunes qui se détachent facilement sur vos doigts sont les anthères? – c’est ce pollen que vous voyez.
Apomixie
  • Apomixie? : Processus de reproduction asexuée chez les plantes qui produit des graines sans fécondation sexuelle. L’apomixie? permet à une plante de se reproduire et de former des graines contenant un embryon génétiquement identique à la plante mère, sans intervention du pollen d’une autre plante. Les graines apomictiques germent et produisent des clones génétiquement parfaits de la plante parentale.

Rôle :

  • Reproduction sans partenaire : permet la reproduction sexuée sans dépendre d’un pollinisateur ou d’un pollen d’une autre plante
  • Clonage naturel : produit des descendants génétiquement identiques à la mère (clones héréditaires)
  • Stabilité génétique : conserve exactement les caractéristiques de la plante mère d’une génération à l’autre
  • Avantage évolutif : assure la reproduction même en l’absence de partenaires sexuels compatibles

Types principaux :

  • Apomixie? gametophytique : l’embryon se forme sans fusion de gamètes (parthénogenèse)
  • Apomixie? sporophytique : l’embryon se développe à partir de cellules somatiques du nucelle? ou de l’intégument
  • Apoendospermie : l’albumen (endosperme) se forme sans fécondation
Fleur de pissenlit
pissenlit
Le pissenlit se reproduisent entièrement par apomixie?.

Exemple :

  • Pissenlits (Taraxacum) : se reproduisent entièrement par apomixie?, produisant des graines clones
  • Fraisiers (Fragaria) : combinent reproduction sexuée et apomixie?
  • Certaines graminées et Asteraceae (marguerites, chicorée)

    Exemple concret : quand vous semez des graines de pissenlit, les plantes qui germent seront des clones parfaits du parent – vous obtiendrez exactement la même plante sans variation génétique, comme si vous aviez multiplié par bouturage.
Auto-infertile

Auto-infertile? (ou autostérile?) désigne une plante qui ne peut pas se féconder elle-même pour produire des graines fertiles. En d’autres termes, elle nécessite du pollen provenant d’une autre plante de la même espèce pour que la pollinisation soit réussie et que les graines soient viables. Ce mécanisme favorise la diversité génétique en empêchant l’autofécondation? et en nécessitant une pollinisation croisée entre différents individus.

Parmi les plantes auto-infertiles?, on trouve :

  1. Les amandiers
  2. Les pommiers (certaines variétés)
  3. Les pêchers (certaines variétés)
  4. De nombreuses fleurs ornementales (certains caillebotis, bruyères)
  5. Certaines plantes cultivées comme le raisin (certains cépages)
des amandes sur la branche
amandier
L’amandier est une plante auto-infertile?
Autochorie
  • Autochorie? : Mode de dissémination des graines où la plante elle-même expulse ou libère ses graines sans intervention d’agents externes (vent, eau, animaux). La plante possède un mécanisme propre de projection ou de libération des graines, souvent par la sécheresse du fruit qui crée une tension mécanique.

Exemples :

  • Capsules qui éclatent : campanules, violettes, pavots (explosion des capsules)
  • Gousses qui se tordent : pois, haricots (détorsion soudaine)
  • Fruits à ressorts : impatiens (fruits qui catapultent les graines)
  • Fleurs qui projettent : géraniums sauvages (libération explosive)
graines de géranium
Geranium dissectum
à maturité, les styles du Geranium dissectum s’enroulent brusquement sous l’effet de la chaleur, catapultant ses semences partout !
Autofécondation
  • Autofécondation? : Processus de reproduction sexuée où une fleur ou une plante se féconde elle-même, sans intervention d’un agent pollinisateur externe ou d’une autre plante. L’autofécondation? se produit quand le pollen d’une fleur pollinise le stigmate? (partie femelle) de la même fleur ou d’une autre fleur de la même plante. C’est un mécanisme reproductif qui assure la production de graines même en l’absence de pollinisateurs ou d’autres plantes compatibles à proximité.
schema d'autogamie
autogamie?
autogamie? ou autofécondation?

Rôle :

  • Assurance reproductive : garantit la reproduction et la production de graines même isolément
  • Préservation du génotype : maintient les caractères génétiques de la plante parentale
  • Adaptation à l’isolement : permet la reproduction dans des milieux pauvres en pollinisateurs ou en plantes compatibles
  • Efficacité énergétique : réduit la dépendance aux pollinisateurs (abeilles, papillons, vent)

Caractéristiques :

  • Plantes autogames? : certaines espèces possèdent des mécanismes faveur de l’autofécondation? (étamines? et stigmate? proches, fleurs fermées)
  • Homozygotie : produit généralement des descendants génétiquement proches du parent
  • Réduction de la diversité génétique : moins de variation génétique dans la descendance

Exemple :

  • Tomate : s’autoféconde naturellement ; les fleurs de tomate possèdent des étamines? qui entourent le stigmate?
  • Haricot : s’autoféconde facilement dans des conditions normales
  • Blé et orge : cultures qui s’autofécondent massivement, facilitant la sélection de variétés stables
  • Pois (Pisum sativum) : Gregor Mendel a utilisé les pois pour ses expériences car ils s’autofécondent naturellement tout en permettant la pollinisation croisée contrôlée

Exemple concret : quand vous cultivez des tomates, chaque fleur produit ses propres graines sans avoir besoin d’une autre plante de tomate à proximité – contrairement aux courges ou concombres qui ont besoin de pollinisateurs pour croiser différentes fleurs.

autogamie
  • Autogamie? : Terme botanique désignant l’autofécondation?, c’est-à-dire la reproduction sexuée d’une plante par fécondation de ses propres gamètes (pollen et ovule). L’autogamie? se produit lorsqu’une fleur hermaphrodite? (possédant à la fois étamines? et carpelles?) se féconde elle-même, sans intervention d’un agent pollinisateur externe ou d’une autre plante. C’est un mode de reproduction asexuée au sens génétique, car il ne fait intervenir qu’un seul individu.

Rôle :

  • Reproduction assurée : garantit la production de graines même en l’absence de pollinisateurs
  • Preservation génétique : maintient le patrimoine génétique de la plante-mère
  • Adaptation : permet à la plante de se reproduire dans des environnements isolés ou hostiles
  • Stabilité : produit des descendants génétiquement identiques ou très similaires à la plante-mère

Mécanismes :

  • Autogamie? directe : le pollen féconde l’ovule de la même fleur avant l’ouverture de la fleur (cléistogamie?)
  • Autogamie? indirecte : le pollen féconde l’ovule après la pollinisation par un insecte ou le vent, mais du pollen de la même plante
  • Autofécondation? spontanée : peut se produire sans agent externe
schema d'autogamie
autogamie?
autogamie? ou autofécondation?

Exemple :

  • Plantes autogames? : tomate, pois, haricot, blé, riz, tabac, lentille
  • Chez la tomate, les étamines? et le carpelle? sont très proches, favorisant l’autofécondation? naturelle même sans pollinisateur

    Exemple concret : quand vous cultivez un plant de tomate isolé dans une serre sans insectes pollinisateurs, le plant continue à produire des fruits par autogamie? les fleurs se fécondent elles-mêmes sans intervention externe.
Bioindicateur
  • Bioindicateur? : Organisme vivant (plante, animal, champignon ou microbe) dont la présence, l’absence ou l’état renseigne sur certaines caractéristiques écologiques d’un écosystème, notamment les propriétés du sol, la qualité de l’air, de l’eau, ou la présence de pollution.

Rôle :

  • Diagnostic environnemental : évalue la santé d’un écosystème et détecte les modifications naturelles ou provoquées par l’homme
  • Indicateur de pollution : révèle la présence de polluants (métaux lourds, dioxyde de soufre, etc.) dans l’environnement​
  • Analyse du sol : indique le pH, la teneur en azote, le tassement, l’hydromorphie, la composition chimique et les propriétés de structure du sol​
  • Biosurveillance : permet un suivi préventif des dégradations environnementales à un stade précoce, avant que les effets nocifs ne deviennent graves

Photo de Lichens
Lichen
Lichens : extrêmement sensibles à la pollution de l’air et aux métaux lourds ; excellents indicateurs de la qualité atmosphérique​

Exemples de bio-indicateurs :

  • Plantes nitrophiles? : ortie, trèfle blanc, laiteron, pissenlit → indiquent un sol riche en azote et en matière organique​
  • Renoncule des champs, prêle : indiquent des sols hydromorphes, engorgés d’eau ou mal drainés​
  • Petite oseille (Rumex acetosella : indique un sol très pauvre, sec et peu fertile​
  • Grande oseille (Rumex acetosa : indique un sol équilibré et très fertile​
  • Liseron : révèle une saturation en azote, un excès de matière organique et un compactage du sol

Calice
  • Calice? : Partie la plus externe de la fleur, constituée d’un ensemble de sépales qui enveloppent et protègent les autres organes floraux avant l’épanouissement. Le calice? est généralement vert ou de couleur peu voyante, formant une sorte de petite coupe ou d’enveloppe à la base de la fleur. C’est la première structure visible lors du développement floral et elle persiste souvent après la floraison.

Rôle :

  • Protection : protège les pétales, étamines? et carpelles? fragiles pendant le développement et avant l’anthèse (ouverture de la fleur)
  • Soutien structural : maintient et soutient les autres vertus florales
  • Sépales modifiés : les sépales du calice? sont des feuilles modifiées spécialisées dans cette fonction protectrice
  • Persistance : persiste souvent après la floraison pour protéger le fruit en développement
Pavot de californie
Eschscholtzia californica
Calice? de pavot de Californie qui protège les pétales

Composition :

  • Sépales : généralement verts, simples, disposés en spirale ou en verticille? autour de la base
  • Nombre variable : peut être soudés (calice? gamosépale) ou libres (calice? dialysépale)
  • Formes diverses : peut être régulier ou irrégulier selon l’espèce

Exemple :

  • Tomate : le calice? persiste au sommet du fruit et forme une petite couronne verte en étoile
  • Rose : le calice? enveloppe complètement le bouton floral avant l’épanouissement, puis se recourbe vers le bas quand la fleur s’ouvre
  • Cloche (campanule) : le calice? forme des petites dents triangulaires à la base de la fleur

Exemple concret : quand vous regardez un bouton de rose fermé, ce que vous voyez en premier sont les sépales verts qui forment le calice? – ils enveloppent complètement les pétales roses à l’intérieur, un peu comme un petit paquet cadeau qui se déploiera progressivement.

<html>Calices</html> de jusquiame
calice? de jusquiame
Calices? secs de jusquiame qui protègent les graines
capitule
  • Capitule? : Type d’inflorescence (arrangement des fleurs) très dense et compact, où les fleurs sont regroupées très serrées sur un réceptacle aplati ou légèrement bombé, sans pédoncules individuels distincts (ou avec des pédoncules extrêmement courts). Les fleurs du capitule? sont sessiles ou presque sessiles, créant une structure très compacte ressemblant à une seule fleur géante.

Caractéristiques :

  • Fleurs très densément tassées
  • Réceptacle aplati, discoïde ou légèrement convexe
  • Fleurs généralement sessiles (sans pédoncule ou pédoncule très court)
  • Forme globuleuse ou plate

Exemples :

  • Marguerite : capitule? avec fleurs ligulées? (externes) + fleurs tubulées? (centre)
  • Pissenlit : capitule? composé entièrement de fleurs ligulées?
  • Chardon : capitule? globuleux densément fleuri
  • Tournesol : grand capitule? avec fleurs tubulées? jaunes
  • Trèfle : petit capitule? globuleux

Famille caractéristique : Les Asteraceae (anciennement Composées : marguerites, chardons, pissenlits, tournesols) sont principalement caractérisées par cette inflorescence en capitule?.

carpelle
  • Carpelle? : Unité fertile femelle de la fleur, correspondant à une feuille carpellaire modifiée. Le carpelle? est la structure de base du pistil? ou du gynécée?. Quand une fleur possède un seul carpelle?, celui-ci constitue le pistil? entier. Quand plusieurs carpelles? sont soudés ensemble, ils forment un pistil? composé.

    Parties du carpelle? :
  • Stigmate? : sommet réceptif au pollen
  • Style : tube conducteur (parfois absent)
  • Ovaire : base contenant les ovules

Fonction : Produire les ovules et les transformer en graines après fécondation.

Analogie : Le carpelle? est au pistil? ce que la feuille ordinaire est aux autres parties de la plante, une unité de base modifiée pour la reproduction.

Schema de carpelle
Carpelle?
Un carpelle? est un organe floral femelle qui porte les ovules chez les plantes à fleurs (Angiospermes?). Il correspond à une « feuille » modifiée, refermée pour entourer et protéger les ovules. Un ou plusieurs carpelles?, libres ou soudés, forment le pistil? (ou gynécée?) de la fleur.


Note : Les termes carpelle? et pistil? sont souvent utilisés de manière interchangeable, bien que techniquement le carpelle? soit l’unité élémentaire et le pistil? soit l’ensemble de tous les carpelles? (libres ou fusionnés).

Caryopse
  • Caryopse? : Fruit sec et indéhiscent (qui ne s’ouvre pas) typique des graminées (blé, riz, maïs, orge, avoine). La caryopse? ressemble à une graine, mais c’est en réalité un fruit très spécialisé où la paroi du fruit (péricarpe?) est complètement fusionnée avec le tégument? de la graine unique qu’il contient. On ne peut pas distinguer le fruit de la graine à l’œil nu.

