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Comment réussir ses semis

qui sème des graines... récolte des légumes !

Pour des semis réussis, il est important de respecter quelques rudiments : chaleur, humidité et bonne terre font toujours l’affaire ! Mais pour qui débute, il est sympa de trouver des infos rassurantes, ici nous avons essayé de compiler les réponses à toutes les questions qu’on pourrait se poser.

Terreau

dessin d'un sac de terreau, avec une main qui plonge dedans
un bon terreau
Le terreau est un élément essentiel pour de beaux semis, il faut le choisir fin et pas trop riche. Il est important de différencier le terreau de semis du terreau de rempotage. Le terreau pour le rempotage est souvent plus grossier et aussi plus nutritif pour le développement de la plante.
  • Essayez de semer vos graines dans un terreau de semis fin, riche et frais. Un terreau spécial semis est léger, bien drainant et pas trop chargé en nutriments, ce qui évite de brûler les jeunes racines.
  • Ici on a l’habitude d’utiliser du terreau de semis bio «  Klassman  » (on ne touche pas un centime dessus, promis !), c’est le terreau utilisé par les pros, les maraîchers et les producteurs de plants, il n’est pas plus cher qu’un autre et il fait super bien le job. Il faut aller en coopérative agricole pour le trouver.
  • Pour nous, un terreau bio est important, parce que le terreau bas de gamme peut être fabriqué avec des déchets végétaux qui viennent de zones où pesticides et autres joyeusetés chimiques sont utilisés avec pas mal de fougue… Nous avons vu des résidus de plastique dans des terreaux low-cost !
  • Évitez le vieux terreau d’anciens pots : il est souvent lessivé, tassé et peut contenir des pathogènes (champignons, nématodes, œufs d’insectes) qui peuvent faire pourrir vos semis.
  • Ne prenez pas non plus de terre de jardin brute : très souvent trop argileuse, compacte ou très minérale, elle garde trop l’eau et ramène des graines d’herbes folles qui vont concurrencer vos plantules. Si vraiment vous voulez bricoler, faites plutôt un mélange maison (terreau et sable ou terre de forêt et sable), il faut s’assurer que le mélange soit fin et bien drainant.

Lumière / exposition

un dessin au trait de caisettes de semis derrière les carreaux
La lumière
Pour des semis qui se développent bien, il est important de placer ses pots dans un coin bien lumineux, une véranda, une fenêtre bien exposée, derrière une baie vitré, etc...
  • Essayez de mettre vos semis dans un endroit très lumineux, avec le plus de soleil direct possible. Pour la plupart des légumes, plus il y a de lumière, plus les plantules restent trapues, bien vertes et costaudes.
  • Si la lumière manque, vos semis vont "filer ou tiger" : ils sortent une longue tige fine pour aller chercher la lumière, ces tiges sont fragiles, cassantes et plus sensibles aux maladies.
  • Derrière les vitres, ça peut marcher, mais il faut un maximum de soleil direct et éviter les coins trop sombres ou les périodes très longues de ciel gris. Si vous êtes un peu technophile ou adepte de la culture en placard, vous pouvez utiliser des lampes horticoles, mais il faudra un spectre qui tire vers le bleu pour éviter que ça file, et faire attention au dégagement de chaleur.
  • À l’inverse, sous serre, chez nous on a parfois l’effet «  four  ». Le problème, ce n’est plus la lumière, c’est la température qui grimpe. Dans ce cas, passez du blanc de Meudon sur les parois de la serre, ça diffuse les rayons du soleil et ça fait bien baisser la température. Une alternative économique au blanc de Meudon est un lait de chaux : de la chaux hydraulique diluée dans l’eau, que vous badigeonnez sur les parois, c’est tout aussi efficace et beaucoup moins cher.

​Température

dessin d'une instalation, de tapis chauffant sur lesquels il y a des caissettes de semis
La temperature
La température est sans doute l’élément le plus compliqué à maîtriser, mais pas de panique, si la température idéale n’est pas atteinte, vos semis prendront juste un peu plus de temps à se développer.

Pour chaque variété, on vous indique sur la fiche en ligne la température idéale pour une bonne levée : c’est vraiment une base à respecter au mieux. Une bonne température = levée plus rapide et homogène.

Si la température est trop basse, la germination ralentit énormément, les délais explosent et les graines peuvent finir par pourrir dans un substrat froid et humide.
Si c’est trop chaud et très humide, ce n’est pas mieux : la graine se retrouve dans une sorte de bouillon tiède, parfait pour les champignons et la fonte des semis… on n’est pas là pour faire du cassoulet de graines !

Il existe des tapis chauffants ou du fil chauffant, qui se branchent et qui aident bien la levée des aubergines et piments/poivrons. Ils se trouvent en ligne sur les sites de vente d’outils de jardin ou sinon dans les boutiques qui vendent des articles pour les terrariums ou d’élevage de reptiles, ça vaut une trentaine d’euros.

