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Les semis de tomates

Semer les tomates à l’intérieur

Pour semer les tomates, vous devez les faire partir au chaud, à l’intérieur, derrière les carreaux ou dans une serre tempérée, dans une véranda. Il est important de choisir un endroit où la température pourra être plus ou moins régulée.

Choisir un bon emplacement

Que ce soit derrière les carreaux de la cuisine, dans la véranda, sous un vélux, dans l’habitacle d’une Clio 2 ou dans une serre, il faut choisir un endroit lumineux, aéré ou au moins aérable, sain et accessible.
C’est un coin qui recevra probablement de l’humidité. Un endroit tempéré, ni trop chaud ni trop froid.

des doigts qui tiennent des graines de tomates
Des bonnes graines pour de belles tomates

Choisir de bons contenants

Le semis detomate se fait souvent en deux étapes.

  • Le semis en caissette ou en plaque : Pour faire germer et pousser les plantules jusqu’à ce qu’elles aient deux ou trois vraies feuilles (en plus des cotylédons?).
  • Les godets ou pots individuels : Nous utilisons des godets classiques de 8 cm par 8 cm qui vont très bien, mais toutes sortes de pots peuvent faire l’affaire, à condition qu’ils possèdent assez de place pour que la plante puisse se développer correctement.
    Ces pots individuels serviront au repiquage : il faut mettre une plantule par godet.

Les contenants peuvent être de toute sorte, faites en fonction de ce que vous avez, mais pensez à bien les nettoyer avant de lancer vos semis. Un petit nettoyage au savon est parfait.

Pour les caissettes, nous aimons utiliser des caisses à poisson en polystyrène. Elles se récupèrent facilement dans les poissonneries. Il faut leur mettre un coup de nettoyage avant de les utiliser, afin de virer l’odeur de poisson. Ces caisses sont bien, car elles sont assez profondes et le polystyrène leur confère des propriétés isolantes.

un pied de tomate dans un godet
Tomate en godet
Les godets classiques de jardinerie ou de récup font bien l’affaire !

Du bon terreau pour les semis

Lors de la phase de semis/germination, c’est bien d’utiliser un terreau fin, pas trop riche, de bonne qualité.
Nous avons l’habitude ici d’utiliser du terreau Klasmann, c’est une marque que les producteurs de plants et les maraîchers affectionnent aussi. Il n’est pas plus cher qu’un autre (voire moins cher), il est bio et se trouve facilement en coopérative agricole.

Si vous n’avez pas envie d’utiliser du terreau du commerce, vous pouvez prendre de la terre du jardin, ou du terreau de forêt. Il faudra penser à le tamiser et à faire moitié-moitié avec du sable pour s’assurer d’un bon drainage.
Le désavantage du terreau « maison », ce sont les petites graines invisibles de plantes folles : elles germeront bien avant vos tomates et ça peut être pénible.

Quand débuter ses semis de tomates ?

Les semis de tomates se font généralement entre 6 et 8 semaines avant la plantation finale. Donc, si vous avez l’habitude de faire vos plantations début mai, il faudra faire les semis début mars. Si vous cultivez vos tomates sous serre, alors la date de plantation peut être avancée, et donc la date de semis aussi. Mais nous n’avons pas connaissance de jardiniers qui débutent leurs semis avant février.

Pour notre expérience, nous démarrons les semis souvent début mars, derrière les carreaux, et dès qu’ils ont germé nous les mettons sous la serre (non chauffée). Ensuite, c’est la météo qui décide de la vitesse de croissance.
Nous avons remarqué que des semis plus tardifs (pour nous), faits fin mars, ont tendance à se développer plus rapidement et finissent par rattraper les semis faits plus tôt.

Il est important aussi de considérer la période de plantation. Si vos plantes sont en pleine forme dans les godets, mais que dehors c’est encore trop tôt pour planter, vos plantes vont s’épuiser dans leurs petits pots : les racines vont tourner en boucle et la reprise à la plantation va être capricieuse et galère.
On voit souvent en jardinerie des plants de tomate au printemps qui ont déjà des fleurs et parfois des fruits. À première vue ça paraît chouette, mais c’est plutôt un mauvais signe : la fructification, alors que la plante est encore petite, est un signe de stress. La plante fructifie vite car elle « sent » qu’elle doit se sauver en produisant des graines, donc des fruits.