Caractéristiques :

  • Monosperme : une seule graine
  • Indéhiscent : ne s’ouvre pas naturellement
  • Péricarpe? très mince : fusionné au tégument? de la graine
  • Très léger : facilement dispersé par le vent ou les animaux

Exemples :

  • Blé : caryopse? enrobée d’une balle
  • Riz : caryopse? enrobée d’une balle
  • Maïs : caryopses? en épis (ce qu’on appelle improprement "grain de maïs")
  • Avoine, orge : caryopses? similaires
coupe d'un grain de mais
Caryopse?
Un caryopse? est un type de fruit sec indéhiscent, typique des Poacées (graminées) comme le blé ou le maïs. La paroi du fruit (péricarpe?) y est soudée à la paroi de la graine, formant un ensemble unique. Ce que l’on appelle « grain » de céréale est donc un caryopse?.

À ne pas confondre : Bien que ressemblant à une graine, la caryopse? est techniquement un fruit, pas une graine.

Cléistogamie
  • Cléistogamie? : Phénomène botanique caractérisé par la fécondation et la reproduction d’une plante sans que la fleur n’ait besoin de s’ouvrir. Le terme vient du grec kleistos (fermé) et gamos (mariage/union). Dans une fleur cléistogame?, la pollinisation et la fécondation se produisent à l’intérieur de la fleur encore close, sans intervention de pollinisateurs externes. C’est une forme d’autofécondation? garantie où la plante s’autopollinise en toute sécurité.

Rôle :

  • Autofécondation? assurée : garantit la reproduction même en l’absence de pollinisateurs
  • Conservation d’énergie : évite la dépense énergétique pour produire du nectar, du parfum ou des pétales attrayants
  • Reproduction d’urgence : permet la reproduction lorsque les conditions sont défavorables à la pollinisation croisée
  • Stratégie de survie : assure la production de graines en toutes circonstances

Caractéristiques :

  • Fleur restant fermée : les sépales et pétales ne s’ouvrent pas ou très peu
  • Absence d’attrait : pas de coloration vive, de parfum ou de nectar visibles
  • Étamines? et carpelles? proches : permettent l’autopollinisation? directe à l’intérieur de la fleur
  • Production de graines abondante : malgré l’absence de pollinisateurs
fleurs souterraines de violette
Des fleurs souterraines ?
La cléistogamie? chez la violette odorante correspond à la production de petites fleurs fermées, discrètes, qui ne s’ouvrent jamais. Dans ces fleurs, le pollen féconde directement les ovules de la même fleur : la plante s’autoféconde sans intervention d’insectes ni de vent.

Exemples :

  • Violettes : produisent à la fois des fleurs ordinaires (chasmogames) visibles et des fleurs cléistogames? fermées au niveau des tiges ou des racines
  • Arachide : ses fleurs cléistogames? se développent après la pollinisation et donnent les gousses souterraines
  • Certaines graminées et légumineuses

    Exemple concret : quand vous cueillez une violette avec ses grandes fleurs colorées visibles, la plante produit simultanément des mini-fleurs fermées et invisibles sous les feuilles – ces fleurs secrètes assurent la reproduction de la plante en silence, sans dépendre des insectes pollinisateurs.
Corolle
  • Corolle? : Ensemble des pétales d’une fleur, formant l’enveloppe florale interne et généralement colorée. La corolle? est la structure la plus visible et la plus ornementale de la fleur, située à l’intérieur du calice? (l’enveloppe externe formée par les sépales). Elle joue un rôle crucial dans l’attraction des pollinisateurs et dans la protection des organes reproducteurs.

Rôle :

  • Attraction des pollinisateurs : la couleur, la texture et l’odeur des pétales attirent les insectes, oiseaux et autres animaux pollinisateurs
  • Protection : enveloppe et protège les étamines? et les carpelles? avant l’ouverture de la fleur
  • Guidage : les motifs et les formes des pétales guident souvent les pollinisateurs vers le nectar et les étamines?

Structure :

  • Pétales : chaque pétale est généralement une feuille modifiée, souvent symétrique et colorée
  • Fusion : les pétales peuvent être libres ou soudés entre eux (corolle? gamopétale)
  • Formes variées : tubulaire, étoilée, en trompette, en papillon, en grappe, etc.

Exemples par diversité :

  • Corolle? libre : coquelicot, rose, magnolia (pétales détachés)
  • Corolle? soudée : pétunia, campanule, digitale (pétales fusionnés)
  • Corolle? zygomorphe : orchidée, muflier, fleur de pensée (symétrie bilatérale)
une fleur de coquelicot
corolle? de coquelicot
La corolle? est la partie visible de la fleur formée par l’ensemble des pétales. C’est, par exemple, la grande “robe” rouge du coquelicot que l’on remarque au premier coup d’œil.

Exemple concret : quand vous admirez une rose rouge, vous regardez sa corolle? – c’est cet ensemble de pétales délicats qui crée la beauté caractéristique de la fleur. Chez une tomate, la corolle? est la petite couronne jaune de pétales soudés que vous voyez avant la formation du fruit.

Cotylédon
  • Cotylédon? : Feuille spécialisée de l’embryon qui constitue la première réserve nutritive de la graine et qui aide à absorber les nutriments de l’albumen (ou endosperme) pendant la germination. Le cotylédon? est la première feuille que produit la plantule germinée. C’est aussi la feuille qui émerge en premier lors de la germination, souvent encore attachée à la graine.

Rôle :

  • Stock de nutriments : accumule des protéines, lipides et sucres nécessaires à la croissance initiale
  • Absorption : absorbe les réserves de l’albumen et les transfère à l’embryon
  • Photosynthèse : peut parfois participer à la photosynthèse après la germination (chez certaines espèces)

Nombre :

  • Monocotylédones : 1 cotylédon? (graminées, palmiers, orchidées)
  • Dicotylédones : 2 cotylédons? (haricots, pois, tomates, campanules)
semis de tomate
Cotylédons? de tomates
Les deux toutes premières feuilles des tomates se nomment : cotylédons?

Exemple : quand vous semez un haricot, les deux « boules » que vous voyez émerger sont les deux cotylédons?.

cultivar

Qu’est-ce qu’un cultivar? ?

Un cultivar? est une variété de plante qui a été sélectionnée et cultivée pour des caractéristiques spécifiques et stables. Le terme vient de la contraction de "cultivated variety" en anglais, et désigne une plante qui ne se retrouve pas à l’état sauvage mais qui est reproduite et stabilisée en horticulture.

Comment est créé un cultivar? ?


Les cultivars? peuvent être créés par sélection naturelle ou par hybridation.

  • Par sélection : L’horticulteur ou le jardinier repère une mutation intéressante sur une des plantes qu’il cultive. Il va alors l’isoler et la reproduire. Au bout d’un certain nombre de générations, la plante conserve des caractéristiques stables et sa descendance est également stable. On peut donc dire qu’à ce stade, notre protagoniste est heureux : il vient de créer un cultivar? !
  • Par hybridation : Notre horticulteur sélectionne deux variétés de la même espèce, l’une ayant des fleurs rouges et un feuillage vert, et l’autre des fleurs jaunes et un feuillage rouge. Il décide de conserver certaines caractéristiques, par exemple le feuillage rouge et les fleurs rouges. Il laisse ensuite les deux variétés s’hybrider et sélectionne, dans la génération suivante, uniquement les plantes qui ont les fleurs rouges et le feuillage rouge. Il ressèmera cette descendance et continuera à sélectionner les plantes sur les générations suivantes, jusqu’à stabiliser la variété. Il s’agira alors d’un cultivar?, et notre horticulteur sera content !

Les cultivars? sont souvent notés avec un nom de variété entre guillemets simples, comme dans Agastache ’Apache Sunset’.

cultivar de coquelicot
cultivar?
à gauche le coquelicot sauvage, à droite un cultivar? à fleurs blanches

Cultivar? et hybride, c’est quoi la différence ?

Contrairement aux hybrides F1, qui peuvent perdre leurs caractéristiques dans les générations suivantes, un cultivar? stabilisé conserve ses attributs spécifiques même au fil des générations.

Pour comprendre ce qu’est un hybride F1, consultez donc cet article !

cypsèle
  • Cypsèle? : Fruit sec indéhiscent (qui ne s’ouvre pas naturellement) provenant d’un ovaire infère, contenant une seule graine et souvent surmonté d’un pappus? (aigrette de poils soyeux). C’est un type particulier d’akène? caractéristique des familles Asteraceae (composées) et Caprifoliaceae (valérianacées).

Rôle :

  • Protection de la graine : l’enveloppe rigide du fruit protège la graine unique qu’elle contient
  • Dissémination : le pappus? en forme de parachute permet au vent de disperser la cypsèle? sur de grandes distances, facilitant la propagation de l’espèce
  • Légèreté : ces fruits sont très légers grâce à leur structure aérienne

Caractéristiques :

  • Structure : fruit sec, dur, uniséminé (une seule graine)
  • Pappus? : aigrette persistante de poils ou d’écailles qui couronne la cypsèle?
  • Taille : généralement petite et très légère

Quand vous observez les graines légères du pissenlit (Taraxacum officinale) ou de la bardane (Arctium lappa), chaque petite structure que vous voyez avec sa couronne de poils fins est une cypsèle?. Ces petits parachutes naturels se détachent et volent au moindre courant d’air pour semer loin de la plante mère.

déhiscente
  • Déhiscente? : Qualifie un organe végétal clos (fruit, anthère?, capsule) qui s’ouvre spontanément et naturellement à sa maturité, selon des lignes ou des zones prédéfinies, pour libérer son contenu (graines, pollen, spores). Cette ouverture se fait sans déchirure désordonnée mais suivant des fentes ou des pores réguliers.

Mécanismes : L’ouverture survient généralement en période sèche, favorisée par la déshydratation progressive de l’organe qui provoque des tensions mécaniques. Elle peut aussi être provoquée par l’humidité ou des stimuli externes (chocs, pluie)

​Chez certaines espèces, la déhiscence? est explosive, propulsant les graines à grande distance (ex. : l’arbre à dynamite Hura crepitans qui projette les graines à plus de 100 mètres)

des graines dans une capsule
Déhiscence?
La dehiscence c’est un peu comme si la nature disait : ouvrir selon les pointillés ...

Types de déhiscence? :

Loculicide : ouverture au milieu de chaque loge (carpelle?)
Septicide : ouverture au niveau des cloisons séparant les loges
Poricide : ouverture par des pores (ex. : pavot, coquelicot)
Valvulaire : ouverture par dépliement de valves
Opérculée : une sorte de couvercle se détache (pyxide)

Quand vous écosser un haricot frais, la gousse qui s’ouvre toute seule est un fruit déhiscent? ; de même, les capsules du coquelicot s’ouvrent par des pores pour disperser les minuscules graines.

​À l’inverse, un fruit indéhiscent (gland de chêne, akène? du pissenlit) reste fermé à maturité et ne libère ses graines que par décomposition ou digestion par un animal.​

Dichogamie
  • Dichogamie? : Mécanisme biologique d’une fleur hermaphrodite? où les organes reproducteurs mâles et femelles n’arrivent pas à maturité au même moment. Cela signifie que soit les étamines? (organes mâles) libèrent leur pollen avant que le stigmate? (organe femelle) soit réceptif, soit l’inverse. Ce décalage dans le temps rend très difficile l’autofécondation? (fécondation de la fleur par son propre pollen) et favorise fortement la pollinisation croisée (fécondation par le pollen d’une autre fleur).
une abeille qui butine
Dichogamie?
La dichogamie? est un mécanisme reproductif chez les plantes hermaphrodites? où les organes reproducteurs mâles et femelles arrivent à maturité à des moments différents, évitant ainsi l’autofécondation?. Ce phénomène peut être protandre? (les étamines? mûrissent avant le pistil?) ou protogyne (le pistil? mûrit avant les étamines?), favorisant la pollinisation croisée et la diversité génétique.

Il existe deux types de dichogamie? :

  • Protandrie? (ou protandre?) : les étamines? mûrissent et libèrent leur pollen en premier, avant que le stigmate? soit réceptif. C’est le cas de la campanule à grandes fleurs.
  • Protogynie? (ou protogyne) : le stigmate? devient réceptif en premier, avant que les étamines? aient libéré leur pollen.
Dioécie
  • Dioécie? : Système de reproduction chez les plantes où les individus sont unisexués, c’est-à-dire que chaque pied produit soit exclusivement des fleurs mâles (staminates), soit exclusivement des fleurs femelles (pistillées). Les fleurs mâles et femelles ne se trouvent jamais sur le même plant, contrairement aux plantes hermaphrodites? qui possèdent les deux organes reproducteurs dans chaque fleur. La dioécie? nécessite donc toujours une pollinisation croisée entre deux plants distincts pour permettre la reproduction.

Rôle :

  • Reproduction sexuée : oblige l’échange génétique entre deux individus différents, augmentant la diversité génétique
  • Limitation de l’autofécondation? : empêche la reproduction asexuée sur un même pied
  • Stratégie évolutive : favorise l’outrossing (croisement entre génotypes différents) et réduit la dépression de consanguinité

Caractéristiques :

  • Plants mâles : produisent uniquement des fleurs staminates avec étamines? et pollen
  • Plants femelles : produisent uniquement des fleurs pistillées avec carpelles? et ovules
  • Dépendance mutuelle : la fructification des plants femelles dépend entièrement de la pollinisation par les plants mâles
plantes male et femelle d'ortie dioique
ortie dioique
L’ortie dioïque? (Urtica dioica) en est un exemple classique, où les pieds mâles produisent du pollen et les pieds femelles développent les graines, nécessitant une pollinisation croisée.