Arrosage / humidité

dessin au trait de pot de fleur et d'un pulverisateur sur une table en bois
L’arrosage
Un arrosage délicat avec un pulverisateur ou avec un embout "brumisateur" pour tuyau d’arrosage, est le bienvenu au tout début des semis car il ne chamboule pas le terreau et ne risque pas de de déloger vos graines !
  • Le premier arrosage doit être généreux : l’eau doit bien descendre jusqu’au fond du contenant, sans transformer le terreau en soupe. L’idée, c’est de permettre à la graine de bien se réhydrater pour démarrer.
  • Ensuite, il faut garder le terreau humide mais jamais détrempé : laissez la surface sécher légèrement entre deux arrosages, surtout après la levée.
  • Et là, point important : évitez vraiment d’utiliser des soucoupes sous les godets pour les semis. L’eau qui reste dans une soucoupe va stagner, empêcher l’oxygène d’arriver aux racines et favoriser les pourritures et la fonte des semis. Si vous en utilisez quand même, videz systématiquement l’eau 15–30 minutes après l’arrosage.
  • Évitez aussi de pulvériser de l’eau en plein soleil, à midi, quand ça cogne fort : les gouttes sur les feuilles font effet loupe et peuvent provoquer des brûlures sur le feuillage tout tendre.
  • L’eau ne doit pas être glacée : si votre terreau est à 20–22 °C et que vous arrivez avec de l’eau à 4 °C, c’est un choc thermique qui peut ralentir ou bloquer la germination. Laissez l’eau revenir tranquillement à température ambiante en rentrant un bidon ou quelques bouteilles là où sont vos semis.
  • Pour l’eau de récup’, type mare ou trou d’eau, c’est possible de l’utiliser, mais attention à l’eau qui croupit. Si l’eau a stagné trop longtemps, elle est pauvre en oxygène et ce n’est pas top pour les racines (qui, elles aussi, ont besoin d’oxygène pour se développer). Dans ce cas, remuez‑la énergiquement avec un bâton avant de l’utiliser pour bien la ré‑oxygéner.
  • Évitez l’eau chaude du robinet qui a circulé dans des tuyaux en cuivre, voire en plomb : en plus des métaux lourds possibles, une eau tiède qui stagne dans les canalisations est un super milieu pour les bactéries… pas l’idéal pour vos semis.

Profondeur de semis

dessin de pot de fleur avec une graine qui germe et se tranforme petit a petit en plantule
à quel profondeur mettre sa graine ?
On dit : qu’on sème une graine à une fois sa taille de profondeur...
  • Ne semez pas trop profond. Les petites graines se contentent d’être juste recouvertes d’un voile de terreau, et les grosses graines sont enterrées à une profondeur d’environ une à deux fois leur taille. Trop profond, les cotylédons? n’arrivent jamais à remonter, la graine épuise ses réserves et finit par pourrir.
  • Ne semez pas non plus trop serré : des plantules collées les unes aux autres se piquent la lumière, la chaleur, l’air… tout le monde s’affaiblit, et l’éclaircissage ou le repiquage devient un enfer. Pour les petites graines, essayez de garder au moins 1 cm entre chaque, et pour les grosses graines, n’hésitez pas à les mettre directement en godets individuels, ça vous fera gagner du temps et ça fera du stress en moins pour les plantes.

Repiquage

dessin au trait d'un repiquage, une main tient une motte avec une plantule
Le repiquage
Pour s’assurer d’un bon repiquage, il faut être délicat, et le faire au bon moment, souvent on dit qu’il faut attendre que les plantules aient développées deux ou trois vrais feuilles.
  • Certaines variétés acceptent très bien le repiquage, on dit même que ça stimule la croissance (c’est peut‑être bien une légende... ?). Les solanacées comme les tomates, poivrons, piments, aubergines, tabac, etc., supportent très bien le repiquage : vous pouvez les semer en caissette et repiquer en godets individuels quand les plantules ont deux ou trois vraies feuilles.
  • D’autres plantes n’aiment pas du tout qu’on les tripote. Typiquement : maïs, carottes, panais, radis, haricots, pois, courges, concombres, melons… tout ce qui fait une racine pivotante ou qui reprend mal quand on casse les racines. Celles‑là, il vaut mieux les semer directement en place, ou dans des mottes qu’on ne démontera pas.
  • Au moment du repiquage, soyez vraiment précautionneux : les racines sont fragiles et cassantes. Soutenez la plantule par les feuilles (pas par la tige), et repiquez dans un terreau plus riche et un peu plus grossier que le terreau de semis. Arrosez bien après le repiquage pour que le terreau se mette en place autour des racines.

