La coquelourde est originaire du bassin méditerranéen, mais on la trouve également dans d’autres régions de l’Europe et de l’Asie. Elle s’est naturalisée dans des habitats variés, notamment les prairies sèches, les talus, les bords de route et les zones perturbées.
La coquelourde est une plante vivace herbacée qui peut atteindre environ 60 à 80 centimètres de hauteur. Ses tiges sont couvertes de poils argentés, ce qui donne à la plante un aspect argenté distinctif. Les feuilles sont simples, opposées, et souvent lancéolées. Les fleurs, regroupées en cymes, sont de couleur rouge vif, rose ou blanche, et ont une forme caractéristique en coupe.
Conseils de culture pour la coquelourde
La coquelourde prospère dans des sols bien drainés, secs et même peu fertiles. Elle préfère les endroits ensoleillés mais peut tolérer une légère ombre. Cette plante est résistante et s’adapte bien à différents types de sols. C’est une plante de culture facile.
La semer au printemps ou à l’automne pour une floraison longue qui dure de mai à septembre
La Coquelourde se ressème toute seule si les conditions lui plaisent !
Une petite histoire de la Coquelourde
Dans la tradition populaire, la coquelourde était considérée comme une plante protectrice et porte-bonheur. Les gens la plantaient souvent dans leurs jardins ou autour de leur maison pour éloigner les mauvais esprits et protéger leur famille de la malchance.
La coquelourde était également utilisée dans la médecine traditionnelle pour traiter diverses affections, telles que les troubles digestifs et respiratoires, ainsi que pour aider à stimuler l’appétit.
Dans la culture populaire, la coquelourde a également été associée à l’amour et à la romance. On raconte que si une jeune fille place une coquelourde sous son oreiller la nuit, elle rêvera de son futur mari.
Il y a aussi une légende intéressante sur la coquelourde en France. Selon cette légende, la coquelourde était considérée comme une plante magique qui pouvait faire pousser des cheveux. Les gens utilisaient les pétales de la coquelourde pour fabriquer une pommade qu’ils appliquaient sur leur cuir chevelu pour faire pousser des cheveux plus rapidement.
Origine du nom savant de la coquelourde
L’étymologie du mot "coquelourde" remonte au latin. Le terme "coquelourde" vient du latin médiéval "cocula", qui signifie "coq" en référence à la crête du coq, et "lurida", signifiant "sale" ou "pâle". Ainsi, "coquelourde" peut être traduit par "fleur comme la crête du coq" en raison de la forme et de la couleur caractéristiques de la fleur.
L’origine du nom Lychnis coronaria est également liée à des termes botaniques et à des caractéristiques distinctives de la plante.
- Lychnis : Le genre Lychnis tire son nom du grec "lychnos", signifiant "lampe" ou "lumière". Ce nom a été donné en raison de l’utilisation historique des plantes de ce genre dans la confection de lampes à huile.
- Coronaria : L’épithète spécifique "coronaria" provient du latin et signifie "couronnée". Ce terme a été choisi pour décrire les magnifiques inflorescences florales de la plante, qui ressemblent à une couronne de fleurs.
La coquelourde, une plante qui héberge des papillons
La coquelourde (Lychnis coronaria) crée un environnement favorable à plusieurs espèces de chenilles de papillons. Parmi les visiteurs potentiels, on trouve :
- Sphinx du coquelicot (Hyles livornica) : Aussi connu sous le nom de Sphinx du pavot, cette chenille se nourrit généralement des feuilles des plantes de la famille des œillets, incluant la coquelourde.
- Le Moth de la soie du coquelicot (Cochylis atricapitana) : La chenille de ce papillon, dont le nom scientifique est Cochylis atricapitana, peut également être attirée par la coquelourde.
- La Tordeuse du coquelicot (Glaucina phlepseni) : Cette espèce, également appelée tordeuse, peut choisir la coquelourde comme plante hôte pour ses chenilles.