Exemple :

  • Arbres dioïques : ginkgo, noisetier, frêne, peuplier, if, houx
  • Plantes potagères : épinard, asperge, kiwi
  • Plantes ornementales : lierre terrestre (certaines formes), chèvrefeuille

Exemple concret : quand vous cultivez des épinards, certains plants produisent exclusivement des fleurs mâles tandis que d’autres produisent des fleurs femelles et des graines. Seules les plants femelles, si elles sont pollinisées par les plants mâles à proximité, pourront former des graines pour l’année suivante.

Dioïque
  • Dioïque? : Se dit d’une plante qui produit des fleurs unisexuées séparées : certains individus portent uniquement des fleurs mâles (ne produisant que du pollen), tandis que d’autres portent uniquement des fleurs femelles (ne produisant que des ovules). Contrairement aux fleurs hermaphrodites? qui possèdent à la fois des organes mâles et femelles, les plantes dioïques nécessitent obligatoirement deux individus différents (un mâle et une femelle) pour se reproduire.

    Exemples : Noisetier, ginkgo, if, lierre terrestre, houblon, asparagus, certains érables.

Avantages :

  • Force la pollinisation croisée, augmentant la diversité génétique
  • Évite complètement l’autofécondation?
plantes male et femelle d'ortie dioique
ortie dioique
L’ortie dioïque? (Urtica dioica) en est un exemple classique, où les pieds mâles produisent du pollen et les pieds femelles développent les graines, nécessitant une pollinisation croisée.

Inconvénient :

  • Nécessite la présence des deux sexes pour la fructification

L’inverse est monoïque? (une même plante porte à la fois des fleurs mâles et femelles).

diploïde
  • Diploïde? : Qualifie une cellule ou un organisme possédant deux ensembles complets de chromosomes, notés 2n, dont un d’origine maternelle et l’autre d’origine paternelle. Chaque chromosome a donc un homologue appairé dans le noyau cellulaire, ce qui signifie que pour chaque caractère génétique, il y a au moins deux gènes situés sur les chromosomes homologues.

des chaussettes pour expliquer un terme compliqué
diploïde?
La botanique c’est comme les chaussettes !

Caractéristiques :

  • La plupart des cellules somatiques (du corps) des animaux et des végétaux supérieurs sont diploïdes?.
  • ​Chez l’humain, les cellules contiennent 46 chromosomes (23 paires), ce qui constitue le nombre diploïde?.
  • ​La présence de deux copies de chaque chromosome offre une certaine redondance génétique : si une mutation apparaît sur un chromosome, l’allèle du chromosome homologue peut souvent compenser.
  • ​Les chromosomes sont organisés en paires homologues, ce qui permet l’appariement pendant la méiose.


Formation :

  • La diploïdie est établie lors de la fécondation, quand un gamète haploïde mâle (spermatozoïde contenant n chromosomes) fusionne avec un gamète haploïde femelle (ovule contenant n chromosomes) pour former un zygote diploïde? (contenant 2n chromosomes).
  • Par opposition, les cellules haploïdes (n) ne contiennent qu’un seul ensemble de chromosomes. Ce sont les gamètes (spermatozoïdes, ovules) et les spores chez les organismes à reproduction sexuée.


    Lorsque vous semez un haricot, l’embryon qui en résulte est issu de la fusion d’un ovule et d’un pollen, formant une graine diploïde? ; toutes les cellules du plant adulte resteront diploïdes? sauf ses gamètes (pollen et ovule) qui seront haploïdes.​
élaiosome

Un élaiosome? est une excroissance charnue, riche en lipides et en protéines, que l’on trouve sur certaines graines ou fruits. Il joue un rôle clé dans la dispersion des graines par les fourmis, un mécanisme appelé myrmécochorie?.

  • Fonction de l’élaiosome? : Les fourmis sont attirées par l’élaiosome?, qu’elles considèrent comme une source de nourriture.
    Elles transportent les graines jusqu’à leur nid, consomment l’élaiosome?, puis abandonnent les graines dans des endroits favorables à leur germination (comme des galeries souterraines ou des zones riches en nutriments).
des fourmis qui ballade une graine de chélidoine
fourmi et graine de chelidoine
Élaiosome?, Fourmi et Graine de Chélidoine
Les graines de chélidoine
possèdent un élaiosome?], une petite excroissance charnue riche en nutriments qui attire les fourmis. Ces dernières transportent les graines jusqu’à leurs nids, les dispersent dans l’environnement, et assurent ainsi la reproduction de la plante grâce à cette interaction mutualiste appelée myrmécochorie?.
  • Exemples de plantes avec élaiosomes :

La chélidoine (Chelidonium majus).
Les violettes (Viola spp.).
Certaines espèces d’euphorbes et d’acacias.

L’élaiosome? est donc une adaptation écologique permettant une meilleure dispersion des graines grâce à la coopération involontaire des fourmis.

endocarpe
  • Endocarpe? : Couche interne du péricarpe? (paroi du fruit), celle qui borde directement la cavité contenant les graines. L’endocarpe? est la couche la plus proche des graines et remplit une fonction de protection. Selon le type de fruit, l’endocarpe? peut être très mince et membraneux, fibreux, ou très dur et lignifié (comme dans le noyau d’une pêche ou d’une amande).

    Fonction : Protéger les graines mécaniquement et parfois chimiquement.
une coupe de pomme
Anatomie d’une pomme

Exemples selon le type de fruit :

  • Pêche : endocarpe? très dur et lignifié formant le noyau
  • Tomate : endocarpe? mince et membraneux
  • Amande : endocarpe? très épais et induré
  • Citron : endocarpe? membraneux blanc
Entomogame
  • Entomogame? : Se dit d’une fleur ou d’une plante dont la pollinisation est assurée par les insectes (abeilles, bourdons, papillons, mouches, coléoptères, etc.). Les fleurs entomogames? possèdent généralement des caractéristiques attractives pour les insectes : couleurs vives, odeur parfumée, nectar abondant, pollen nutritif, ou formes adaptées aux corps des pollinisateurs.
bourdon en vole
Entomogame?
L’entomogamie? est le mode de pollinisation où les insectes, attirés par le nectar, le pollen ou les odeurs florales, transportent involontairement le pollen d’une fleur à l’autre en se déplaçant. Ce mécanisme de pollinisation croisée, assuré par les abeilles, papillons, mouches et autres insectes, est essentiel pour la reproduction de la majorité des plantes à fleurs et la formation des fruits et graines.

Caractéristiques des fleurs entomogames? :

  • Couleurs vives (bleu, rouge, jaune, rose, violet)
  • Parfum souvent sucré ou fruité
  • Nectar présent en quantité appréciable
  • Pollen abondant et de texture collante (adhère aux insectes)
  • Forme adaptée à l’insecte visiteur (orchidées et abeilles, fleurs tubulaires et papillons, etc.)

Exemples : Roses, tomates, campanules, fleurs de cerisier, sunflowers, trèfles, etc.

Étamine
  • Étamine? : Organe reproducteur mâle de la fleur. L’étamine? est composée de deux parties : le filet (une petite tige fine) et l’anthère? (petite poche contenant le pollen). C’est l’étamine? qui produit et libère le pollen, nécessaire à la fécondation. Dans une fleur, il y a généralement plusieurs étamines? groupées autour de l’organe femelle (le pistil?).
planche anatomique d'une fleur
anatomie d une fleur

Parties  :

  • Filet : pédoncule fin qui soutient l’anthère?
  • Anthère? : sac pollinique contenant des milliers de grains de pollen

    Fonction : Production et libération du pollen (gamètes mâles).

Terme collectif : L’ensemble des étamines? d’une fleur s’appelle l’androcée?.

Gros plan sur des étamines remplies de pollen
étamines?
Gros plan sur des étamines? pleines de pollen
Follicule
  • Follicule? : Fruit sec et déhiscent? (qui s’ouvre) contenant plusieurs graines, formé à partir d’un seul carpelle? (un seul ovaire). Le follicule? s’ouvre généralement par une fente longitudinale le long d’une suture, libérant les graines. Contrairement à la capsule qui provient de plusieurs carpelles? soudés, le follicule? provient d’un seul carpelle?.

Caractéristiques :

  • Monocarpellé : formé d’un seul carpelle?
  • Polysperme : plusieurs graines
  • Déhiscent? : s’ouvre naturellement
  • Ouverture : par une fente longitudinale (rarement deux)
èspèce de follicule d'Ancolie
Follicules? d’ancolie
En écrivant ce texte, je me suis rendu compte que "follicule? d’ancolie" serait une très belle insulte !

Exemples :

  • Pivoine : follicules? rouges contenant plusieurs graines noires
  • Renonculacées : nombreuses fleurs produisent des follicules?
  • Delphinium : follicules? allongés
  • Digitale : capsules folliculaires

    À ne pas confondre : La capsule provient de plusieurs carpelles? soudés, alors que le follicule? provient d’un seul carpelle?.
Geitonogamie
  • Geitonogamie? : Terme botanique désignant l’autofécondation? qui se produit entre des fleurs différentes d’une même plante. La geitonogamie? est une forme d’autopollinisation? où le pollen d’une fleur est transféré vers le stigmate? (partie femelle) d’une autre fleur sur le même individu végétal, généralement par l’intermédiaire d’un pollinisateur ou du vent. Bien que génétiquement similaire à l’autofécondation?, la geitonogamie? implique deux fleurs distinctes plutôt qu’une seule.

Rôle :

  • Reproduction assurée : garantit la reproduction même sans pollinisateur externe ou pollen d’autres plantes
  • Transmission génétique : transfère le matériel génétique de la plante à elle-même, conservant les caractéristiques parentales
  • Adaptabilité : permet à la plante de se reproduire dans des environnements isolés ou pauvres en pollinisateurs
schema pour expliquer la géitonogamie
Geitonogamie?
La géitonogamie est un type de pollinisation croisée qui se produit entre deux fleurs différentes d’une même plante individuelle. Contrairement à l’autofécondation?, elle implique le transfert de pollen d’une fleur à une autre fleur sur le même organisme, généralement par l’intermédiaire d’insectes pollinisateurs.

Caractéristiques :

  • Deux fleurs impliquées : contrairement à l’autofécondation? stricte, intervient entre fleurs différentes du même individu
  • Génétique similaire : produit des résultats génétiques proches de l’autofécondation? (consanguinité)
  • Pollinisation : peut être effectuée par des insectes, le vent, ou mécaniquement par la structure de la fleur

Exemple :

  • Tomate : les fleurs de tomate sont hermaphrodites? et peuvent pratiquer la geitonogamie? lorsqu’un insecte pollinisateur visite plusieurs fleurs du même plant
  • Courge ou concombre : le pollen des fleurs staminates peut féconder les fleurs pistillées de la même plante
  • Haricot : bien que souvent autofécondé dans chaque fleur, les insectes peuvent transférer le pollen entre fleurs du même plant

Exemple concret : quand vous cultivez une tomate isolée sans autres plants à proximité, la geitonogamie? permet au plant de se reproduire et de former des fruits sans pollinisateur extérieur, car les abeilles ou autres insectes peuvent naturellement transférer le pollen d’une fleur à l’autre sur le même plant.

Gibbérelline
  • Gibbérelline? (GA) : Hormone végétale (phytohormone) qui stimule la germination des graines et la croissance des plantes. Dans les graines, les gibbérellines? jouent le rôle inverse de l’acide abscissique? : elles "réveillent" la graine et lui permettent de germer en déclenchant la croissance de l’embryon et la mobilisation des réserves nutritives.
structure moléculaire de l'Acide Gibberellique
Acide Gibberellique
Structure moléculaire de l’acide Gibberellique

Rôle principal :

  1. Promotion de la germination : Les gibbérellines? augmentent pendant la période de froid (stratification?) et signalent à la graine que les conditions sont favorables
  2. Levée de dormance : Elles diminuent l’effet bloquant de l’acide abscissique?
  3. Activation du métabolisme : Elles déclenchent la mobilisation de l’amidon, des lipides et des protéines nécessaires à la croissance

Les gibbérellines? travaillent en équilibre avec l’acide abscissique? : quand le rapport entre gibbérellines? et ABA augmente en faveur des gibbérellines?, la germination commence.

Glomérule
  • Glomérule? (fruit/graine)  : Groupe de plusieurs fruits ou graines soudés ensemble formant une petite masse compacte. Ce type de structure est particulièrement caractéristique de la betterave et de la blette (poirée), où plusieurs fleurs fusionnent leurs ovaires pour former un fruit multiple contenant plusieurs graines accolées.

Caractéristiques :

  • Plusieurs fruits/graines soudés ensemble
  • Forme une masse compacte, irrégulière
  • Difficile de séparer les graines individuelles
  • Chaque "graine" du glomérule? peut germer indépendamment
des graines de bettrave
glomerules
Glomérules? de betterave

Exemples typiques :

  • Blette/Poirée (Beta vulgaris var. cicla) : le "grain" semé est en réalité un glomérule? contenant 2-5 graines
  • Betterave (Beta vulgaris) : même structure, glomérule? de 2-6 graines soudées
  • Épinard : certaines variétés produisent aussi des glomérules?

Quand vous semez une "graine" de blette ou de betterave, vous semez en réalité un glomérule? qui peut produire 2 à 5 plantules au même endroit ! C’est pourquoi il faut souvent éclaircir les semis de blette et betterave.

