Aussi appelé Nicandre bleu ou Pomme du Pérou, le Faux-coqueret est originaire du... Pérou ! C’est une plante annuelle mesurant de 80 à 130 centimètres de hauteur. Sa floraison bleue s’étend de juin à septembre, de manière continue. Les fleurs, en fanant, forment de jolies petites lanternes qui transforment l’allure de la plante, ce qui est assez sympa ! Il est important de noter que toutes les parties de la plante sont toxiques en raison de la solanine qu’elle contient.
Conseils de culture pour le faux coqueret
Le Faux-coqueret, aussi appelé Nicandre bleu ou Pomme du Pérou (Nicandra physalodes), est une plante annuelle de croissance rapide, très ramifiée et vigoureuse.
- Comment et quand semer : Le Faux-coqueret se sème au printemps, de mars à mai. En mars-avril, semer en pépinière sous abri ou derrière les carreaux. La température idéale de germination se situe entre 20°C et 35°C. Les graines germent en 1 à 2 semaines. Il est aussi possible de semer directement en pleine terre en mai, mais la floraison sera plus tardive. Les semis spontanés sont fréquents, ce qui prouve la facilité de germination.
- Comment repiquer et planter le Faux-coqueret : Repiquer les plantules en mai en gardant environ 50 cm entre chaque pied.
- Type de sol et exposition : Le Faux-coqueret pousse sur tout type de sol, même pauvre, mais préfère les sols riches en matière organique, frais et bien drainés. Il tolère les conditions moyennement sèches mais redoute les sols trop humides et gorgés d’eau. Cette plante préfère une exposition en plein soleil à mi-ombre.
- Conseils de culture : Le Faux-coqueret est peu exigeant une fois installé. Arroser régulièrement en période sèche pour maintenir le sol frais. Un bon paillage limite le désherbage et maintient l’humidité. La croissance est très rapide. Cette plante est intéressante au potager car la solanine qu’elle contient repousse ou empoisonne les insectes, notamment les aleurodes (mouches blanches). Les trichomes présents sur les feuilles libèrent une substance toxique qui paralyse les insectes.
- Cultiver le Faux-coqueret en pot : Choisissez un pot de 20 à 25 cm de diamètre minimum, avec un bon drainage. Utilisez un terreau riche et bien drainant. Placez le pot en situation ensoleillée. Arrosez régulièrement car le substrat sèche plus vite en pot.
- Toxicité et maladies : Attention ! Toutes les parties du Faux-coqueret sont toxiques en raison de la solanine qu’elle contient. Il ne faut pas le consommer. La plante est peu sensible aux maladies au jardin.
. Le faux coqueret une plante pour soigner le jardin
Le faux coqueret ou nicandra est traditionnellement utilisée pour repousser ou empoisonner les insectes.
On l’utilise aujourd’hui pour éloigner les aleurodes (mouches blanches) des jardins. Les trichomes présents sur les feuilles de la plante libèrent une substance toxique qui peut paralyser les insectes.
Toutes les parties de la plante sont toxiques.
Son odeur a un effet répulsif sur certaines espèces d’insectes d’où son utilisation dans certains potagers notamment près des pieds de tomates.
Une petite histoire du faux Coqueret
La plante a également été utilisée dans la fabrication de teintures pour tissus et a été cultivée pour ses propriétés tinctoriales en Égypte antique. Les tissus teints avec des extraits de la plante ont été découverts dans des tombes datant de l’époque pharaonique.
En Amérique du Sud, la pomme du Pérou est également associée à des croyances et des superstitions. Les graines de la plante étaient considérées comme porte-bonheur et étaient parfois portées dans des amulettes pour attirer la bonne fortune. La plante était également considérée comme ayant des propriétés magiques et était utilisée dans les rituels de guérison et les cérémonies religieuses.
Le faux coqueret est également associée à des récits historiques intéressants. On dit que les graines de la plante ont été transportées en Europe pour la première fois par les conquistadors espagnols au XVIe siècle. La plante est ensuite devenue populaire en Europe, où elle a été cultivée comme plante ornementale pour ses fleurs et sa beauté.
Origine du nom Nicandra physalodes
L’origine du nom "Nicandra physalodes" est basée sur la taxonomie botanique de désignation scientifique des plantes. Voici une décomposition du nom :
- Nicandra : Ce genre a été nommé en l’honneur de Nicander, un poète et médecin grec antique.
- Physalodes : L’épithète spécifique. "Physalodes" est dérivé du mot grec "physalodes", signifiant "semblable à la lanterne" ou "ressemblant à une vessie". Cela fait référence aux fruits de la plante, qui sont des capsules ressemblant à des vessies.