De la levée jusqu’à la plantation en place, la plante doit pouvoir grandir sans être bloquée par un manque de place ou de nourriture dans son pot.
Si on sème trop tôt, on prend le risque que les plants restent trop longtemps en godet avant la mise en pleine terre : ils tournent en rond, s’épuisent et arrivent au jardin déjà fatigués.
Mieux vaut des plants un peu plus jeunes, mais encore bien en dynamique de croissance, que des plants trop avancés qui stagnent dans leurs petits contenants.

Dessin de plaque de semis avec des toutes petites plantules
plaque de semis.
Le semis en plaque c’est pratique, avec ce genre de contenant le repiquage est facilité. Mais ces compartiments ne contiennent pas énormément de terreau, il faudra veiller à l’arrosage !

Températures de levée et de croissance

Pour la phase de germination, une température idéale se situe autour de 22 à 25 °C. En pratique, à moins d’avoir un tapis chauffant et un thermostat, vous allez plutôt osciller entre 18 et 25 °C, ce qui est déjà très bien.
À environ 25 °C, les graines peuvent germer en moins d’une semaine (parfois en 4 jours). Vers 20 °C, il leur faudra en général une semaine à 10 jours pour germer. Vers 15 °C, ça peut prendre deux semaines ou plus, et les levées sont moins homogènes.

En dessous de 15 °C, la germination devient aléatoire : les levées s’échelonnent dans le temps et le risque de maladies augmente.

Pour la croissance des jeunes plants :

  • en dessous d’environ 10 °C, la croissance ralentit fortement, voire s’arrête
  • vers 5 °C, les plants subissent un stress important et peuvent être abîmés
  • vers 0 °C, les plants gèlent et meurent

En pratique, on essaie donc de ne jamais descendre en dessous de 5–7 °C pour des plants en godet.

À l’inverse, sous serre ou en véranda, la température peut monter très haut. Les tomates sont à l’aise pour la croissance entre environ 20 et 27/29 °C.

  • Au‑delà de 30–32 °C, la plante commence à souffrir : la floraison et la nouaison? peuvent être perturbées, le pollen devient moins viable.
  • À partir de 35 °C et si la chaleur dure, on observe un stress marqué (feuilles qui brûlent, fleurs qui avortent, fruits qui « cuisent » au soleil).
  • Au‑delà de 40 °C, surtout en serre fermée, on est clairement dans la zone danger pour les plants.

Dans une petite serre de semis, il faut donc surtout se méfier des coups de chaud au soleil de midi, et penser à ouvrir, ombrer ou ventiler.

Plaque de semis avec plantules prètes pour le repiquage
L’heure du repiquage
Lorsque vos plantules atteignent ce stade, avec deux ou trois vrais feuilles, le repiquage peut être effectué.

Exposition et lumière

Nous le redisons car c’est très important : derrière les carreaux, c’est une bonne idée, mais choisissez si possible une fenêtre qui reçoit de la lumière directe, du soleil.
Si les plantes ne reçoivent pas assez de lumière, elles auront tendance à « tiger » ou « filer » : elles s’allongeront pour chercher la lumière, seront plus fragiles, plus tendres, un peu jaunâtres et plus sensibles aux maladies.

Une plante qui reçoit assez de lumière reste courte, trapue et robuste, solide et vert foncé.

Pour les cultivateurs en placard, il est possible d’utiliser des lampes horticoles. Il faut s’assurer que le spectre de la lumière (la température de couleur) tire plutôt vers le bleu pour la phase de croissance, et se méfier aussi de la chaleur que ces lampes produisent.

L’arrosage

Lors de la phase de semis/germination, vous pouvez arroser copieusement, tout en faisant attention à ne pas transformer le terreau en soupe.
L’idée est de garder un taux d’humidité élevé dans l’environnement des plantules.

Une fois vos graines germées, soyez moins généreux : attendez que le terreau sèche un peu en surface avant d’arroser à nouveau. À ce stade, vous pouvez utiliser un pulvérisateur pour ne pas brusquer vos plantes.