Dates de semis

dessin de carnet de jardinier, et calendrier de semis
Les dates de semis
Il est important de bien prendre en compte le temps de croissance des plantules, avant la plantation au jardin !
  • Respectez bien les dates de semis, parce qu’elles conditionnent toute la suite : date de plantation, date de récolte, et surtout la qualité de vos plants. Il vaut mieux faire un semis un peu tard et planter légèrement en retard que de faire des semis ultra précoces qui vont végéter en godets pendant des semaines.
  • Un plant qui reste trop longtemps en petit pot finit par tourner en rond : les racines s’enroulent en un gros nœud, la plante stresse, commence parfois à fleurir trop tôt, et au moment de la plantation elle a déjà cramé une grosse partie de son énergie. L’idéal, c’est d’avoir un plant bien développé, racines juste à point, et de le planter dès qu’il est prêt.
  • Pour les vivaces et les bisannuelles, pensez aussi au rythme naturel de la plante : un semis en fin d’été pour une plantation à l’automne donne souvent de bien meilleurs résultats qu’un semis de printemps trop tardif, avec une floraison chiche la première année.

Contenants et drainage

dessin de pots et de godets en vrac sur une table
pots et godets
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
  • Vous pouvez utiliser à peu près n’importe quel contenant : godets, plaques alvéolées, caissettes de poisson en polystyrène, pots de récup’, etc., du moment qu’ils sont propres, percés au fond et bien drainants.
  • Les plaques alvéolées sont très bien mais elles contiennent peu de terreau, donc ça sèche vite, surtout en cas de coup de chaud : il faudra être très régulier sur l’arrosage. Les caissettes de poisson en polystyrène sont un super plan : on en récupère facilement en poissonnerie, ça pue un peu au début mais ça se nettoie. Elles offrent un bon volume de terreau et une petite isolation, mais il faut les percer généreusement au fond pour que l’eau puisse bien s’évacuer.
  • Les vieux pots qui ont déjà servi à d’autres plantes peuvent garder des spores de champignons ou d’autres maladies. Avant de les réutiliser, un bon nettoyage est le bienvenu : un lavage à l’eau, un peu de savon si besoin, puis un coup de vinaigre blanc (en spray), et vous rincez. Ça suffit largement à limiter la pression de maladies sur les semis.

Aération / mini‑serres

Dessin d'une mini serre rempli de godets et de plantules
mini serre
La mini serre est un objet qui donne envie dans les catalogues, mais qui est assez dur à maîtriser, elle peut vite se transformer en four ou en étuve...
  • Les mini‑serres avec capot transparent sont bien pratiques, elles gardent une bonne humidité de l’air, ce qui aide la germination. Mais attention, ce sont aussi des boîtes à champignons si on ne ventile pas ! Il faut aérer régulièrement, ouvrir le capot tous les jours, voire plusieurs fois par jour quand il fait chaud, pour faire circuler l’air.
  • Sans une bonne aération, l’association chaleur + humidité devient le paradis des maladies cryptogamiques et vous pousse tout droit vers la fonte des semis.

Quelques tuyaux supplémentaires

  • Évitez vraiment de poser vos semis sur ou dans des matériaux qui dégagent des solvants : aggloméré, OSB, lino/balatum, certains plastiques bas de gamme… car ces matériaux relâchent des composés volatils dans l’air qui peuvent inhiber la germination ou retarder la croissance des plantes...
  • Si vous avez le temps, et du purin d’ortie, vous pouvez faire tremper vos graines (les plus grosses, celles qui acceptent un trempage) dans un mélange de purin? d’ortie et d’eau avec une dilution à 5%. Ce trempage offre une petite protection contre les champignons et donc aide à éviter la fonte des semis.
  • Le trempage simple dans l’eau est parfois recommandé, pour notre part nous n’utilisons jamais cette technique... car effectivement elle permet d’hydrater les graines, mais nous pensons que si au semis l’arrosage est bien fait, il n’y a pas de raison que la graine ne s’hydrate pas dans le terreau !
  • Une petite couverture spéciale existe pour les semis sous serre, elle permet de conserver quelques degrés supplémentaires lors des coups de froid de début de saison, ça s’appelle du P17, ça permet de gagner quelques petits degrés... bien utile si vous faites vos semis en serre froide.

Pour conclure

Si vous respectez scrupuleusement toutes ces infos c’est sûr que ça va germer du tonnerre ! Mais ne vous inquiétez pas si vous n’arrivez pas à maîtriser la température, c’est très compliqué de réussir à avoir 22° pile ! De notre côté nous faisons des semis sous serre, et c’est la météo qui décide des températures ! Nous nous efforçons d’arroser souvent quand il fait chaud, de mettre une protection type P17 quand il fait froid, etc... il y a la théorie et puis la pratique.
C’est du vivant, il faut s’adapter, et puis il ne faut pas hésiter à demander conseil, surtout pour les dates de semis, à la mamie du quartier qui fait des jardins depuis longtemps et qui connaît bien votre région. Regarder et faire avec le maraîcher du coin, qui sera content d’avoir de l’aide et vous des gestes à observer. Faites vos expériences, tirez-en vos propres techniques.
Semer c’est chouette, et récolter les fruits des graines qu’on a mises en terre c’est super gratifiant !

une main qui sème des graines dans un pot en terre ( c'est un dessin)
qui sème des graines récolte des légumes
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