Gynécée
  • Gynécée? : Terme botanique désignant l’ensemble des organes reproducteurs femelles d’une fleur. Le gynécée? est constitué d’un ou plusieurs carpelles? (aussi appelés pistils?), qui forment la structure centrale de la fleur responsable de la production des ovules et, après fécondation, du développement du fruit. C’est l’équivalent féminin de l’étamine? chez les fleurs.

Rôle :

  • Production d’ovules : contient les ovules qui, une fois fécondés par le pollen, deviendront les graines
  • Réception du pollen : le stigmate? (partie apicale) capture le pollen lors de la pollinisation
  • Formation du fruit : après fécondation, l’ovaire (base du carpelle?) se développe en fruit protégeant les graines en développement
anatomie d'une fleur
gynécée?
La gynécée? contient le stigmate?, le style, l’ovaire et l’ovule

Structure :

  • Stigmate? : partie apicale qui reçoit le pollen
  • Style : tube reliant le stigmate? à l’ovaire
  • Ovaire : cavité basale contenant les ovules

Types :

  • Gynécée? simple : composé d’un seul carpelle? (haricot, pois)
  • Gynécée? composé : plusieurs carpelles? fusionnés (tomate, campanule, courge)

Exemple :

  • Chez la tomate, le gynécée? au centre de la fleur contient plusieurs carpelles? fusionnés. Après pollinisation et fécondation des ovules, l’ovaire se développe en fruit charnu contenant les graines – c’est exactement ce que vous récoltez et consommez.

Exemple concret : quand vous ouvrez une tomate, les petites cavités contenant les graines correspondent aux chambres de l’ovaire du gynécée? original. Sans ce gynécée? fonctionnel, il n’y aurait ni fruit ni graines.

gynodioécie
  • Gynodioécie? : Système de répartition des sexes chez les plantes à fleurs où coexistent dans une même espèce des pieds à fleurs hermaphrodites? (portant à la fois des organes reproducteurs mâles et femelles) et des pieds à fleurs uniquement femelles. C’est un caractère intermédiaire entre l’hermaphrodisme? et la dioécie?.

Caractéristiques :

  1. Les plantes femelles sont stériles pour la reproduction mâle mais gardent la capacité femelle
  2. Les pieds hermaphrodites? peuvent se reproduire par autofécondation? ou fécondation croisée
  3. Le déterminisme génétique est généralement nucléo-cytoplasmique : des gènes cytoplasmiques provoquent la stérilité mâle, tandis que des gènes nucléaires peuvent la restaurer
  4. La fréquence entre pieds femelles et hermaphrodites? varie selon les conditions environnementales et la densité des populations

La gynodioécie? est particulièrement fréquente en zones tempérées (environ 7,5% des espèces en Belgique) et pratiquement absente des forêts tropicales

Avantages évolutifs :

  1. Les plantes femelles investissent toutes leurs ressources dans la production de fruits et graines plutôt que dans le pollen, les rendant plus productives
  2. Les graines issues de fécondation croisée bénéficient de l’hétérosis? (vigueur hybride?)

Répartition des sexes

Exemples de plantes gynodioïques? :

  1. Thym commun Thymus vulgaris
  2. Plantain lancéolé Plantago lanceolata
  3. Centaurée, origan, ravenelle
  4. Grande lobélie Lobelia siphilitica
  5. Vipérine commune, radis cultivé, silène enflé
Gynodioïque
  • Gynodioïque? : Terme botanique désignant une plante ou une espèce qui produit deux types de fleurs : des fleurs hermaphrodites? (possédant à la fois des étamines? et des carpelles? fonctionnels) et des fleurs pistillées (possédant uniquement des carpelles? fonctionnels, sans étamines?). La gynodioïcie est un système de reproduction où certains individus sont femelles et d’autres sont hermaphrodites? sur la même espèce.

Rôle :

  • Reproduction flexible : combine la reproduction sexuée (via les fleurs pistillées) et l’autofécondation? (via les fleurs hermaphrodites?)
  • Fécondation croisée : favorise le brassage génétique par le pollen des fleurs hermaphrodites?
  • Adaptation reproductive : permet à la plante de se reproduire même en l’absence de pollinisateurs efficaces
Répartition des sexes

Caractéristiques :

  • Système mixte : coexistence de deux morphes florales sur la même espèce (ou parfois sur le même pied)
  • Pieds femelles : portent uniquement des fleurs pistillées stériles en pollen
  • Pieds hermaphrodites? : portent des fleurs complètes avec étamines? et carpelles?
  • Distribution : les pieds femelles sont généralement moins nombreux que les hermaphrodites?

Exemple :

  • Marguerites (Leucanthemum) : certains pieds produisent uniquement des fleurs hermaphrodites?, d’autres portent aussi des fleurs femelles au cœur
  • Fraisier (Fragaria) : certaines variétés présentent des pieds avec des fleurs exclusivement femelles
  • Oillet (Dianthus) : possède des variétés gynodioïques?

Exemple concret : dans un pied de marguerite gynodioïque?, les petites fleurs femelles au centre peuvent être stériles en pollen, tandis que les fleurs hermaphrodites? de la couronne produisent pollen et graines. Cela assure la reproduction même si les pollinisateurs sont rares.

Hémicryptophyte
  • Hémicryptophyte? : Terme botanique désignant une plante vivace dont les bourgeons de survie (points de croissance) sont situés au niveau du sol ou légèrement en dessous de la surface du sol. Ces plantes survivent à l’hiver ou aux conditions défavorables en gardant leurs parties aériennes (tiges et feuilles) au ras du terrain, protégées naturellement par la couche de neige, la litière ou les débris végétaux. L’hémicryptophyte? est une stratégie de survie intermédiaire entre les thérophytes (plantes annuelles) et les géophytes (plantes avec des organes de réserve souterrains).

Caractéristiques :

  • Bourgeons au sol : les méristèmes apicaux (points de croissance) sont situés au niveau de la surface terrestre ou légèrement enfoncés
  • Protection naturelle : les parties aériennes restent courtes et sont protégées par la neige ou la litière morte
  • Persistance : contrairement aux annuelles, ces plantes conservent leurs structures d’une année à l’autre
  • Croissance rapide après l’hiver : dès que les conditions redeviennent favorables, la plante repousse rapidement à partir de ses bourgeons basaux

Rôle et adaptation :

  • Survie hivernale : résiste aux gels en restant compacte et protégée
  • Économie d’énergie : ne consomme pas ses réserves pour maintenir des tiges aériennes hautes et vulnérables
  • Régénération : peut repousser même après des dommages aux parties aériennes (feu, pâturage)
une rosette de pissenlit
Rosette de pissenlit
Le pissenlit est une plante Hémicryptophyte?

Exemples :

  • Graminées vivaces : fétuques, bromes, ray-grass vivace
  • Herbacées : plantain, chicorée, marguerite, trèfle blanc, mouron
  • Plantes de prairies : beaucoup des espèces de prairies naturelles sont des hémicryptophytes?

    Exemple concret : quand vous observez une prairie en hiver, ce qui reste visible au ras du sol avec les bourgeons à peine enfouis – ce sont les hémicryptophytes? qui attendront le printemps pour redéployer leur feuillage.
Herkogamie
  • Herkogamie? : Terme botanique désignant un mécanisme de séparation spatiale ou structurelle des organes reproducteurs mâles et femelles au sein d’une même fleur, permettant de réduire ou d’éviter l’autopollinisation?. L’herkogamie? est une stratégie d’adaptation qui favorise la pollinisation croisée (allogamie?) en rendant le contact entre les étamines? et le stigmate? difficile ou impossible, même au sein de la même fleur hermaphrodite?.

Rôle :

  • Prévention de l’autofécondation? : empêche ou réduit significativement l’autopollinisation?, forçant la plante à se reproduire avec d’autres individus
  • Maintien de la diversité génétique : favorise le brassage génétique et évite la dépression de consanguinité
  • Augmentation de la viabilité : améliore la qualité et la viabilité des graines produites par croisement
  • Adaptation évolutive : reflète des millions d’années d’adaptation pour optimiser la reproduction sexuée

Mécanismes d’herkogamie? :

  • Dichogamie? : étamines? et stigmate? ne sont pas matures au même moment (protandrie? si étamines? d’abord, protogynie? si stigmate? d’abord)
  • Hétérostylie? : différentes longueurs de style et d’étamines? selon les individus de l’espèce (fleurs longistyles vs. brevistyles)
  • Séparation spatiale : étamines? et stigmate? physiquement éloignés ou orientés différemment dans la fleur
  • Barrières physiques : pétales, sépales ou autres structures bloquent l’accès au stigmate?
Shema fleur de sauge et herkogamie
Herkogamie?
l’herkogamie? un mécanisme astucieux mis en place par les fleurs de sauges

Exemple :

  • Primevère (Primula) : fleurs longistyles avec étamines? basses, fleurs brevistyles avec étamines? hautes – deux individus doivent se croiser pour une fécondation réussie
  • Sauge (Salvia) : étamines? mobiles qui frappent le dos du pollinisateur, déposant le pollen loin du stigmate? de la même fleur
  • Iris : pétales modifiés (barbe) qui séparent les étamines? du stigmate?

Exemple concret : quand une abeille visite une fleur de primevère longistyle, elle se couvre de pollen des étamines? basses ; en visitant une fleur brevistyle d’un autre pied, le pollen touche le stigmate? situé plus haut, l’herkogamie? force ainsi la pollinisation croisée entre deux plantes différentes.

hermaphrodite
  • Fleur hermaphrodite? : Se dit d’une fleur qui possède à la fois des organes reproducteurs mâles (les étamines?, qui produisent le pollen) et des organes reproducteurs femelles (le pistil?, composé du stigmate?, du style et de l’ovaire). Une fleur hermaphrodite? est donc capable de produire à la fois le pollen et les ovules nécessaires à la reproduction. C’est le cas de la majorité des fleurs (roses, tomates, campanules, pommiers, etc.).

On dit aussi qu’une fleur hermaphrodite? est une fleur bisexuée ou fleur complète.

À l’inverse, certaines plantes produisent des fleurs unisexuées : soit uniquement mâles (avec seulement des étamines?), soit uniquement femelles (avec seulement un pistil?). C’est le cas par exemple des courges, des kiwis ou des noisetiers.

Répartition des sexes

Version plus technique :

Fleur hermaphrodite? (du grec hermaphroditos, combinant Hermès et Aphrodite) : Fleur possédant dans une même structure florale les deux types d’organes reproducteurs : l’androcée? (ensemble des étamines? productrices de pollen) et le gynécée? (ensemble des carpelles? formant le pistil?). Cette configuration permet théoriquement l’autofécondation?, bien que de nombreux mécanismes (dichogamie?, auto-incompatibilité) favorisent la pollinisation croisée.

Hermaphrodite
  • Hermaphrodite? : Terme botanique désignant une fleur ou une plante qui possède à la fois des organes reproducteurs mâles (étamines?) et des organes reproducteurs femelles (carpelles? ou pistil?) dans la même fleur. Une fleur hermaphrodite? est dite "parfaite" ou "bisexuée" car elle contient les deux sexes et peut théoriquement s’autoféconder. C’est la condition la plus courante chez les plantes à fleurs (angiospermes?).

Rôle :

  • Autofécondation? : peut se reproduire sexuellement seule sans dépendre d’une autre plante pour la pollinisation
  • Fécondation croisée : peut aussi recevoir le pollen d’une autre fleur hermaphrodite? pour une reproduction sexuée variée
  • Flexibilité reproductive : augmente les chances de reproduction même en l’absence de pollinisateurs ou de partenaires sexuels

Caractéristiques :

  • Structure complète : possède à la fois des étamines? (partie mâle) et un carpelle?/pistil? (partie femelle)
  • Unicité : une seule fleur peut produire des graines sans intervention extérieure
  • Efficacité énergétique : investit dans une seule fleur plutôt que de développer des fleurs mâles et femelles séparées

Exemple :

  • Plantes communes : tomates, haricots, pois, roses, œillets, lilas, tournesol, fraisier
  • Fleurs sauvages : coquelicot, marguerite, bleuet, pivoine

Exemple concret : quand vous cultivez une tomate en pot sur un balcon sans pollinisateurs visibles, la fleur se pollinise elle-même grâce à son hermaphroditisme – les étamines? libèrent le pollen qui féconde le carpelle? de la même fleur, produisant ainsi des tomates sans intervention extérieure.

hétérochronie

Hétérochronie?

  • Hétérochronie? : Phénomène biologique où deux événements ou processus biologiques ne se produisent pas au même moment, alors qu’on pourrait s’attendre à ce qu’ils le soient. Le terme signifie littéralement "temps différent".

Dans le contexte des fleurs, on parle d’hétérochronie? florale : c’est quand les différentes parties reproductrices d’une fleur n’arrivent pas à maturité simultanément. Par exemple, dans la campanule à grandes fleurs, les étamines? (organes mâles) mûrissent et libèrent leur pollen plusieurs jours avant que le stigmate? (organe femelle) soit prêt à le recevoir. Ce décalage temporel empêche la fleur de se féconder elle-même.

L’hétérochronie? est un concept plus large que la dichogamie? : la dichogamie? est un type spécifique d’hétérochronie? florale qui concerne la maturité des organes sexuels.

hétérosis
  • Hétérosis? (aussi appelée vigueur hybride?) : Phénomène biologique où les hybrides issus du croisement de deux lignées pures génétiquement éloignées sont plus robustes, plus vigoureux et plus productifs que leurs parents. Les hybrides manifestent de meilleures performances pour des caractères comme la taille, la croissance, la résistance aux maladies, la fructification et la survie globale.

