La tomate Ildi est une variété ancienne de tomate cerise jaune, productif exceptionnellement abondant. Elle fait parti du TOP 10 de nos variétés favorites !Les fruits sont petits, ovales, de forme allongée, ressemblant à de petits prunes, pesant environ 15 à 20 g. Réunis en grappes très longues (jusqu’à 30 cm), parfois composées de 50 à 80, voire jusqu’à 100 fruits par inflorescence. La couleur des fruits est jaune doré à l’état de maturité complète.
La chair de la tomate Ildi est juteuse, sucrée, douce, avec une saveur fruitée délicate. Les fruits ne craquent pas, se conservent longtemps sur l’inflorescence et sur la plante.
La plante est vigoureuse, indéterminée, atteignant 150 à 200 cm selon les conditions. Elle se comporte bien dans les régions fraîches et s’adapte à la culture en serre comme en plein air, avec une bonne production. La précocité est relativement précoce à mi-saison, 53 à 70 jours après transplantation selon les sources.
- Un trait remarquable : si la tomate Ildi attrape le mildiou en fin de saison, ses fruits continuent de mûrir sans prendre de taches, contrairement à la plupart des variétés.
Pour des variétés similaires voir : Red Cluster Pear et Rose Quartz M.
La petite histoire de la tomate Ildi
La tomate Ildi possède des origines géographiques disputées. Selon certaines sources, la variété est originaire d’Allemagne de l’Est (RDA), bien que son histoire exacte demeure peu documentée dans les sources internationales. D’autres sources affirment qu’elle provient de Suède, en particulier parce qu’elle a été introduite en Suède en 1985, année où elle a commencé à être cultivée dans le nord de l’Europe.
La variété semble résulter d’une sélection paysanne ancienne, sans obtenteur identifié précisément. Elle a probablement circulé longtemps en Europe de l’Est et du Nord avant d’être commercialisée internationalement à partir des années 1990. La Péninsule Ibérique l’appelle parfois Oransheryi Fejerverk
(variante russe), ce qui suggère une certaine circulation au sein des réseaux de jardiniers d’Europe de l’Est.
Comment cultiver les tomates
- Comment et quand semer la tomate : La tomate se sème en février-mars sous serre ou derrière les carreaux à une température idéale située entre 20 et 22°C. La germination prend 5-7 jours. Le semis se fait en caissette (surtout pour gagner de la place) et les plantules se repiquent un peu plus tard en godet individuel.
- Repiquage et plantation : Le repiquage en godets individuels se fait lorsque les plantules ont fait pousser deux vraies feuilles. Une fois bien robustes dans leurs godets et que les risques de gels à l’extérieur sont passés, vous pouvez les repiquer en pleine terre (aux alentours du mois de mai). On espace généralement les pieds de 80 cm les uns des autres.
- Type de sol et exposition : Les tomates aiment un sol riche, léger, bien drainé et humifère. Avant la plantation, veillez à bien enrichir votre terre avec du fumier bien mûr ou du compost. La tomate aime bien le soleil ; choisissez-lui un coin bien exposé de votre potager.
- Conseil de culture : Ici nous allons parler de nos techniques, mais chaque jardinier a son secret pour la culture des tomates. Demandez à n’importe quel passionné, il vous donnera, s’il est sympa, ses propres techniques ! Pour notre part, nous aimons rajouter dans le trou de plantation une poignée de feuilles d’ortie (et de consoude quand nous en avons), une bonne poignée du fumier le plus mûr du tas et nous paillons comme des fous ! Nous laissons les plantes se développer sur deux charpentières car ça limite la hauteur et nous ne respectons pas du tout les 80 cm entre les pieds. Chez nous, on serre les pieds à fond : 40-50 cm entre les pieds mais en quinconce.
Origine étymologique
- Solanum : Du latin solamen, signifiant « consolation, soulagement », en référence aux propriétés médicinales et sédatives de certaines espèces de ce genre. Une autre hypothèse propose une dérivation du latin sol (soleil), faisant de Solanum « la plante du soleil ».
- Lycopersicum : Du grec ancien λύκος (lúkos) = « loup » et du latin persicum = « pêche » (de persica malus = pomme de Perse, qui désignait le pêcher). Littéralement : « pêche de loup ».
Cette appellation étrange provient d’une ancienne croyance européenne selon laquelle la tomate était toxique et même mortelle. Le terme « loup » était associé aux plantes dangereuses, car de nombreuses plantes vénéneuses étaient utilisées pour empoisonner les loups. Une légende allemande médiévale racontait que les sorciers et sorcières utilisaient les tomates dans des potions pour se transformer en loups-garous.






