La tomate Mongolian Dwarf (traduisez naine de Mongolie) est une variété surprenante : pas besoin de la tuteurer, pas besoin de la tailler, elle prend une forme rampante. Elle est très résistante aux maladies et surtout elle pousse dans les conditions les plus fraîches, bien qu’en climat chaud elle se débrouille très bien. Elle offre une production impressionnante pour sa taille, jusqu’à 5 à 8 kg par plant ! Les fruits sont rouges et pèsent entre 100 et 200 g. Le goût est plutôt agréable, il n’est pas hyper sophistiqué, mais dépasse de loin le goût des tomates de supermarché !
Après l’avoir cultivée dans nos jardins, c’est une variété que nous recommanderions pour faire de grosses quantités de tomates en vue de faire du coulis, sur une petite surface, ou pour des jardiniers paresseux. Elle n’a pas besoin d’entretien, elle est hyper robuste. La tomate Mongolian Dwarf se prête bien à la culture en pot, surtout pour les balcons qui ne sont pas les mieux exposés ; en pot, elle prendra une forme retombante.
La tomate Mongolian Dwarf est une tomate au port déterminé, cela veux dire qu’il ne faut pas la tailler.
La petite histoire de la tomate Mongolian Dwarf
La tomate Mongolian Dwarf est une variété rare originaire de la région de Novosibirsk en Sibérie, cultivée et sélectionnée par les jardiniers sibériens qui ont naturellement privilégié des variétés rustiques, précoces et généreuses. La Mongolian Dwarf incarne cet héritage. L’attribution de son obtention reste contestée : certaines sources russes la créditent à Vasily Ivanovich Blokin-Metchtalin, jeune sélectionneur de la firme Agrofirma Partner (région de Moscou), connu pour avoir créé plusieurs variétés populaires comme "Krasniy Fakel" ou "Lubasha", tandis que d’autres sources affirment qu’il s’agit d’une variété de sélection populaire amateur, sans obtenteur identifié. Elle a été officiellement inscrite au Registre d’État russe en 2020, année de sa reconnaissance officielle, mais elle circulait depuis longtemps dans les réseaux de jardiniers amateurs sibériens et russes, ainsi que dans les réseaux biélorusses, ukrainiens et moldaves.
Cette tomate suscite pas mal d’intérêt chez les jardiniers amateurs. Voilà ce qui se dit dans les forums de jardinage russes à propos de cette variété : Le port rampant ultra-plat de la Mongolian Dwarf n’est pas une fantaisie horticole, c’est une adaptation génétique à la rigueur climatique. Un plant bas, collé au sol, subit moins l’érosion du vent sibérien, se réchauffe mieux grâce à la proximité du sol (qui restitue la chaleur accumulée), et tolère mieux les gelées de fin d’été ou d’automne précoce. Nombre de jardiniers essaient de dresser la Mongolian Dwarf en la tuteurant. Résultat : plant stressé, croissance ralentie, maladies fongiques. Les forums russes le répètent inlassablement : « Laisser ramper, c’est l’essence même de la variété ». Ceux qui ont compris le truc rapportent d’excellents résultats. Contrairement aux tomates sensibles à Botrytis (surtout sous serre), la Mongolian Dwarf affiche une tolérance robuste si cultivée en plein air avec paillage.
Voici les petits noms sympathiques qu’il lui donne en Russe
- Монгольский карлик (Mongolskiy karlik) - Nain mongol
- Ленивый фаворит (Lenivyy favorit) - Favori paresseux
- Ползучий помидор (Polzuchiy pomidor) - Tomate rampante
Comment cultiver les tomates
Un jardin sans tomate c’est comme un astronaute sans fusée... c’est dommage !
- Comment et quand semer la tomate : La tomate se sème en février-mars sous serre ou derrière les carreaux à une température idéale située entre 20 et 22°C. La germination prend 5-7 jours. Le semis se fait en caissette (surtout pour gagner de la place) et les plantules se repiquent un peu plus tard en godet individuel.
- Repiquage et plantation : Le repiquage en godets individuels se fait lorsque les plantules ont fait pousser deux vraies feuilles. Une fois bien robustes dans leurs godets et que les risques de gels à l’extérieur sont passés, vous pouvez les repiquer en pleine terre (aux alentours du mois de mai). On espace généralement les pieds de 80 cm les uns des autres.
- Type de sol et exposition : Les tomates aiment un sol riche, léger, bien drainé et humifère. Avant la plantation, veillez à bien enrichir votre terre avec du fumier bien mûr ou du compost. La tomate aime bien le soleil ; choisissez-lui un coin bien exposé de votre potager.
- Conseil de culture : Ici nous allons parler de nos techniques, mais chaque jardinier a son secret pour la culture des tomates. Demandez à n’importe quel passionné, il vous donnera, s’il est sympa, ses propres techniques ! Pour notre part, nous aimons rajouter dans le trou de plantation une poignée de feuilles d’ortie (et de consoude quand nous en avons), une bonne poignée du fumier le plus mûr du tas et nous paillons comme des fous ! Nous laissons les plantes se développer sur deux charpentières car ça limite la hauteur et nous ne respectons pas du tout les 80 cm entre les pieds. Chez nous, on serre les pieds à fond : 40-50 cm entre les pieds mais en quinconce.
Origine étymologique
- Solanum : Du latin solamen, signifiant « consolation, soulagement », en référence aux propriétés médicinales et sédatives de certaines espèces de ce genre. Une autre hypothèse propose une dérivation du latin sol (soleil), faisant de Solanum « la plante du soleil ».
- Lycopersicum : Du grec ancien λύκος (lúkos) = « loup » et du latin persicum = « pêche » (de persica malus = pomme de Perse, qui désignait le pêcher). Littéralement : « pêche de loup ».
Cette appellation étrange provient d’une ancienne croyance européenne selon laquelle la tomate était toxique et même mortelle. Le terme « loup » était associé aux plantes dangereuses, car de nombreuses plantes vénéneuses étaient utilisées pour empoisonner les loups. Une légende allemande médiévale racontait que les sorciers et sorcières utilisaient les tomates dans des potions pour se transformer en loups-garous.