Mécanismes :

  • Complémentation génétique : L’hybride cumule dans son génotype les allèles dominants favorables de chaque parent, ce qui supprime les effets délétères des allèles récessifs nocifs hérités de ses parents homozygotes.
  • ​Suppression des« tares » des lignées pures : Les lignées pures qui se reproduisent longtemps entre elles accumulent progressivement des allèles récessifs nuisibles (consanguinité). L’hybridation annule ces défauts.

Limitation importante :

Si l’agriculteur ressème les graines F1 produites par l’hybride, il obtient une génération F2 hétérogène avec une perte de performance. C’est pourquoi il doit renouveler ses semences chez le producteur, ce qui financiarise la sélection génétique.


Lorsque vous semez des graines de tomate hybride F1, les plants que vous obtenez sont tous vigoureux, uniformes et productifs. Si vous ressemez vos propres graines produites par ces plants, la génération suivante perd cet effet hétérosis? et présente des variations imprévisibles.

Hétérostylie
  • Hétérostylie? : Système de reproduction floral où les fleurs d’une même espèce présentent des styles (l’organe femelle) de longueurs différentes, généralement accompagnées de positions variables des étamines? (organes mâles). Ce mécanisme favorise la pollinisation croisée entre plantes et prévient l’autofécondation?. L’hétérostylie? est une adaptation évolutive qui augmente la diversité génétique et la viabilité des graines.

Rôle :

  • Promotion de la pollinisation croisée : oblige les pollinisateurs à transférer le pollen d’une fleur à l’autre entre des plantes différentes
  • Prévention de l’autofécondation? : les positions différentes du style et des étamines? réduisent ou empêchent l’autofécondation? inefficace
  • Augmentation de la viabilité : favorise la diversité génétique et produit des graines plus viables et des descendances plus robustes

Types principaux :

  • Distylies : deux formes florales distinctes (style court/étamines? longues vs style long/étamines? courtes) – exemple : Primula veris
    (primevère officinale)
  • Tristylies : trois formes florales différentes – exemple : Lythrum salicaria

(salicaire)

Exemple :

  • Primula veris

 : la fleur « pin-eyed » (à long style) a les étamines? basses, tandis que la fleur « thrum-eyed » (à court style) a les étamines? hautes. Un pollinisateur visitant successivement ces deux types de fleurs transfère efficacement le pollen entre elles.

Exemple concret : quand vous semez des primevères et que vous remarquez que certaines fleurs ont le style qui dépasse et d’autres non, c’est l’hétérostylie? en action – la nature s’assure que vous ne pouvez pas vous féconder vous-même !

La montaison
  • La montaison?, ou "montée à graine", désigne chez les plantes (notamment herbacées) le processus d’allongement rapide des entre-nœuds de la tige dressée florifère, juste avant la floraison et la formation des graines. Ce stade précède la floraison proprement dite et conduit à la production de la hampe florale.
  • La montaison? est déclenchée par des hormones végétales comme les gibbérellines?, et correspond à la période où la plante "monte en graine". On observe ce phénomène chez de nombreuses espèces cultivées, en particulier les céréales (blé, orge, seigle), les légumes feuilles (laitue, épinard) et certaines plantes à racines.
  • En résumé, la montaison? marque l’entrée de la plante dans sa phase de reproduction sexuée, avec la croissance rapide de la tige qui va porter les fleurs puis les graines.
Les Voiles

Les voiles? évitent le croisement entre variétés.

Ligulée
  • Ligulée? : Se dit d’une fleur qui possède une ligule, c’est-à-dire une languette ou une extension plate et allongée ressemblant à une petite langue. Dans les fleurs composées (comme les marguerites ou les pissenlits), on distingue les fleurs ligulées? (avec languette) des fleurs tubulées? (sans languette, en forme de tube).

Exemples :

  • Fleurs ligulées? : les pétales externes d’une marguerite (la couronne blanche ou rose)
  • Fleurs tubulées? : le centre jaune de la marguerite (les petites fleurs en tube)
  • Pissenlits : TOUTES les fleurs sont ligulées? (pas de centre tubulé)
Métagynie
  • Métagynie? : Terme botanique et zoologique désignant un type de reproduction ou de développement sexuel où le sexe d’un organisme change au cours de sa vie. Dans le contexte botanique, la métagynie? correspond à une modification des structures reproductrices d’une plante au fil du temps ou selon les conditions environnementales. En zoologie, elle décrit les organismes hermaphrodites? ou ceux capables de changer de sexe selon les circonstances.

Rôle :

  • Flexibilité reproductive : permet à l’organisme de s’adapter aux conditions environnementales et de maximiser ses chances de reproduction
  • Optimisation génétique : évite l’autofécondation? chez certaines espèces hermaphrodites? en changeant de rôle sexuel
  • Stratégie évolutive : représente une adaptation à des environnements variables ou imprévisibles

Manifestations :

  • Protérandrie : l’organisme fonctionne d’abord comme mâle, puis devient femelle (notamment chez certains hermaphrodites?)
  • Protérogynie : l’organisme fonctionne d’abord comme femelle, puis devient mâle
  • Hermaphrodisme? séquentiel : alternance entre les deux rôles sexuels selon les besoins

Exemple :

  • Certain poissons

 : comme le poisson-clown ou les labres, changent de sexe en fonction de la hiérarchie du groupe ou de l’absence de partenaire

  • Certaines plantes hermaphrodites? : modifient le timing de maturation de leurs organes mâles et femelles pour éviter l’autofécondation?
  • Mollusques marins : certaines espèces d’huîtres et de gastéropodes pratiquent la métagynie?

Exemple concret : chez le poisson-clown, si la femelle dominante du groupe disparaît, le mâle dominant change de sexe pour devenir femelle, tandis qu’un mâle subordiné devient reproducteur mâle – un mécanisme de métagynie? garantissant la survie du groupe.

Métandrie
  • Métandrie? : Terme botanique désignant une condition où les étamines? (organes reproducteurs mâles) d’une fleur mûrissent et libèrent leur pollen à des moments différents de la maturation du stigmate? (partie réceptive de l’organe femelle). La métandrie? est une forme de dichogamie?, un mécanisme d’évolution qui favorise la pollinisation croisée et prévient l’autofécondation?.

Rôle :

  • Prévention de l’autofécondation? : empêche une fleur de se féconder avec son propre pollen en créant une asynchronie temporelle
  • Pollinisation croisée : force la flante à recevoir le pollen d’autres individus, favorisant la diversité génétique
  • Adaptation reproductrice : augmente les chances de reproduction sexuée efficace chez les espèces hermaphrodites?

Caractéristiques :

  • Timing décalé : les étamines? mûrissent et libèrent le pollen AVANT que le stigmate? soit réceptif
  • Fleur hermaphrodite? : la même fleur possède à la fois des organes mâles et femelles, mais fonctionnels à des moments différents
  • Variabilité : le délai peut être de quelques heures à plusieurs jours selon l’espèce

Exemple :

  • Fleurs de muflier, persicaire, beaucoup de liliacées et de caryophyllacées
  • Chez le lis : les étamines? mûrissent et produisent le pollen plusieurs jours avant que le stigmate? devienne réceptif

Exemple concret : quand vous observez une fleur de lis, remarquez que le pollen s’écoule des anthères? bien avant que le stigmate? (au centre de la fleur) ne soit collant ou réceptif – cette séparation temporelle garantit que la lis ne se pollinise pas elle-même.

monocarpique
  • Monocarpique? : Qualifie une plante qui ne fleurit et ne fructifie qu’une seule fois dans sa vie. Après cette unique floraison et fructification, la plante épuise ses réserves énergétiques et meurt. C’est une stratégie naturelle de reproduction où toute l’énergie de la plante est mobilisée pour produire la plus grande quantité possible de graines.

Caractéristiques :

  • Les plantes annuelles et bisannuelles sont naturellement monocarpiques? (ex. : tomate, haricot, radis)
  • ​Certaines vivaces peuvent aussi être monocarpiques? (ex. : agave, bananier d’Abyssinie, certains bambous)
  • ​Après la floraison, le bourgeon apical central se transforme, puis une hampe florale spectaculaire émerge chez certaines espèces comme l’agave américain (jusqu’à plus de 10 mètres de hauteur)
  • ​À l’issue de la fructification et de la production de graines, la plante dépourvue de bourgeon dépérit et disparaît


L’agave, qui fleurit qu’une seule fois après 5 à 40 ans de vie selon l’espèce, produit une inflorescence spectaculaire composée de nombreuses fleurs tubulaires avant de mourir – c’est le sacrifice ultime de la plante pour assurer sa progéniture.


À l’inverse, les plantes polycarpiques (ou pleonanthiques) fleurissent et fructifient plusieurs fois au cours de leur vie sans mourir après la première floraison (ex. : arbres fruitiers, vivaces, arbustes)

Monoécie
  • Monoécie? : Terme botanique désignant une plante hermaphrodite? au niveau de l’espèce, mais dont les fleurs mâles et femelles sont séparées sur le même individu. La monoécie? est une stratégie de reproduction où une même plante produit à la fois des fleurs staminates (mâles) et des fleurs pistillées (femelles), mais sur des structures florales distinctes.

Rôle :

  • Reproduction sexuée : permet l’autofécondation? ou la fécondation croisée selon les conditions
  • Production de gamètes : les fleurs mâles produisent le pollen tandis que les fleurs femelles produisent les ovules
  • Formation de graines et fruits : seules les fleurs femelles développeront les fruits contenant les graines
  • Économie énergétique : la plante optimise l’allocation des ressources en spécialisant certaines fleurs pour la reproduction mâle et d’autres pour la femelle

Caractéristiques :

  • Organisation : fleurs mâles et femelles sur le même pied (monogame au sens botanique)
  • Localisation spatiale : souvent sur des ramifications différentes ou à des niveaux différents
  • Pollinisation : favorise généralement la pollinisation croisée grâce à la séparation spatiale et temporelle
  • Hermaphrodisme? partiel : la plante est hermaphrodite? au niveau de l’individu mais pas au niveau de la fleur

Exemples :

  • Conifères : épicéa, pin, sapin, mélèze (fleurs mâles et femelles séparées sur les mêmes branches)
  • Angiospermes? : maïs, courges, concombre, noisetier, bouleau, noyer
  • Arbres fruitiers : châtaignier, chêne (certaines espèces)

Exemple concret : quand vous cultivez du maïs, les fleurs mâles (panicules terminales) sont au sommet de la plante et produisent le pollen, tandis que les fleurs femelles (épis) sont plus bas sur la tige et recevront le pollen pour produire les grains.

Monoïque
  • Monoïque? : Se dit d’une plante qui porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles sur le même individu, mais dans des fleurs séparées et distinctes. Contrairement aux fleurs hermaphrodites? où mâle et femelle sont dans la même fleur, les fleurs monoïques sont unisexuées (soit mâles, soit femelles) mais cohabitent sur la même plante.

Exemples : Courge, maïs, noyer, sapin, épicéa, noisetier, châtaignier, pin.

Avantages :

  • Pollinisation croisée favorisée (même si possible entre deux fleurs du même plant)
  • Plus efficace pour la reproduction que l’hermaphrodisme? strict

Caractéristique :

  • Un seul plant peut produire fruits et graines (contrairement à la dioïcie)

L’inverse est dioïque? (mâles et femelles sur des plants différents).

mycorhize

Qu’est-ce que "les mycorhizes?" ?

Les mycorhizes?, c’est une alliance entre les racines des plantes et des champignons du sol. Ces champignons viennent coloniser les racines et créent un réseau souterrain qui aides l’absorption des nutriments (surtout le phosphore et l’azote) et de l’eau.

En échange, la plante leur file des sucres qu’elle produit grâce à la photosynthèse. Ce partenariat a plein d’avantages : il aide les plantes à mieux supporter les coups durs comme la sécheresse, les sols pauvres ou encore les attaques de pathogènes.

Il existe plusieurs types de mycorhizes?, mais les plus courantes sont :

  • Les endomycorhizes (ou mycorhizes? arbusculaires) : les champignons pénètrent à l’intérieur des cellules des racines et forment des structures spécialisées pour l’échange de nutriments.
  • Les ectomycorhizes : les champignons entourent les racines sans entrer dans les cellules, créant un réseau dense qui améliore l’absorption des nutriments.

Les mycorhizes? jouent un rôle clé dans la fertilité des sols et la santé des écosystèmes.

myrmécochorie

La myrmécochorie? est un mode de dispersion des graines par les fourmis. Ce terme vient du grec myrmex (fourmi) et khoros (dispersion). C’est une interaction mutualiste entre certaines plantes et les fourmis, où chaque partie en tire un avantage.

Mécanisme de la myrmécochorie? :

  • Attirance : Les graines des plantes concernées possèdent souvent un élaiosome?, une excroissance charnue riche en lipides et en nutriments, qui attire les fourmis.
  • Transport  : Les fourmis transportent les graines jusqu’à leur nid, attirées par l’élaiosome?.
  • Consommation : Les fourmis consomment l’élaiosome?, mais la graine reste intacte.
  • Dispersion : Après avoir mangé l’élaiosome?, elles abandonnent les graines dans leur nid ou à proximité, souvent dans des endroits favorables à la germination (sol riche, humide et protégé).

Avantages pour la plante :

  • Dispersion efficace : Les graines sont éloignées de la plante mère, ce qui réduit la concurrence pour les ressources.
  • Protection contre les prédateurs : Les graines transportées à l’intérieur des nids sont à l’abri des prédateurs et des conditions climatiques défavorables.
  • Amélioration du sol : Les nids de fourmis sont souvent riches en nutriments, ce qui favorise la germination et la croissance des graines.