Une fois repiquées en godets individuels, continuez l’arrosage normalement, en laissant le terreau sécher entre deux arrosages.

N’utilisez pas de coupelles sous les godets : les racines des plantes ont aussi besoin d’oxygène. Une plante qui baigne tout le temps va mal se développer et les racines risquent de se nécroser.
Le terreau doit laisser passer l’eau de l’arrosage et ne garder que ce dont la plante a besoin pour grandir.

En théorie, l’arrosage se fait environ une fois par jour, mais c’est très variable.
S’il fait très chaud, vous serez peut‑être obligé d’arroser matin et soir. Essayez de privilégier l’arrosage en dehors des périodes où le soleil tape fort.
S’il fait très chaud, évitez d’arroser avec de l’eau glacée, et évitez aussi le pulvérisateur en plein soleil, car les gouttelettes peuvent faire un effet loupe et brûler vos plantes.

Lors de la phase de croissance, une fois repiquées individuellement et bien enracinées, les deux dernières semaines avant plantation, vous pouvez arroser par bassinage.
C’est une technique que nous utilisons : nous avons devant la serre un grand bac peu profond et nous disposons les barquettes de godets dans ce bac.
L’arrosage se fait par en‑dessous, et il est possible et facile à ce moment d’ajouter du purin? d’ortie ou de consoude dans l’eau de bassinage. Ça donne un petit coup de boost aux plants qui commencent à être grands.

des beaux pieds de tomates, un en pot et l'autre en motte, c'est dessin
pieds de tomates

Les gestes du semis

Pour les semis, remplissez une caisse de terreau. Émiettez le terreau afin qu’il n’y ait pas de gros morceaux, remplissez votre caisse sur environ 5 à 8 cm de hauteur, tassez un peu et aplanissez.

Faites des petits trous à 2 cm les uns des autres, avec un crayon par exemple, pas trop profonds : quelques millimètres suffisent.
Si vous semez plusieurs variétés de tomates dans la même caisse, mettez des séparations et notez bien le nom des variétés.

Mettez une graine par trou, puis saupoudrez de terreau : il faut recouvrir les graines, mais pas les enterrer trop profond.
Une fois saupoudré, tassez légèrement et pulvérisez de l’eau généreusement.

Les gestes du repiquage

Si vous avez bien géré température et luminosité, au bout d’environ un mois vos plantules dans les caissettes devraient être prêtes à être repiquées.
Le moment idéal, c’est lorsque les plantules sont robustes et qu’elles ont deux ou trois vraies feuilles (en plus des cotylédons?).

  1. Préparez des godets avec du terreau, tassez‑le mais sans excès. Avec votre doigt, faites un bon trou au milieu du terreau. Préparez autant de godets que vous voulez repiquer de tomates.
  1. Prenez un couteau à beurre ou un bâton de glace et venez déterrer chacune des plantules avec délicatesse, mais sans trop stresser : la tomate est une plante qui supporte bien le repiquage.
  2. Si quelques radicelles se cassent, ce n’est pas dramatique.
  1. Prenez votre plantule avec ses racines et mettez‑la dans le petit trou du godet. Tassez légèrement de façon à ce que la plante se tienne bien.
  1. Arrosez copieusement et n’oubliez pas d’annoter vos godets pour vous souvenir du nom de la variété.
  1. Laissez pousser… et allez boire un café, vous l’avez bien mérité.
dessin d'un geste de repiquage
Le rempotage
Le rempotage ou repiquage

Dernière étape : endurcir les plants

Les deux dernières semaines avant la plantation, il est vivement conseillé de sortir les plantes un peu hors de la serre/véranda et de les exposer au vent afin qu’elles se « durcissent » un peu avant la plantation.
Ça les sort de leur environnement douillet et les prépare à la vraie vie.

Donc, si vous avez suivi toutes ces étapes, vous allez avoir de super beaux pieds de tomates, certainement beaucoup trop, comme nous chaque année, car c’est dur de jeter des plantules.
Alors on les repique… et puis on se dit qu’on ne sait jamais. Faites des échanges, offrez‑les.

pied de tomate en dessin
Bon jardinage !
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