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Caractéristiques | Catégorie légumes curieux, exotiques, rares, étranges...: Morelle |
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Nom commun | Morelle |
Nom vernaculaire et autres dénominations | Bleuet |
Famille botanique | Solanacée/ Solanée |
Nom latin | Solanum nigrum |
Origine géographique | Originaire du pourtour méditéranéen |
Température de germination des graines | 15°C à 30°C |
Temps de germination | De 10 jours à 2 semaines |
Nombre de fruits par pied | énormément |
Poids du fruit |
Moins de 5 g |
La Morelle Noire est considérée comme toxique dans de nombreux ouvrages français mais elle est consommée dans beaucoup d’autres pays.
Les feuilles de la Morelle Noire sont utilisées en légume comme des épinards en Australie, en Inde, au Cameroun, en Éthiopie, au Nigeria, en Somalie, en Tanzanie, en Ouganda, à Madagascar, à la Réunion, en Amérique du Sud, ainsi qu’en Crête et en Grèce.
La baie de la Morelle Noire, une fois complètement mûre et noire, devient comestible. Dans la culture méditerranéenne, on confit les fruits dans le vinaigre pour s’en servir comme condiment à la façon des câpres.
ATTENTION : les baies vertes, ainsi que la plante entière non cuite, sont toxiques car elles contiennent de la solanine.La solanine -qui est entre autre contenue dans la pomme de terre- est partiellement détruite par la cuisson.
La Morelle Noire est parfois utilisée en compagnonnage car elle attire les doryphores qui la préfèrent aux Pommes-de-Terre.
Comment cultiver la morelle noire
La Morelle noire, souvent classée parmi les plantes toxiques en raison de la solanine présente dans ses feuilles et ses baies immatures, suscite un débat sur sa comestibilité. La solanine est un alcaloïde toxique présent également dans la pomme de terre. Bien que des cas d’intoxication, principalement chez les jeunes enfants, aient été signalés, les preuves de décès sont rares. Les doses toxiques varient selon l’âge, mais la mécanisation agricole a introduit un risque supplémentaire en permettant la présence de baies immatures dans les conserves de petits pois.
Des auteurs ont remis en question la perception traditionnelle de la Morelle noire comme plante dangereuse, soulignant des observations qui suggèrent une toxicité variable. Certaines parties de la plante pourraient contenir des niveaux moins élevés de substances toxiques, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour clarifier cette question.
Pourtant, malgré son statut potentiellement toxique, la Morelle noire est largement consommée en Afrique, où elle est cultivée et commercialisée pour ses qualités nutritives. Cette dualité entre sa classification toxique et son utilisation alimentaire révèle les différences culturelles dans la perception des plantes et des ressources naturelles.
La morelle noire, (Solanum nigrum) est largement exploitée à des fins alimentaires dans diverses régions du monde, offrant une source de nutrition précieuse dans de nombreux pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Ses feuilles et ses baies mûres sont utilisées dans une variété de plats traditionnels, apportant une saveur distinctive et une valeur nutritive appréciée.
Les feuilles de la morelle noire sont couramment préparées comme des légumes, souvent cuisinées de manière similaire aux épinards. Dans des régions telles que l’Australie, le Cameroun, l’Éthiopie, le Nigeria, la Somalie, la Tanzanie, l’Ouganda, ainsi qu’en Amérique du Sud et même en Crète et en Grèce, elles sont intégrées à des plats tels que les salades de légumes cuits, arrosées généreusement d’huile d’olive et assaisonnées de citron, parfois accompagnées de fromage feta. A La Réunion, les feuilles sont préparées et consommées comme des épinards sous le nom de brède.
Par ailleurs, les baies de la morelle noire étaient déjà consommées dans l’Antiquité, notamment en Grèce, où elles étaient appréciées comme friandises. Toutefois, il est important de noter que les baies de la morelle noire sont toxiques avant leur maturité et doivent être manipulées avec précaution. En Amérique du Sud et en Asie, des variétés spécifiques de la morelle noire sont sélectionnées pour leurs fruits, qui sont utilisés dans diverses préparations culinaires.
Outre son utilisation alimentaire directe, la morelle noire est parfois utilisée comme substitut alimentaire en période de disette, en particulier dans des régions telles que l’Éthiopie. Cependant, des précautions sont nécessaires en raison de sa toxicité potentielle, en particulier avant la maturité des baies. Des pratiques traditionnelles de préparation, telles que la cuisson des feuilles dans du lait ou l’ajout de substances comme la potasse ou la soude pour éliminer les principes toxiques, sont parfois utilisées pour rendre la plante consommable.
Une légende du moyen-âge racontait que la Morelle Noire faisait partie des plantes dont devaient s’enduire ceux qui souhaitaient se transformer en loup-garou. Un moyen simple, et paraît-il efficace, était de se mettre nu et de porter une peau de loup à la manière d’un pagne après s’être frotté le corps avec une mixture composée du suc de feuilles, de branches et de bourgeons de peuplier, de feuilles de jusquiame, de morelle noire, de pavot, d’axonge et d’alcool fort.
Son association avec le diable et les légendes locales en fait une plante à la réputation sulfureuse, alimentant les récits de pactes diaboliques et de rencontres nocturnes avec des entités maléfiques.
Pourtant, malgré son image sombre, la morelle noire est également utilisée dans des pratiques magiques visant à communiquer avec les défunts ou à invoquer des divinités associées à l’ombre et à la mort, comme Hécate. Elle aurait même des propriétés protectrices contre les forces du mal, selon certaines croyances populaires.
En dépit de sa réputation de plante diabolique, la morelle noire possède des usages plus positifs, notamment en tant qu’ingrédient dans des rituels de divination ou comme moyen de protection contre les influences néfastes.
La morelle noire possède un héritage ancien en tant que plante médicinale, avec des propriétés bien documentées depuis l’Antiquité.
En usage externe, la morelle noire est employée pour traiter une gamme diversifiée d’affections cutanées, allant des prurits aux abcès en passant par les eczémas. Ses feuilles sont souvent préparées sous forme de décoction pour être utilisées en lavages, bains ou compresses.
La plante est également reconnue pour ses propriétés antiseptiques, avec des extraits alcooliques de feuilles fraîches efficaces contre des bactéries pathogènes telles que le staphylocoque doré et Escherichia coli.
En usage interne, la morelle noire agit comme un sédatif, un analgésique et un antispasmodique. Elle est largement utilisée pour soulager les douleurs d’estomac, bien que les parties de la plante utilisées et les modes de préparation varient selon les régions du monde.
La plante possède également des propriétés sédatives et narcotiques bien connues, ce qui en fait un ingrédient commun dans certaines formulations médicinales, telles que le "Baume tranquille" du 17ème siècle.
Des recherches récentes suggèrent même que la morelle noire pourrait avoir des effets anticancéreux, attribués à des composés tels que la solasonine et la solamargine présents dans la plante.
Enfin, certains composés de la morelle noire, tels que la diosgénine, sont utilisés dans l’industrie pharmaceutique pour produire des hormones bio-identiques, ce qui soulève la possibilité d’une exploitation commerciale plus poussée de cette plante.
Bien entendu, il est important de consulter un phytothérapeute pour connaître les meilleures recommandations d’utilisation de cette plante.