Exemples de plantes utilisant la myrmécochorie? :

La chélidoine (Chelidonium majus).
Les violettes (Viola spp.).
Certaines euphorbes.
Les anémones (Anemone spp.).

La myrmécochorie? est un excellent exemple de coopération entre les plantes et les animaux .

Nitrophile
  • Nitrophile? : Plante qui se développe préférentiellement sur les sols ou dans les eaux riches en nitrates (azote). Le nitrate provient généralement de la décomposition d’apports organiques liés aux activités humaines (engrais, dépotoirs) ou des déjections animales. La plupart des plantes nitrophiles? sont aussi des plantes rudérales, c’est-à-dire pionnières et présentes dans les habitats perturbés ou modifiés.

Rôle :

  • Absorption compétitive : captent l’azote plus efficacement que les autres plantes grâce à leurs adaptations particulières, ce qui leur permet de croître rapidement dans les environnements riches en nitrates
  • Croissance rapide : dotées d’un taux de croissance élevé et d’une grande capacité de reproduction et de dispersion des graines
  • Bioindicateurs? : témoignent d’une perturbation ou d’un enrichissement du sol ; leur présence signale un sol riche en azote
  • Biorestauration : peuvent pomper l’azote du sol avant qu’il ne soit lessivé et perdu pour l’écosystème

Exemples :

  • Grande ortie (Urtica dioica) : la plante nitrophile? par excellence, très compétitive sur les sols enrichis
  • Épinard sauvage (Chenopodium bonus-henricus)
  • Liserons, trèfle blanc, gaillet, pissenlits, chardons, lamiers, laiteron
  • Sureau hièble, consoude

    Si vous observez des orties denses et vigoureuses autour d’une grange ou d’une zone où l’azote s’accumule (déjections animales), vous pouvez en déduire que le sol est riche en nitrates, exactement comme les deux cotylédons? du haricot indiquent le début du développement d’une nouvelle plante.
Nouaison
  • Nouaison? : Stade de développement des fleurs où l’ovaire commence à se transformer en jeune fruit après la fécondation réussie. La nouaison? marque le passage de la fleur épanouie au fruit en formation. C’est la période où les pétales tombent, les étamines? se rétractent, et l’ovaire commence à gonfler progressivement pour former le fruit.

Caractéristiques :

  • Après la pollinisation/fécondation : commence seulement si la fécondation a réussi
  • Chute des pétales : disparition des parties florales inutiles
  • Gonflement de l’ovaire : début de la croissance du fruit
  • Augmentation de taille : visible à l’œil nu après quelques jours

Exemples :

  • Tomate : après floraison, l’ovaire vert gonfle progressivement
  • Pomme : après floraison, le jeune fruit verdâtre devient visible
  • Campanule : après fécondation, l’ovaire commence à s’allonger
  • Courgette : le jeune fruit vert apparaît sous la fleur

Terme apparenté : La nouaison? réussie = "noue bien" (beaucoup de fruits se forment). Une mauvaise nouaison? = peu de fruits se forment (peut être due au manque de pollinisateurs, températures défavorables, stress hydrique).

Nucelle
  • Nucelle? : Tissu parenchymateux qui constitue le cœur du nucelle? (ou nucellus en latin), situé à l’intérieur de l’ovule. La nucelle? est la masse cellulaire principale de l’ovule qui entoure directement le sac embryonnaire. Elle provient de l’intégument et se développe autour de l’archéspore, qui donnera naissance aux cellules reproductrices.

Rôle :

  • Protection : enveloppe et protège le sac embryonnaire et les cellules reproductrices
  • Nutrition : fournit des nutriments au sac embryonnaire en cours de développement
  • Soutien structurel : maintient l’architecture de l’ovule et assure la stabilité du tissu reproducteur
  • Dégénérescence programmée : la nucelle? se résorbe partiellement ou totalement après la fécondation pour laisser de la place à l’embryon en croissance

Structure :

  • Composition : tissu parenchymateux composé de cellules riches en réserves (amidon, protéines)
  • Position : entourant le sac embryonnaire et délimité par l’intégument externe
  • Évolution : diminue progressivement après la fécondation pour permettre l’expansion de l’albumen

Exemple :

  • Chez les Solanacées

(tomates, poivrons, aubergines) : la nucelle? est bien développée et se résorbe au cours de la maturation de la graine

  • Chez le haricot : semblable à l’exemple du cotylédon? que vous avez fourni, la nucelle? nourrit l’embryon en développement jusqu’à ce que l’albumen prenne le relais

Exemple concret : quand vous coupez une graine de tomate en deux et observez la structure interne, la nucelle? est la zone transparente ou translucide qui entoure directement l’embryon blanc, avant la couche plus externe d’albumen.

Nucule

Nucule?  : Fruit sec et indéhiscent (qui ne s’ouvre pas) contenant une seule graine, caractérisé par une paroi très épaisse, dure et souvent ligneuse ou osseuse. La nucule? est une forme spécialisée d’akène? avec une paroi beaucoup plus épaisse et plus robuste. La distinction entre le fruit et la graine à l’intérieur est généralement très claire, contrairement à l’akène? où elle est flue.

Caractéristiques :

  • Monosperme : une seule graine
  • Indéhiscent : ne s’ouvre pas naturellement
  • Paroi très épaisse : péricarpe? très épais, dur, souvent lignifié
  • Protection maximale : crée une coque très résistante

Exemples :

  • Noisette : nucule? dure enrobée d’une cupule
  • Noix : nucule? très épaisse et ligneuse
  • Gland : nucule? dur enrobé d’une cupule (le chapeau du gland)
  • Charme : nucule? très dure et dense

À ne pas confondre :

  • Akène? : fruit sec monosperme avec paroi mince
  • Nucule? : fruit sec monosperme avec paroi très épaisse et dure
  • Drupe : fruit charnu avec noyau dur (amande, prune — mais charnu temporairement)
Ombelle
  • Ombelle? : Inflorescence (arrangement des fleurs) où les pédoncules floraux (petites tiges portant les fleurs) partent tous d’un même point et s’étalent comme les rayons d’un parapluie ou les baleines d’un parasol ouvert. Cet arrangement crée une forme arrondie et plate au sommet.

Caractéristique : Tous les pédoncules ont approximativement la même longueur, ce qui place les fleurs au même niveau, formant une plate-forme.

Exemples :

  • Ombelle? simple : carotte, fenouil, persil (fleurs directement au sommet)
  • Ombelle? composée : ombellifères composées (chaque rayon porte une petite ombelle? secondaire)
  • Fleur d’ail : petites fleurs en ombelle?

    Famille caractéristique : Les Ombellifères (ou Apiacées : carotte, persil, fenouil, cerfeuil) sont nommées ainsi à cause de ce type d’inflorescence.
Pappus
  • Pappus? : Structure spécialisée présente chez certaines fleurs (particulièrement chez les Asteraceae), formée par la transformation du calice? en une couronne de poils, d’écailles ou de soies. Le pappus? remplace le calice? traditionnel et joue un rôle crucial dans la dispersion des graines : il agit comme un "parachute" permettant aux fruits (akènes?) de flotter dans l’air et d’être dispersés par le vent sur de longues distances.

    Fonctions :
  • Dispersion anémochore : facilite le transport par le vent
  • Légèreté : réduit la densité du fruit pour une meilleure flottabilité
  • Surface d’accrochage : les poils capturent les courants d’air

    Exemples :
  • Pissenlit : pappus? de poils fins formant une boule transparente (ce qu’on appelle le "souhait")
  • Chardon : pappus? de soies raides, plumeuses
  • Marguerite : pappus? réduit ou absent
  • Centaurée : pappus? d’écailles

Particularité : Le pappus? du pissenlit est si connu que les enfants soufflent dessus pour "faire un vœu" — c’est en réalité le mécanisme de dispersion des graines !

Péricarpe
  • Péricarpe? : Paroi du fruit, c’est-à-dire l’enveloppe qui entoure et protège les graines. Le péricarpe? provient de la transformation de l’ovaire après la fécondation. Il se compose de trois couches : l’épicarpe (couche externe, la "peau"), le mésocarpe (couche intermédiaire, souvent charnue ou fibreuse), et l’endocarpe? (couche interne).

Fonction : Protéger les graines en développement et faciliter leur dispersion.

Exemples selon le type de fruit :

  • Pomme : chair épaisse = mésocarpe très développé
  • Noyau de pêche : endocarpe? très dur et lignifié
  • Peau de tomate : épicarpe fin
  • Fibre de noix de coco : mésocarpe fibreux
Photoblastique
  • Photoblastique? : Qualification d’une graine dont la germination est influencée ou dépend de la présence ou de l’absence de lumière. Le terme photoblastique? décrit la sensibilité de la graine à la lumière lors de la germination, ce qui peut favoriser ou inhiber le processus germinatif.

Types de photoblastisme :

  • Photoblastique? positive : la lumière stimule et accélère la germination. Ces graines ont besoin d’être exposées à la lumière pour germer correctement. Par exemple, la laitue et certaines petites graines très fines ont besoin de lumière pour déclencher leur germination.
  • Photoblastique? négative : la lumière inhibe la germination. Ces graines germent mieux dans l’obscurité ou au contraire, la lumière bloque leur germination. C’est le cas de nombreuses graines forestières qui attendent la chute d’un arbre et l’ombre de la forêt avant de germer.
  • - Photoneutres : la germination n’est pas affectée par la présence ou l’absence de lumière. Ces graines peuvent germer indifféremment dans la lumière ou l’obscurité, comme le haricot ou la courge.

Mécanisme :

  • - Phytochromes : les graines contiennent des récepteurs appelés phytochromes qui perçoivent la lumière rouge. Ces récepteurs permettent à la graine de détecter si elle est exposée à la lumière directe ou si elle est enfouie sous un couvert ombragé.
  • - Stratégie écologique : cette sensibilité à la lumière permet aux plantes de germer au meilleur moment. Une graine photoblastique? positive germe en surface où il y a de la lumière pour la photosynthèse ; une graine photoblastique? négative germe en milieu ombragé, attendant des conditions forestières favorables.

Quand vous semez de la laitue, vous devez la placer en surface du sol avec une exposition à la lumière pour qu’elle germe (photoblastique? positive). À l’inverse, si vous semez du haricot, vous pouvez l’enterrer sans problème car il ne dépend pas de la lumière pour germer (photoneutre).

phytoremédiation

La phytoremédiation? est une technique écologique de dépollution qui utilise les plantes pour nettoyer les sols, l’eau et parfois même l’air. Ce procédé repose sur les capacités naturelles des végétaux et des micro-organismes associés à absorber, stabiliser, décomposer ou transformer les polluants présents dans l’environnement. Cette méthode est particulièrement efficace pour réduire la contamination causée par des substances telles que les métaux lourds, les hydrocarbures, les pesticides ou encore les produits chimiques industriels.

Les principales formes de phytoremédiation? incluent la phytoextraction, où les plantes absorbent les polluants dans leurs racines et les accumulent dans leurs parties aériennes, permettant ensuite leur récolte et leur élimination. La phytostabilisation consiste à réduire la mobilité des polluants dans le sol pour éviter leur dispersion, notamment vers les nappes phréatiques. La phytodégradation repose sur la décomposition des polluants organiques grâce à l’action combinée des plantes et des micro-organismes présents dans leur rhizosphère?. La rhizofiltration, quant à elle, utilise les racines pour filtrer les polluants présents dans l’eau, tandis que la phytovolatilisation transforme certains polluants en composés gazeux relâchés dans l’atmosphère.

La phytoremédiation? présente de nombreux avantages. Elle est respectueuse de l’environnement et beaucoup plus économique que les techniques industrielles de dépollution. En outre, elle permet de réhabiliter des sites contaminés tout en les rendant esthétiquement agréables grâce à la présence de végétation. Cependant, cette méthode a aussi ses limites : elle peut être lente, nécessitant plusieurs années pour obtenir des résultats significatifs, et son efficacité varie selon la nature des polluants et des plantes utilisées. Elle n’est pas adaptée aux environnements fortement contaminés où les plantes ne peuvent survivre.

pistil
  • Pistil? : Organe reproducteur femelle de la fleur. Le pistil? est composé de trois parties principales : le stigmate? (sommet réceptif qui capture le pollen), le style (tube fin qui relie le stigmate? à la base), et l’ovaire (base contenant les ovules qui deviendront les graines après fécondation).

Parties du pistil? :

  • Stigmate? : sommet réceptif au pollen
  • Style : tube conducteur
  • Ovaire : base contenant les ovules

Fonction : Capturer le pollen, le guider vers les ovules, et produire les graines après fécondation.

Terme alternatif : Le pistil? est aussi appelé carpelle? lorsqu’il est formé d’une seule feuille carpellaire. Quand plusieurs carpelles? sont soudés, on parle de pistil? composé.

Pollinisation par piston
  • Pollinisation par piston?  : (aussi appelée pollinisation vibratile? ou sonication?) : Mode de pollinisation dans lequel les abeilles, notamment les bourdons, créent des vibrations à très haute fréquence en contractant rapidement leurs muscles alaires afin d’extraire le pollen des anthères? et de polliniser les fleurs de manière incidente.

