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| Caractéristiques | Catégorie légumes curieux, exotiques, rares, étranges...: Épinard-fraise |
|---|---|
| Nom commun | Épinard-fraise |
| Nom vernaculaire et autres dénominations | Épinard-fraise, Épinard-fraise en tête, Épinard en têtes, Chénopode capité, Arroche-fraise, Blite capité, Chénopode en tête, Strawberry blite, Strawberry spinach, Blite goosefoot, Beetberry, Indian paint, Indian ink |
| Famille botanique | Amaranthacées (anciennement Chénopodiacées) |
| Nom latin | Chenopodium capitatum / Blitum capitatum |
| Origine géographique | Originaire d’Amérique du Nord |
| Nombre de graines par gramme | Environ 5000 graines par gramme |
| Température de germination des graines | 15°C à 20°C |
| Temps de germination | De 10 jours à 2 semaines |
| Durée de conservations des semences | Entre 3 à 5 ans |
L’épinard-fraise est un légume original et surprenant ! Ses feuilles se consomment comme celles de l’épinard ou de l’arroche, mais il produit surtout de petits fruits rouges rappelant la mûre, au goût sucré et agréable... qui n’ont pas vraiment le gout de fraise :)
C’est une plante facile à cultiver, idéale pour apporter une touche de curiosité au potager, et qui fera le plaisir des marmots de passage dans le jardin.
L’épinard-fraise (Blitum capitatum) est une plante annuelle de la famille des Amaranthacées, originaire d’Amérique du Nord. Au fil du temps, elle s’est naturalisée sur d’autres continents.
Dans son milieu naturel, on la retrouve sur les friches, jachères, gravières, bords de route, mais aussi dans les bois clairs et les prairies, où elle apprécie les sols riches en nutriments et bien drainés.
Ses feuilles, proches de celles de l’épinard ou du chénopode, se consomment jeunes. En été, la plante se couvre de fruits charnus rouge vif, formés en glomérules? le long de la tige. Ces petits fruits, très décoratifs, apparaissent d’août à octobre et ont un goût doux rappelant pour certains celui de la betterave sucrée.
L’épinard-fraise a été introduit en Europe vers les années 1600. Le mode d’introduction reste incertain, mais il est probable que les graines aient été transportées accidentellement, mélangées à des semences pour oiseaux ou à des balles de laine exportées depuis l’Amérique du Nord.
On décrit l’épinard-fraise comme une plante ancienne et rare, cultivée depuis plus de 400 ans et redécouverte dans d’anciens monastères allemands, où elle est aujourd’hui couramment cultivée. Cela laisse penser qu’elle a été entretenue dans les jardins monastiques européens pendant plusieurs siècles, autant pour sa valeur ornementale que pour son intérêt alimentaire.
Après son introduction au XVIIᵉ siècle, la plante s’est progressivement répandue en Europe, puis en Asie et en Nouvelle-Zélande, où on la trouve aussi bien à l’état spontané qu’en culture.
Un témoignage intéressant de sa présence historique figure dans le catalogue français de semences Les Plantes potagères publié par Vilmorin-Andrieux & Cie en 1883. On y lit : « L’épinard-fraise est quelquefois cultivé, mais plutôt à titre de curiosité que pour l’usage culinaire que l’on en peut faire. » Cette mention montre que, malgré sa longue histoire en Europe, l’épinard-fraise était considéré au XIXᵉ siècle davantage comme une curiosité botanique que comme un légume de consommation courante.
Les graines, bien que minuscules, étaient également exploitées : elles pouvaient être moulues et mélangées à d’autres farines pour faire du pain, une pratique remontant aux tribus du Nevada et de l’Utah.
En Europe, la plante a trouvé d’autres usages. Au XIXᵉ siècle, les fruits de l’épinard-fraise étaient utilisés en Grande-Bretagne pour colorer et parfumer les puddings, comme en témoigne un document daté de 1892. En Normandie et en Picardie, on l’appelait « blette en tête », et les fruits étaient préparés en coulis pour accompagner le gibier. L’horticulteur normand Victor Pâquet (1812-1849) mentionne d’ailleurs qu’elle était « cultivée dans deux ou trois jardins de l’Ouest pour l’usage de ses petits fruits rouges dans les sauces ».
Cette culture, bien que présente au XIXᵉ siècle, restait confidentielle. En 1846, un traité horticole la cite encore comme une curiosité, notant que la plante n’était cultivée que dans quelques jardins de l’Ouest, preuve que, même à son apogée en Europe, l’épinard-fraise demeurait un légume rare.

L’épinard-fraise (Chenopodium capitatum) est une plante comestible reconnue pour sa valeur nutritive et ses propriétés médicinales. Ses feuilles sont riches en vitamines A, C, K et B9, en fer, calcium, magnésium et potassium. Elles apportent aussi des protéines végétales de qualité, proches de celles du quinoa.
La plante contient de nombreux antioxydants naturels, notamment des flavonoïdes et des bétalaïnes qui aident à protéger les cellules, renforcer le système immunitaire et réduire les inflammations.
Les fruits rouges renferment des pigments actifs aux effets détoxifiants, hépatoprotecteurs et anti-inflammatoires, tandis que les graines contiennent des saponines et acides gras essentiels favorisant la bonne santé cardiovasculaire.
C’est donc une plante à la fois nourrissante, tonique et équilibrante, qui combine valeur alimentaire et bénéfices médicinaux.
Dans la médecine traditionnelle amérindienne, l’épinard-fraise était une plante de soin polyvalente. Les tribus Navajo et Kayenta l’utilisaient pour soigner les traumatismes et les contusions, en particulier les hématomes du visage : la plante fraîche était préparée en lotion et appliquée directement sur la peau pour calmer l’inflammation et favoriser la cicatrisation.
D’autres usages concernaient les affections respiratoires : le jus des graines ou une infusion de la plante entière servaient à soulager la toux, la congestion pulmonaire et les bronchites légères. La plante était considérée comme pectorale et expectorante, aidant à dégager les voies respiratoires.
Les décoctions étaient également employées contre les ulcères buccaux et les inflammations de la gorge, profitant de ses propriétés apaisantes et antiseptiques.
Chez plusieurs peuples du Nord, les baies rouges servaient aussi de colorant naturel : le jus frais était utilisé pour teindre la peau, les vêtements et les objets rituels, un usage à la fois pratique et symbolique, associé à la protection et à la vitalité.
La récolte des graines intervient de juillet à octobre, lorsque les glomérules? deviennent rouges, juteux et sucrés. Les fruits, pris pour des baies, sont en réalité des glomérules formés par l’hypertrophie du réceptacle floral. Ils contiennent plusieurs petites graines rondes et noires.
Stockez les graines de Chenopodium capitatum au frais, à l’abri du soleil, de l’humidité et des rongeurs. Bien conservées, elles conservent leur faculté germinative pendant 3 à 5 ans.