La tomate Columbianum Wild Form est originaire des hauts plateaux de Colombie où elle pousse à l’état sauvage. Il s’agit d’une variété de tomate botanique assez rare. Le statut taxonomique exact demeure débattu : certaines sources la classent comme Solanum lycopersicum, tandis que d’autres la considèrent comme une espèce distincte, Lycopersicon columbianum ou Solanum colombianum.
La tomate Columbianum Wild Form produit des grappes généreuses de fruits cerise rouges, réunis sur des inflorescences multiflores avec 20 à 50 tomates par grappe. Les fruits sont petits à moyens, pèsent entre 10 et 30 grammes, avec une saveur riche et sucrée. Ils se conservent longtemps sur la plante sans tomber.
La plante est extrêmement vigoureuse, indéterminée, atteignant facilement 2,5 à 3 m de hauteur (jusqu’à 3 m en conditions optimales). Feuillage régulier, port vigoureux. La précocité est mi-saison, environ 70 jours après transplantation.
Cette tomate sauvage est très robuste et présente une excellente faculté d’enracinement, ce qui en fait une candidate idéale pour en faire un porte-greffe. Cette caractéristique la rapproche d’autres espèces sauvages de Solanum comme S. torvum et S. sisymbrifolium, reconnues pour leur utilisation en tant que porte-greffes résistants aux maladies et aux stress abiotiques?.
La petite histoire de la tomate Columbianum Wild Form
La tomate Columbianum Wild Form a été introduite à Seed Ambassadors Project en 2007 par Gerhard Bohl, un collecteur de graines allemand basé à Schwanstetten, près de Nuremberg. Gerhard Bohl est un figure légendaire dans le monde des collectionneurs de variétés anciennes : il maintient un catalogue extraordinaire appelé Das Sortenbuch (le recueil des variétés) répertoriant plus de 2 000 variétés de tomates, 380 variétés de poivrons, 700 variétés de haricots et des centaines d’autres légumes rares.
L’origine exacte de la variété avant son introduction par Gerhard Bohl reste inconnue. Elle provient des hauts plateaux de Colombie, région montagneuse riche en biodiversité, où elle pousse toujours à l’état sauvage. La variété a circulé dans les réseaux de collectionneurs européens avant d’être largement distribuée via Seed Ambassadors Project à partir de 2007.
Comment cultiver les tomates
- Comment et quand semer la tomate : Semez vos tomates entre février et mars, soit sous serre soit derrière les carreaux, en maintenant une température entre 20 et 22°C. Comptez 5 à 7 jours avant de voir pointer les premières pousses. Nous privilégions le semis en caissette pour économiser l’espace, puis nous repiquons les jeunes plants en godets individuels quand ils sont un peu plus développés.
- Repiquage et plantation : Dès que vos plantules ont développé leurs deux premières vraies feuilles, c’est le moment de les installer dans des godets individuels. Patientez ensuite jusqu’à ce qu’elles soient bien vigoureuses et que tout danger de gel soit écarté avant de les transplanter au potager (généralement vers le mois de mai). Prévoyez classiquement un espacement de 80 cm entre chaque pied.
- Type de sol et exposition : Pour s’épanouir, la tomate réclame une terre riche en humus, légère et qui draine bien. Pensez à nourrir généreusement votre sol avant la plantation avec du compost ou du fumier bien décomposé. Côté emplacement, la tomate est une amoureuse du soleil : réservez-lui les zones les plus ensoleillées de votre jardin.
- Conseil de culture : Voici nos méthodes personnelles, même si chaque jardinier garde jalousement ses propres astuces pour réussir ses tomates. N’hésitez pas à interroger les passionnés autour de vous, ils partageront volontiers leurs secrets ! De notre côté, nous glissons systématiquement au fond du trou de plantation une poignée de feuilles d’ortie (complétée par de la consoude quand notre stock le permet), une belle dose du fumier le plus mûr disponible, et nous couvrons généreusement le sol avec du paillis ! Nous conduisons nos plants sur deux charpentières pour contrôler la hauteur et nous ignorons complètement la règle des 80 cm d’espacement. Notre approche : serrer les plants au maximum avec 40 à 50 cm entre eux, disposés en quinconce.
Origine étymologique
- Solanum : Provient du latin solamen qui signifie « consolation, soulagement », faisant allusion aux vertus médicinales et apaisantes de certaines plantes de ce genre. Selon une autre interprétation, ce nom dériverait du latin sol (soleil), donnant à Solanum le sens de « la plante du soleil ».
- Lycopersicum : Formé à partir du grec ancien λύκος (lúkos) qui veut dire « loup » et du latin persicum signifiant « pêche » (issu de persica malus, la pomme de Perse, ancien nom du pêcher). La traduction littérale donne : « pêche de loup ».
Cette dénomination surprenante trouve son origine dans une vieille superstition européenne qui considérait la tomate comme une plante toxique et potentiellement mortelle. L’évocation du « loup » servait à désigner les végétaux dangereux, car nombre de plantes vénéneuses étaient employées pour éliminer les loups. Selon une légende germanique du Moyen Âge, sorciers et sorcières incorporaient la tomate dans leurs breuvages pour se métamorphoser en loups-garous.