Mécanisme

  • Génération de vibrations : Le bourdon s’accroche à la fleur avec ses mandibules (mâchoires) et active ses muscles de vol indirects, produisant des vibrations de centaines de cycles par seconde
  • Libération du pollen : Ces vibrations font rebondir le pollen à l’intérieur des anthères? et le propulsent violemment vers l’extérieur, se déposant sur le corps de l’abeille et sur le stigmate?
  • Efficacité : Cette technique permet l’accès au pollen de plus de 22 000 espèces végétales possédant une morphologie florale particulière (anthères? poricidales)

Fleurs concernées :

  • Tomates, poivrons et aubergines : Leurs fleurs ont une structure solaniforme avec un cône d’étamines? soudées et le pollen ne s’échappe que par un pore apical
  • Autres plantes : Myrtilles, framboises, fleurs de passion, mélisse

Quand vous observez un bourdon sur une fleur de tomate, s’il reste immobile en créant un son grave et distinct (le bourdonnement), il effectue une pollinisation par piston? : le pollen sort des petits pores au sommet de la fleur comme si la fleur était une salière vibratile.​

Polygame
  • Polygame? : Terme botanique désignant une plante ou une espèce qui produit à la fois des fleurs hermaphrodites? (possédant les deux sexes) et des fleurs unisexuées (mâles ou femelles) sur le même individu ou sur différents individus de la même espèce. Une plante polygame? combine donc plusieurs systèmes reproducteurs différents.

Rôle :

  • Flexibilité reproductive : permet à la plante de se reproduire par fécondation croisée (entre fleurs de sexes différents) ou par autofécondation? (via les fleurs hermaphrodites?)
  • Adaptation : augmente les chances de reproduction même en l’absence de pollinisateurs ou de partenaires sexuels à proximité
  • Stratégie évolutive : offre une stratégie reproductive flexible selon les conditions environnementales

Systèmes reproducteurs présents :

  • Fleurs hermaphrodites? : contiennent à la fois étamines? et carpelles? fonctionnels
  • Fleurs staminate? (mâles) : produisent du pollen uniquement
  • Fleurs pistillée (femelles) : produisent des fruits et graines uniquement

Distribution :

  • Peut être sur le même pied (polygame? monoïque?)
  • Peut être distribuée entre différents pieds de la même espèce (polygame? dioïque?)

Exemple :

  • Frêne, érable, orme : produisent à la fois des fleurs hermaphrodites? et unisexuées
  • Chez certaines variétés de tomate ou de courge, coexistent fleurs hermaphrodites? et fleurs unisexuées
  • Cendrier ou noisetier

    Exemple concret : quand vous cultivez une courge, certaines fleurs sont exclusivement femelles (portant un petit fruit à leur base), d’autres exclusivement mâles (sur un long pédoncule), et certaines peuvent être hermaphrodites? – la plante est donc polygame?.
Protandre
  • Protandre? : Se dit d’une fleur hermaphrodite? où les étamines? (organes mâles) mûrissent et libèrent leur pollen avant que le stigmate? (organe femelle) ne soit réceptif. Ce décalage temporel favorise la pollinisation croisée en empêchant l’autofécondation? immédiate.

Mécanisme :

Les étamines? mûrissent en premier et expulsent le pollen
Quelques jours ou heures plus tard, le stigmate? devient réceptif au pollen
Ce timing éloigné évite que la fleur se féconde elle-même
Les insectes pollinisateurs transportent le pollen vers d’autres fleurs

Terme apparenté : Protogyne est l’inverse (stigmate? réceptif avant la maturité des étamines?).

Exemple : La campanule à grandes fleurs (Campanula medium) est protandre?.

protandrie
  • Protandrie? : Phénomène biologique chez les plantes hermaphrodites? (possédant à la fois des organes mâles et femelles) où les anthères? (organes mâles producteurs de pollen) atteignent leur maturité et libèrent leur pollen avant que les stigmates? (organes femelles récepteurs de pollen) ne deviennent réceptifs. C’est un mécanisme qui favorise la fécondation croisée entre plantes différentes plutôt que l’autofécondation?.

Fonctionnement :

  1. Jour 1 : Le pollen est libéré par les anthères? devenues mâtures
  2. Jour 2 : Après que les étamines? s’écartent du pistil?, le stigmate? devient réceptif

​Cette séparation temporelle des fonctions sexuelles empêche le pollen de la même fleur de se déposer sur son propre stigmate?

Fréquence et distribution :

  • La protandrie? est très fréquente chez les plantes à fleurs : environ 35% des espèces hermaphrodites? sont protandres
  • Elle domine chez les Astéracées, les Lamiacées et les Apiacées
  • Elle est beaucoup plus commune que son opposé, la protogynie? (seulement 8% des espèces)

Exemples : Carotte, menthe, légumineuses, composites, et la plupart des fleurs hermaphrodites? observées couramment au jardin.

Contraste : La protogynie? est l’inverse : les stigmates? deviennent réceptifs avant que le pollen ne soit libéré, ce qui est beaucoup plus rare et se trouve notamment chez l’avocatier et certaines fleurs printanières des régions tempérées.​

Protogynie
  • Protogynie? : Terme botanique désignant une stratégie de reproduction chez les plantes hermaphrodites? (fleurs bisexuées) où les organes reproducteurs femelles (carpelles?/pistil?) arrivent à maturité et deviennent réceptifs avant les organes reproducteurs mâles (étamines?/anthères?). Cette maturation décalée favorise la pollinisation croisée en évitant l’autofécondation? et en augmentant la diversité génétique. Le terme vient du grec proto (premier) et gyne (femme).

Rôle :

  • Prévention de l’autofécondation? : le stigmate? est réceptif avant que le pollen de la même fleur ne soit mature
  • Favorisation de la pollinisation croisée : force le pollen à provenir d’autres fleurs ou d’autres plantes
  • Augmentation de la diversité génétique : garantit un brassage génétique bénéfique pour la population

Caractéristiques :

  • Maturation décalée : le pistil? fane ou perd sa réceptivité avant la libération du pollen propre
  • Synchronisation avec les pollinisateurs : la fleur est réceptive au pollen extérieur quand elle est visitée
  • Timing : le stigmate? reste receptif plusieurs jours pendant que les anthères? ne sont pas encore mûres

Exemple :

  • Plantain (Plantago major) : le pistil? se mature et reçoit le pollen d’autres fleurs avant la libération du pollen propre
  • Châtaignier : les stigmates? émergent et sont réceptifs avant que les étamines? ne libèrent leur pollen

Exemple concret : quand vous observez une fleur de plantain, vous remarquez d’abord les stigmates? rouges et réceptifs qui émergent du centre, puis plusieurs jours après, les étamines? jaunes se déploient pour libérer le pollen – cette séparation temporelle force la plante à se croiser avec d’autres pieds.

purin de plante

Le purin? est une fermentation de plantes qui permet de soigner les plantes de façon naturel.

Rhizosphère
  • Rhizosphère? : Zone du sol qui entoure immédiatement les racines d’une plante (10 à 20 cm d’épaisseur) et qui est directement influencée par leur activité. C’est le volume sédimentaire où la croissance des micro-organismes est stimulée par les échanges avec les racines vivantes. La rhizosphère? est extraordinairement riche en micro-organismes (bactéries et champignons) car elle reçoit directement les exsudats racinaires , des composés organiques secrétés par les racines , qui constituent une source d’énergie essentielle pour ces organismes. C’est pourquoi on la qualifie de « moitié cachée » des plantes, représentant 1 à 3% du volume total du sol mais jouant un rôle disproportionné dans la santé et la nutrition de la plante.

Rôles principaux :

  • Absorption des nutriments : absorbe l’eau et les minéraux (azote, phosphore, potassium) nécessaires à la croissance de la plante et les transfère par les racines
  • Stockage et transformation : les micro-organismes transforment les éléments minéraux peu disponibles en formes assimilables par la plante
  • Protection : les symbioses avec les champignons mycorhiziens et les bactéries protègent la plante contre les agents pathogènes
  • Échange d’énergie : environ 40% du carbone capté par la plante en photosynthèse est exsudé dans la rhizosphère? pour nourrir les micro-organismes symbiotiques

    Symbioses et interactions :
    
  • Mycorhizes? : champignons formant un réseau de filaments (mycéliums) qui élargissent la surface d’absorption racinaire et facilitent l’accès aux nutriments et à l’eau
  • Rhizobactéries : bactéries qui fixent l’azote atmosphérique (notamment chez les légumineuses comme les haricots ou les pois) ou solubilisent le phosphore bloqué dans le sol
  • Rhizophagie : cycle où les micro-organismes pénètrent dans les cellules racinaires, échangent les nutriments qu’ils ont capturés, puis sont expulsés pour recommencer le cycle après s’être reconstitués en nutriments

Quand vous semez un haricot dans le sol, les micro-organismes du sol colonisent la zone autour de ses racines. Des bactéries fixent l’azote de l’air et des champignons mycorhiziens établissent un véritable « réseau de communication » entre les racines et le sol, permettant au haricot d’absorber efficacement tous les éléments dont il a besoin pour croître rapidement et se développer sainement.

Schizocarpe
  • Schizocarpe? : Fruit sec composé de plusieurs carpelles? soudés originellement qui se divisent à maturité en segments appelés méricarpes. Chaque méricarpe contient une seule graine et se sépare individuellement du fruit pour assurer la dispersion des semences. Le schizocarpe? est un fruit indéhiscent, c’est-à-dire qu’il ne s’ouvre pas pour libérer la graine, contrairement à une gousse. Le terme vient du grec schizo (fendre) et karpos

(fruit).

Rôle :

  • Dispersion des graines : les méricarpes se séparent à maturité et peuvent être transportés individuellement par le vent, l’eau ou les animaux
  • Protection : chaque méricarpe enveloppe et protège sa graine unique pendant le transport
  • Adaptation : certains méricarpes possèdent des crochets, des épines ou des ailes pour faciliter leur adhésion ou leur vol

Structure :

  • Origine : développé à partir d’un ovaire à carpelles? multiples (gynécée? syncarpe)
  • Méricarpes : segments indéhiscents ou parfois partiellement ouverts (selon les espèces)
  • Porte-fruits : un carpophore (tige-support) peut relier les méricarpes entre eux

Familles botaniques principales :

  • Apiaceae (ombellifères) : carottes, persil, céleri – produisent des diakènes (2 méricarpes)
  • Geraniaceae (géraniums) : méricarpes souvent déhiscents? (s’ouvrent partiellement)
  • Malvaceae (mauves, roses trémières) : produisent des polyakènes (nombreux méricarpes)
  • Lamiacées et Borraginacées : produisent des tétrakènes (4 méricarpes)

Exemple concret :

Quand vous semez une carotte et que vous regardez son fruit sec à maturité, vous observez deux petits segments qui peuvent se détacher individuellement – ce sont les deux méricarpes du diakène de la carotte. Chacun de ces méricarpes contient une seule graine. Au lieu de voir un fruit unique qui s’ouvre comme une gousse de haricot, vous voyez deux unités indépendantes qui se dispersent séparément. C’est le même principe que les deux « boules » du cotylédon? du haricot, mais à l’étape finale du fruit plutôt qu’au stade de la germination.

Silique
  • Silique? : Fruit sec et déhiscent? (qui s’ouvre) typique des plantes de la famille des Brassicaceae (anciennement Crucifères : moutarde, radis, chou, cresson). La silique? est caractérisée par sa forme allongée et très étroite (au moins 3 fois plus longue que large), avec deux carpelles? soudés séparés par une cloison membraneuse (septum). À maturité, la silique? s’ouvre longitudinalement en libérant les graines.

    Caractéristiques :
  • Forme très allongée : comme une petite gousse mince et longue
  • Deux carpelles? soudés : formant une structure bicarpellée
  • Cloison centrale (septum) : membrane séparant deux loges
  • Déhiscence? : s’ouvre par deux fentes latérales longitudinales
  • Polysperme : plusieurs graines

    Exemples :
  • Radis : silique? légère s’ouvrant à maturité
  • Chou : silique? caractéristique allongée
  • Moutarde : petites siliques? serrées sur la tige
  • Cresson : siliques? minuscules

    Apparenté : La silicule est une forme courte de silique? (moins de 3 fois plus longue que large) — ex : Capselle (bourse-à-pasteur).
staminate
  • Staminate? : Terme botanique désignant une fleur ou une plante qui produit des étamines? (organes reproducteurs mâles) fonctionnelles. Une fleur staminate? est une fleur mâle qui produit le pollen mais ne possède pas de carpelles? (organes reproducteurs femelles) fonctionnels. Chez les plantes dioïques (espèces où les fleurs mâles et femelles sont séparées), les fleurs staminates sont exclusivement sur les pieds mâles.

Rôle :

  • Production de pollen : fabrique et libère le pollen contenant les gamètes mâles nécessaires à la fécondation
  • Reproduction sexuée : participe à la reproduction en fournissant le matériel génétique mâle
  • Pollinisation : attire les pollinisateurs (abeilles, papillons, vent) pour transférer le pollen vers les fleurs pistillées

Caractéristiques :

  • Structure : composée d’étamines? (filet + anthère? produisant le pollen)
  • Absence de structure femelle : pas de carpelle? ou carpelle? non fonctionnel
  • Cycle de vie : les fleurs staminates apparaissent généralement avant ou simultanément aux fleurs pistillées

Exemple :

  • Plantes dioïques : ginkgo (arbre mâle très pollinifère), noisetier, frêne, peuplier
  • Chez le concombre ou la courge, certaines fleurs sont staminates (productrices de pollen) et d’autres pistillées (productrices de fruits)

Exemple concret : quand vous observez un ginkgo mâle en automne produisant énormément de pollen, toutes ses fleurs sont staminates, elles ne produiront jamais de fruit, contrairement aux pieds femelles qui portent les fruits odorants.

Stigmate
  • Stigmate? : Partie apicale (sommet) de l’organe reproducteur femelle de la fleur (le pistil?). Le stigmate? est la surface réceptive qui capture et retient le pollen. C’est généralement la partie la plus exposée du pistil? et elle est souvent légèrement collante ou visqueuse pour que le pollen y adhère. Une fois le pollen capturé, il germera sur le stigmate? pour former un tube pollinique qui descendra jusqu’à l’ovaire.
  • Fonction : Capturer le pollen et déclencher sa germination.
  • Apparence : Généralement petit, rond, ou en forme de petite tête, souvent légèrement humide ou brillant.
  • Terme collectif : Le stigmate? fait partie du pistil? (ou du carpelle?), qui regroupe aussi le style et l’ovaire.
Stomate
  • Stomate? : Petite ouverture microscopique présente à la surface des feuilles (et parfois des tiges) qui permet les échanges gazeux entre la plante et l’atmosphère. Le stomate? est entouré de deux cellules de garde (cellules spécialisées) qui peuvent s’ouvrir ou se fermer pour contrôler le passage des gaz.

Rôle :

  • Respiration et photosynthèse  : permet l’entrée du dioxyde de carbone (CO₂) nécessaire à la photosynthèse et la sortie de l’oxygène (O₂) produit par ce processus
  • Transpiration] : permet l’évaporation de l’eau par les feuilles, essentielle au transport des minéraux depuis les racines et au refroidissement de la plante
  • Régulation : les cellules de garde s’ouvrent selon les besoins énergétiques et les conditions d’humidité du sol et de l’air

Localisation :

  • Feuille : face inférieure en majorité (abaxiale), sauf chez les plantes aquatiques
  • Densité : entre 100 et 600 stomates? par mm² selon l’espèce végétale

    Quand vous observez la face inférieure d’une feuille de tomate au microscope, les minuscules points que vous voyez sont les stomates?, entourés de leurs deux cellules de garde qui ressemblent à deux petits œufs accolés. Ces structures s’ouvrent le jour pour absorber le CO₂ et se ferment la nuit pour économiser l’eau.

Attention, ne pas confondre avec la sauce stomate?, ça n’a rien à voir :)

stratification
L'image montre des graines gelées
stratification? graines
La stratification? à froid des graines, c’est le fait de les maintenir plusieurs semaines au frais et en milieu humide pour imiter l’hiver et lever leur dormance afin qu’elles puissent germer.
  • Stratification? : Traitement préalable à la germination qui consiste à exposer les graines à des conditions de froid et d’humidité (généralement en hiver naturel ou au réfrigérateur) pour lever leur dormance. Ce processus simule l’hiver naturel que certaines graines doivent traverser avant de pouvoir germer au printemps.

Pourquoi stratifier ?

Certaines graines possèdent une dormance hivernale : elles sont programmées pour ne pas germer en automne, même si les conditions semblent favorables. La stratification? à froid « casse » cette dormance et signale à la graine que l’hiver est passé et que le printemps arrive.

Comment faire ?

  1. Mélanger les graines avec du sable humide, de la tourbe ou de la vermiculite
  2. Placer le mélange dans un sachet ou un récipient
  3. Conserver au réfrigérateur (entre 1°C et 5°C) pendant 4 à 8 semaines selon l’espèce
  4. Garder le substrat humide mais non détrempé
  5. Après la période de froid, semer normalement

Plantes concernées : Les graines de nombreuses plantes vivaces, arbres et arbustes des régions tempérées (tulipes, pivoine, myosotis, etc.) bénéficient de la stratification?.

Stress abiotique
  • Stress abiotiques? : Ensemble des conditions environnementales non biologiques défavorables qui perturbent le fonctionnement normal d’une plante et réduisent sa croissance, sa reproduction ou sa survie. Les stress abiotiques? sont causés par des facteurs physiques ou chimiques de l’environnement, contrairement aux stress biotiques qui sont causés par d’autres organismes vivants (pathogènes, prédateurs, parasites).

Types principaux de stress abiotiques? :

  • Stress hydrique : sécheresse (manque d’eau) ou excès d’eau (saturation, inondation)
  • Stress thermique : températures excessives (chaleur ou froid) ou gelées tardives
  • Stress lumineux : lumière insuffisante ou excessive, photopériode inadéquate
  • Stress salin : concentration excessive de sels dans le sol ou l’eau d’irrigation
  • Stress nutritif : carences en éléments minéraux (azote, phosphore, potassium, etc.)
  • Stress chimique : pollution atmosphérique (ozone, NOx, SO₂), herbicides non sélectifs
  • Stress mécanique : vent excessif, compaction du sol, traumatismes physiques
  • Stress gazeux : déficit en CO₂ ou excès d’éthylène

    Conséquences typiques :
  • Ralentissement de la croissance
  • Réduction de la floraison et de la fructification
  • Diminution du rendement en graines ou fruits
  • Augmentation de la sensibilité aux maladies
  • Altération de la qualité nutritionnelle

Exemples chez les plantes cultivées :

  • Tomate : stress hydrique = mauvaise nouaison?
  • Blé : gelée tardive = perte de récolte
  • Vigne : stress salin = raisins moins sucrés
  • Campanule : stress hydrique = réduction de floraison
Tégument
  • Tégument? : Enveloppe protectrice qui entoure et protège la graine. C’est la "peau" de la graine, issue de la transformation des enveloppes de l’ovule après la fécondation. Le tégument? protège l’embryon et les réserves nutritives (albumen ou cotylédons?) contre les chocs mécaniques, la déshydratation, les attaques de champignons et d’insectes, ainsi que les conditions défavorables de l’environnement.

Le tégument? peut être :

  • Mince et souple (comme chez le haricot)
  • Épais et dur (comme chez les noyaux de fruits : pêche, prune)
  • Imperméable à l’eau (ce qui provoque une dormance et nécessite parfois une scarification pour permettre la germination)

Lors de la germination, le tégument? se ramollit et se fissure pour laisser sortir la radicule (première racine), puis la plantule.

Tétraploïde
  • Tétraploïde? : Organisme ou plante possédant quatre séries complètes de chromosomes au lieu de deux (état diploïde? normal). Le préfixe "tétra" signifie quatre, et "ploïde" fait référence au nombre d’ensembles chromosomiques. Une cellule tétraploïde? contient donc 4n chromosomes, où n représente le nombre de chromosomes d’un gamète.

Origine :

  • Doublage spontané : duplication accidentelle du matériel génétique lors de la division cellulaire
  • Hybridation : croisement de deux espèces suivi d’un doublement chromosomique
  • Induction artificielle : utilisation de colchicine pour arrêter la méiose et doubler les chromosomes
  • Allotétraploïdie : fusion de deux espèces différentes avec doublement ultérieur

Caractéristiques :

  • Taille : les cellules et les organes sont généralement plus grands que chez les diploïdes?
  • Robustesse : souvent plus vigoureux et résistant aux stress (maladie, sécheresse)
  • Fertilité : peut présenter des difficultés de reproduction selon l’origine du tétraploïde?
  • Rendement : augmente souvent la production (fruits, graines, biomasse)

Exemples dans les plantes cultivées :

  • Blé tendre : tétraploïde? (Triticum turgidum)
  • Coton : tétraploïde? (Gossypium hirsutum)
  • Tabac : tétraploïde? naturel
  • Fraise : octaploïde (8n) - cas extrême de polyploïdie
  • Tomate : certaines variétés améliorées sont tétraploïdes?

    Exemple concret : quand vous croisez deux variétés de tomate et doublez les chromosomes avec de la colchicine, vous obtenez une tomate tétraploïde? potentiellement plus grande, plus sucrée et plus productive que les parents diploïdes?.
Trioïque
  • Trioïque? : Terme botanique désignant une espèce végétale qui produit trois types de fleurs différentes sur des pieds distincts. Contrairement aux plantes dioïques (deux types de fleurs : mâles et femelles) ou monoïques (deux types sur le même pied), les plantes trioïques? possèdent une stratégie reproductive plus complexe avec des fleurs staminates (mâles), pistillées (femelles) et hermaphrodites? (possédant à la fois étamines? et carpelles? fonctionnels).

Rôle :

  • Flexibilité reproductive : permet à l’espèce de s’adapter aux conditions environnementales en favorisant soit l’autofécondation?, soit la pollinisation croisée
  • Optimisation de l’énergie : les pieds peuvent produire des fleurs mâles, femelles ou hermaphrodites? selon les ressources disponibles
  • Augmentation du succès reproductif : maximise les chances de fécondation et de production de graines

Caractéristiques :

  • Trois formes florales : fleurs staminates (pollen uniquement), pistillées (fruits et graines) et hermaphrodites? (les deux fonctions)
  • Distribution : chaque type de fleur peut être sur un pied différent ou en mélange
  • Système complexe : plus rare et plus complexe que la dioécie? ou la monoécie?

Exemple :

  • Certaines espèces d’Acer (érables), de Fraxinus (frênes) et d’autres arbres présentent ce système
  • Armoracia rusticana (raifort) et quelques plantes cultivées possèdent aussi cette caractéristique

Exemple concret : un pied trioïque? d’érable peut produire à la fois des fleurs mâles (pollinifères), des fleurs femelles (productrices de samares/graines ailées) et des fleurs hermaphrodites?, offrant ainsi une grande flexibilité reproductive à l’arbre selon son environnement.

tubulée
  • Tubulée? : Se dit d’une fleur qui possède une corolle? en forme de tube, sans languette (ligule). Les fleurs tubulées? sont généralement symétriques (actinomorphes) et présentent une ouverture régulière au sommet. Dans les fleurs composées comme les marguerites, les fleurs tubulées? constituent le centre de la fleur (petites fleurs jaunes au cœur).

Exemples :

  • Fleurs tubulées? : le centre jaune d’une marguerite ou d’un tournesol
  • Fleurs tubulées? seules : certains chardons, centaurées, sauges
  • Campanules : toutes les fleurs sont tubulées? (en forme de cloche, qui est un type de tube)

Contraste : Les fleurs tubulées? s’opposent aux fleurs ligulées? (avec languette plate).

Verticille
  • Verticille? : Arrangement botanique où trois ou plusieurs feuilles, fleurs, ou autres organes sont disposés en cercle autour d’un même point (nœud) sur la tige, tous situés au même niveau. Le verticille? est une disposition régulière et symétrique qui contraste avec l’alternance (feuilles disposées successivement) et l’opposition (deux feuilles face à face).

Rôle :

  • Optimisation de la lumière : les feuilles disposées en verticille? maximisent l’exposition au soleil en évitant l’ombrage mutuel
  • Stabilité structurelle : offre une meilleure répartition du poids et une plus grande rigidité de la tige
  • Efficacité photosynthétique : chaque feuille reçoit une exposition optimale aux rayons lumineux
  • Reproduction : chez les fleurs, le verticille? facilite la pollinisation en présentant les organes reproducteurs de manière visible

Nombre d’organes :

  • Verticille? ternaire : 3 organes autour du nœud (ex : certaines liliacées)
  • Verticille? quaternaire : 4 organes (ex : labiacées comme la menthe)
  • Verticille? d’ordre supérieur : 5, 6 ou plus d’organes (ex : certains conifères, certaines fleurs)

Exemple :

  • Feuilles : le gaillet gratteron (Galium aparine) a ses feuilles disposées en verticilles? de 6 à 8 feuilles
  • Fleurs : les fleurs de rhododendron présentent souvent leurs pétales en verticilles? réguliers

Exemple concret : quand vous observez une tige de réséda ou de marguerite sauvage, vous verrez parfois des feuilles qui jaillissent tout autour de la tige au même niveau – c’est un verticille? de feuilles, disposées comme les rayons d’une roue.

Xénogamie
  • Xénogamie? : Terme botanique désignant la pollinisation croisée entre deux plantes différentes, généralement de la même espèce mais génétiquement distinctes.

La xénogamie? est un mécanisme reproductif où le pollen d’une plante féconde le pistil? d’une autre plante, favorisant l’hybridation et la diversité génétique. C’est le contraire de l’autogamie? (autofécondation?) où une plante se féconde elle-même. La xénogamie? est fondamentale pour la reproduction sexuée chez de nombreuses espèces végétales et assure une meilleure adaptation aux variations environnementales.

Rôle :

  • Diversité génétique : crée de la variation génétique en combinant le matériel génétique de deux parents différents
  • Vigueur hybride? : produit des descendants plus robustes et adaptés que l’autofécondation?
  • Adaptation : permet aux populations de s’adapter à de nouveaux environnements et conditions
  • Reproduction : assure la production de graines viables et de qualité supérieure

Mécanismes :

  • Pollinisation par les insectes : abeilles, papillons, bourdons transportent le pollen entre fleurs
  • Pollinisation par le vent : le pollen se disperse sur de grandes distances
  • Incompatibilité génétique : certaines plantes ont des mécanismes qui empêchent l’autofécondation? et favorisent la xénogamie?

Exemple :

  • Tomates, haricots, courges : nécessitent la xénogamie? pour produire des fruits de qualité optimale
  • Vergers de pommiers : doivent avoir plusieurs variétés pollinisatrices pour une bonne fructification

Exemple concret : quand vous cultivez deux plants de tomates côte à côte avec des abeilles actives, la xénogamie? se produit naturellement – le pollen d’une plante féconde les fleurs de l’autre, créant une descendance génétiquement riche et des fruits plus vigoureux.

Haut de page